Dimanche 16 mai 2010 à 23:59


http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/images/IMGP0836B.jpg

Lundi 24 mai 2010 à 17:09



Je suis libre.
Je dis ce que je veux.
Peu importe le vrai. Peu importe le faux.
Et je ne laisserai personne me faire du mal.
Pas ici.
 


Vendredi 2 juillet 2010 à 23:08




Après la pluie le beau temps.
Demain ça ira mieux.
Se forcer, se faire croire, pour mieux supporter.
Attends, attends, passe et s'enfuit.

J'imagine que j'aurai préféré endosser un sac, et marcher.
Droit devant, droit deloin.
Apprendre la vie telle qu'elle est, et non comme on me la présente.
Chercher les réponses dans la nature, sous toutes ses formes.
Plutôt qu'écouter leurs histoires, leurs faux, leurs à coté.

J'imagine que j'aurai pu marcher. Sans but.
Comme chercher les réponses, à des questions que je ne me poserais pas.
Plutôt que de me poser des questions, avec des réponses qui n'existent pas.

J'imagine que j'aurai pu mourir de la Vie qui se serait engouffrée dans mes yeux.
Que mon coeur aurait pu battre, par lui même.

On dirait que la beauté de la vie s'est perdue dans les cartons d'emballages.
Que celle qui est en vous se perd dans les brouillards noirs des grandes villes.

Je revois ces petits crabes entre les rochers de la jetée. 
Je revois ces petits lionceaux qui tentaient d'arracher un bout du buffle.
De l'air chaud, les soirs d'aout, sur mon vélo à chercher la liberté.
De la mer, étendue infinie qui crépite de ses milliers d'étoiles.
De ma petite tête que je posais au creux de son épaule.




Lundi 6 septembre 2010 à 23:38




Et dans un silence glacial, il se tourna vers elle et lui dit:
"Chérie, je suis malade, je vais mourir".



Tu ne vois pas qu'il faut refaire la déco de l'appart ? Ou la faire plutôt.
Puis il faudrait aussi que je m'achète une guitare. Une qui soit chère et jolie, parce que je n'y connais rien.
En attendant je chante, parce que je ne sais pas chanter .
Les plantes ne font pas de bruit. Les murs sont blanc, et les volets baissés.
On entend aucun bruit, sauf celui de mes pieds qui tapent sur la chaise d'en face.
Lorsque l'on enlève les publicités, les supermarchés, les poubelles et les cahiers, il ne reste que le bruit du vent qui se faufile dans les arbres. Il y a aussi la mer, qui emmène avec elle les petits galets lorsqu'elle se défile. Il y a les gouttes d'eau qui tombent de là haut et qui s'écrasent sur le sol, de prés en forêts.

Il y a des gens qui ne savent pas s'arrêter. Je considère cela comme une maladie. Moderne. Et ça me fait de la peine.
Demandez à quelqu'un que vous aimez de s'arrêter, d'un seul coup, quelques secondes, quelques longues secondes. Il y a des gens qui ne tiennent pas. Qui ne prennent pas le temps de vivre et d'écouter. Ils vous prennent pour un fou, ils ne voient pas l'intérêt. Ils ne comprennent pas. Ils comptent les secondes, ces quelques petites secondes d'une vie qui semblent interminables.
Mais il y a pire. Il y a les personnes à qui vous n'oseriez même pas demander ça.
Alors d'accord, je suis fou, je suis pas normal, je suis attardé et tout ce que l'on voudra.
Mais j'ai la chance de voir et de toujours avoir vu. Là où les autres ne regardent que dans leurs jumelles sans ne s'être jamais soucié de ce qu'il pouvait y avoir tout autour. La nature, la Terre, les étoiles, l'univers, le noir, le vide, la vie.
On dévie, tous, du centre du cercle, de la base, de la moelle. On explore les rebords, tous plus éloignés, tous plus perdus dans nos rêves artistiques. Ballons, couleurs et pâte à modeler.

Il n'y a plus de vérités à force. Les décalages se font plus grands. Les dérives aussi.
Tu vois, c'est dangereux. Il ne faut pas penser comme ça. Il faut rentrer dans l'enclos, être en admiration devant les nouveaux bâtiments sur lesquels les architectes se sont paluchés, aimer les musiques électroniques qui tapent et abrutissent, et se taper un rail pour paraitre moins con à coté des autres. Les dérives. S'abrutir dans un demi. Parler du temps qu'il fera demain devant une crêpe aux sucre à 2,50euros, dire que c'était bien quand on s'est fait chier, mentir se cacher et mourir à l'intérieur. Ressentir. Je ressens mon ventre qui saigne. D'autres boivent par les yeux, mais oui, c'est la nouvelle mode. Dominateur, dominatrice, soirées SM, orgies, coups de fouet entre deux réunions au bureau. Qu'y a t-il de mal. Ressentir. Vous avez une fâcheuse tendance à vous interdire ce qu'il y a de meilleur dans la vie. Le plaisir. Pourquoi est ce que c'est mal, pourquoi est ce que c'est sale ? Le boulot il est tellement chiant qu'on fait n'importe quoi pour se changer les idées. Puis après tout, je peux bien vous dire qu'à mon travail justement, Aurélie C, elle suce, d'autres personnes du boulot. Je peux, parce que je suis loin de tout ça. Je peux me le permettre. Je peux vous dire qu'Elodie B me demandait en 3ème avec quoi j'aimerai la sodomiser. J'étais un peu ou beaucoup en retard, alors j'ai répondu "marteau", et ça lui a plu. Quand ça a sonné, je suis rentré en cours, comme un mouton, et la vie a continuée.

Il suffit de prendre le temps d'écouter, d'observer. Après, les gens, qu'ils soient en costard ou pas, ça ne change rien.
Un mec du bureau refaisait souvent le monde en solo, un père de famille qui faisait le rigolo en public, mais au fond, tout était trop clair, bref. Tout ça pour dire qu'il n'a pas dit que des conneries. Une fois, il a dit une phrase que je n'oublierai jamais: "On t'fera pas un trou d'balle là où t'en a déjà un". Cette phrase, elle résume tout. C'est sans doute parce que je le savais déjà, que j'en suis arrivé là. Ma carrière n'est pas une réussite. Mais je suis là où j'ai voulu aller très précisément. J'aurai voulu être pilote de ligne. Quand je me serai acheté une guitare et que ça ne m'intéressera plus, je ferai ça, "Pilote de ligne". Pour que l'avion tourne, quand je le décide. Dommage qu'il faille suivre des itinéraires bien précis. Mais j'ai bien envie d'être tout propre dans mon uniforme. Ah oui, pardon, on a un franc parlé au boulot. J'ai appris à être comme ça. On se croirait dans Gran Torino. C'est assez marrant, j'aime bien. C'est grâce à mon chef ça. Il tape dedans lui. J'aime bien les gens qui tapent dedans. Ils avancent, droit comme c'est pas permis, sans détour ni perte de temps. J'aime pas les pertes de temps. Je vise, je fonce, j'atteinds. Au suivant. Tout le contraire de ce que je fais lorsqu'il s'agit de sentiments. Mais bref.

J-2 avant de passer la frontière, j'ai peur. Parce que c'est comme de rentrer dans un endroit à part. Il y a une solitude extrême. Un désert de silence. Je ne sais pas vraiment ce que j'y trouve. Ce que je sais, c'est que j'en ressors plus vivant. Effleurer la liberté, la toucher, Elle, si profonde, si immense, si fragile. L'effleurer et mourir en elle. C'est ça, c'est comme si elle était là, c'est comme s'il y avait une force, qui nous suit à coté, à chaque pas, et que parfois, par erreur, on la touche et on frissonne. J'en ai peur. Je me demande pourquoi j'y retourne. Je me demande ce que je vais y chercher. Je me demande ce qu'il s'y passe.  C'est comme si j'étais attiré. Par quelque chose.




http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/images/Ecouteletemps.jpg
Ecoute le temps.





Dimanche 12 septembre 2010 à 12:35



 


Vendredi 10 septembre.

 
Il y a les pleurs, il y a le cafard, l’envie d’en finir.
Maintenant, tracez une droite, et imaginez le contraire en parfaite symétrie.
C’est frustrant car on exprime les pleurs, mais comment exprimer ces sentiments de bonheur intense ?
La journée s’achevait, le soleil s’orangeait, et je roulais, de virages en virages vers nulle part. Je repensais à cette journée que j’avais passée. A ce bonheur sans nom. Cet immense moment de bien être qui s’achevait. Tout à une fin.. Mais cette fois ci, je rentrais sans regret. J’ai profité comme j’ai pu. Allez, si, un minus, il manquait une toute petite phrase, mais certains mots ont du mal à sortir de ma bouche. Mais on va y arriver, on va y arriver...
 
Après mon petit déjeuner face à la mer, j’ai pris mon courage à deux mains et je suis allé dans le petit bout de terre « réserve naturelle ». Après avoir fait le tour complet de l’endroit, désert, je suis revenu en arrière et j’ai tenté une petite crique. Il y en a 2 à peu près identiques, de largeur : 3 serviettes de plage. Je m’y suis assis. Installé. J’ai trempé les pieds dans l’eau, inspecté le fond, regardé les scintillements et constaté la rapidité des poissons. Pas étonnant que j’arrivais pas à les attraper avec mon épuisette dans les criques du var quand j’étais petit. Je me suis assis sur ma serviette. Puis merde. J’ai enlevé le bas. Trois minutes après, j’ai enlevé le haut. Puis je me suis couché. Il y avait une légère brise, j’étais bien abrité, il y avait les clapotis de la mer, et toujours personne à l’horizon visiblement. J’avais un peu peur, on sait jamais sur qui on peut tomber. Il était 9h12. Les espagnols vivent en décalage, alors soit. A partir de 10h30 quelques promeneurs par ci par là. 10h45, ça y est, un couple s’installe sur la crique d’à coté, la jumelle. Le monsieur est uniformément bronzé, sa femme idem. Je leurs donne dons les 60ans. Moins pour la femme. Le monsieur marche immédiatement dans l’eau, slalom entre rochers, cailloux, algues, oursins et compagnie, pendant que la femme reste plus discrète derrière son rocher. Puis il s’approche, de plus en plus, jusqu’à marcher sur « ma crique » (autant dire qu’il est à 1m de moi). J’aime bien, parce que c’est un vrai naturiste. Il est uniforme, il est avec sa femme, il est espagnol, etc. Un petit « Hola » et il commence à me raconter je ne sais pas quoi, j’y comprends rien, en gros il dit « Ca cogne ! » en parlant du soleil, je dis « soleil », un sourire, et puis s’en va. Les présentations sont faites. Il est rassuré, je le suis aussi. Il retourne rejoindre sa femme pour lui dire que ça craint rien. J’avais déjà tenté le naturisme, deux ou trois ou quatre fois, mais j’étais toujours archi seul au monde et au prix d’heures de marche. C’était donc ma première fois en en semi-communauté. Et ça commençait pile comme je le souhaitais. Avec un couple pas loin, « au cas où ».

Dans ma crique, on est assez bien planqué, elle fait un peu crevasse. Mon dieu..
Vers midi, alors que j’étais à plat ventre, et dans un autre monde, un bruit tout proche me surprend, et je regarde au dessus de ma tête presque en sursaut. Mon dieu..
Une femme. Elle essayait de joindre ma crique, pensant qu’il n’y avait personne. Elle fait un léger sursaut, rougit, et me dit « Hola ». Je ne dis rien, la laisse continuer en me recouchant. J’aurai rêvé de ce moment. Il ne manquait que ça. Il ne manquait qu’elle. Je suppose qu’elle va gentiment traverser et se mettre ailleurs dans les rochers. En priant qu’elle reste, lol, sait-on jamais. Puis je l’écoute s’installer. Mon dieu.. Elle va se mettre là, à côté de moi, sur moi quoi ! C’est ça. Elle s’installe. En toute simplicité et sans le moindre je ne sais quoi. Ca bouillonne de naturel et de simplicité. Il ne manquait qu’elle, et tout est parfait. C’est comme un rêve. Je ne la regarde qu’au bout d’un bon moment, ne sachant même pas si elle-même était nue. Bon, elle était bien nue. Et d’une beauté sans nom. Mon dieu ce qu’elle est belle. Il n’y aura pas de phrases assez longues pour dire tout ce que je ressens à ce moment là. C’est tellement beau quoi, merde. Ca me tue. C’est trop beau, j’en veux tous les jours, reviens et ne me quitte plus. Bref. Elle va se baigner elle, et son corps sublissime, elle revient plus au bord, et patauge. Sur le ventre, sur le dos, le bien être à l’état pur. A 1m50 de moi. Elle est là, belle comme pas possible, plus tard elle émettra même un petit gémissement de bien être sur sa serviette. C’est tellement beau, indescriptiblement beau. Je crame dans le dos (et oui, seul avec sa crème on atteint pas tout le dos..), donc je suis obligé, de me retourner, je m’assois, et elle a un peu beaucoup vue sur moi, mon corps, mes parties intimes. Comme j’ai vue sur les siennes. D’ailleurs dans le cas présent, je dois faire un peu pitié, mais pas grave, ça n’a pas la moindre importance. Il fait beau, on est bien. On est juste à coté, c’est comme si on bronzait ensemble. Mon dieu, elle est tellement belle. Il n’y a aucun moyen pour profiter de ce moment. Je voudrai en profiter plus que plus. Tout ce qu’elle fait, elle le fait pour son plaisir, il n’y a pas de gêne. Il n’y a que son bien être qui compte, caressée par le soleil. C’est beau. Je la prends en photo (oui, Playmobil pervers prend des photos et est un gros voyeur -_-) pour ne pas oublier. Et à l’heure qu’il est, c'est-à-dire 23h43 le soir même, il ne me reste que ça, alors non seulement je regrette pas, mais j’aurai dû en prendre plus. Mais pas évident avec le couple qui était sur la crique pas loin. Je serai passé pour un pervers sinon !

Une femme nue.. Je vois la beauté infinie qui s’en dégage. Ce mélange de simplicité, de naturel, etc. Je trouve ça beau, et non bon. Faut dire, au collège, au lycée, etc, je trouvais les filles mignonnes quand les autres les trouvaient bonnes. Ils avaient envie de les baiser, moi j’avais envie de leur parler. Mais bon, ils ne les « baisaient » pas. Et moi, je ne leur parlais pas. Fin de la parenthèse.

Ce qui était génial aussi, c’est que dans une crevasse, quand le soleil se couche, à partir de 16h, ben je passe à l’ombre. Alors merde, je rapprochais ma serviette d’elle. Elle avait même rapproché son sac d’elle pour me faire de la place =). Nos regards se croisaient souvent quand elle était dans l’eau. Je ne sais pas ce qu’elle pensait. J’ai adoré la voir, là, couchée, comme si nous dormions ensemble. Elle était toute mignonne, toute féminine, toute femme, et je voulais prendre soin d’elle. Je faisais peur aux voyeurs qui passaient sur la corniche. Mon dieu ce qu’elle était belle. Puis il y avait un putain de respect méga hallucinant, une putain de confiance, etc. J’aurai voulu que ce moment ne s’arrête plus jamais. Ou du moins, qu’il recommence, chaque année, quelques jours, je ne suis pas difficile. Je mourrais d’envie de lui parler, dès le début où elle est arrivée. J’ai eu le temps d’y penser, y’a qu’à compter le nombre d’heures que nous avons passées sur cette plage (surtout moi).

A 18h27, elle a commencé à plier les clous. Faut dire que nous étions quasi côte à côte, le soleil s’en allait. Il fallait que je lui parle. Dire n’importe quoi. J’ai pas arrêter d’y réfléchir tout l’après midi, aux conséquences si je le faisais, et si je le faisais pas. Il fallait que je le fasse. Sous le regard du couple, j’ai « osé » plier les cannes en même temps qu’elle. Vraiment en même temps. Je sais pas comment j’ai fait, bref. Elle avait réunies toutes ses affaires, elle était encore nue, puis elle enfile un string rose (lol), je la regarde, un peu surpris, elle est de dos. Puis elle enfile un espèce de paréo, et voilà. Elle est habillée, et la seconde où je suis encore nu me parait terriblement longue et humiliante. Lol. J’enfile mon short, mon tshirt, elle passe devant moi, un petit « Adios » avec un petit sourire, auquel je ne réponds rien, parce que je savais que j’allais lui reparler après ^^. Hop, je mets tout dans le sac, et je la suis. Je prends mon courage à 36 mains, et.. et son téléphone sonne, elle s’arrête pour prendre son tel, et je passe devant, dégouté. Puis je l’entends me suivre, toujours au téléphone. On croise des gens « Ola », « Ola ». Puis elle ne parle plus, elle a dû finir. Il y a trop de chemins possible, elle peut bifurquer à tout moment, je regarde derrière moi, elle est a 10m, je fais un pas chassé sur le côté et je l’attends (là c’est le moment où elle commence à flipper). « Por favor, hablas frances ? » lol. « Hm, si oun petit peu ». Je lui dis que je cherche un hotel pas cher dans le coin. Pourquoi ? Parce que je me dis que merde, s’il y a 1 millionième de chance pour qu’elle me propose de dormir chez elle, c’est comme ça que ça marche. Qui ne tente rien n’a rien. Non parce que j’ai pensé à Marion, et je me suis dit que ça aurait pu être un méga rêve, j’aurai aimé manger avec elle, discuter avec elle, prendre un bain avec elle, puis surtout, dormir avec elle. Elle est tellement belle quand elle dort. Tellement femme. On marche côte à côte, une centaine de mètres, où elle m’explique qu’elle n’est pas d’ici mais de « jesaispas,pascompris », mais qu’elle sait quand même qu’il y a celui là, puis celui là, où j’étais la veille, enfin le matin même avec mon petit déj face à la mer. Elle est super douce, excessivement gentille, et euh.. on a passé l’après midi ensemble, nus…
 
J’ai écouté ses conseils, je suis allé dans le centre ville, là où il reste encore des espagnols, et où les français ont subitement desertés. Il est 20h et quelques, et je trouve enfin un hotel. Où serai-je demain. Je n’en sais rien. C’est ça la liberté. C’est ma liberté. La mienne à moi. Je me sens ici chez moi comme nulle part ailleurs. Je m’y sens bien. Il n’y a qu’ici que je me sens bien.
J’ai tout extériorisé de fond en comble depuis toutes ces années, toujours plus loin. Pour quoi ? Pour savoir « Qui suis-je ». Pour partir sur des bases quasi saines. Même si on peut toujours creuser plus, dans le plus profond, le plus intime, mais à trop chercher la moelle, on touche le cœur. Et vivre depuis la moelle de la vie n’est plus possible aujourd’hui. Combien sont les gens qui ne vivent pas avec ce qu’ils sont vraiment ? Combien ne fréquentent pas les personnes qui les correspondent vraiment ? Combien croient aimer telle ou telle chose, alors que ce ne sont que les publicités et les dires qui font que.

Le malheur ne devrait pas exister autant. Mais il existe, parce que nous n’avons pas les bonnes personnes, les bonnes méthodes, etc.
J’ai l’impression d’avoir passé 25ans (ou 16ans plutôt) de ma vie à creuser, toujours plus profond. Regarder, observer, comparer, toujours, toujours. C’est ce que je fais. Je n’ouvre ma bouche que lorsque je suis sûr, que tout est ficelé. Je fais des calculs de probabilités que je répète, plusieurs fois dans ma tête, jusqu’à m’approcher de plus en plus du 100%, sans jamais le toucher. Et seulement à ce moment là, je l’ouvre. Pas avant. Je fonctionne comme ça, c’est sans doute étrange. Je l’ai jamais dis à personne, et ça n’a rien à faire là. C’est pas plus mal.
 
Demain, même endroit, même heure. Je prie.
Mais elle ne sera pas là, c’est écrit.
Une fois, c’est déjà bien..
 


http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/images/IMGP2146.jpg

Vue depuis la crique

 
 
Elle était super douce, excessivement gentille, et on a passé l’après midi ensemble, nus…




Dimanche 12 septembre 2010 à 17:26




Là aujourd'hui, maintenant, je souffre.
Ce vendredi m'a tué pour longtemps.
L'été s'en va. Elle est partie. Sans moi.
Je n'ai plus que mes souvenirs pour faire face au retour à la réalité. Si Triste réalité.
C'est tellement difficile putain.. Tellement difficile. 
C'était Magique bordel. Et j'ai très mal.

Alors vas-y c'est la fête, les larmes frappent à la porte.
L'été s'en va. Je ne la reverrai jamais.
Et cette chanson, là, tellement étrange, comme le fut cette journée.
Pleine de magie et de douleurs créées par la beauté des choses.
C'est la chanson qui s'est mise lorsque je suis monté dans la voiture pour partir.
Passé à côté d'elle, de son sac et de sa 206 blanche.
Il y a des personnes qu'on laisse, en reculant.

Y'a des jours comme ça où tu sens ton coeur battre.
Elle avait cette façon de coincer ses cheveux avec ses lunettes de soleil en sortant de l'eau.
Elle avait cette façon d'y rentrer, sur le côté pour ne pas se blesser.

Elle était Femme, caressant la nature de tout son être.




Vendredi 17 septembre 2010 à 21:03








Je regardais ma main, posée sur la table, et demi ouverte vers le haut.
Puis je l'ai fermée. J'ai compris que je ne pourrai pas attraper tes petits doigts.
Qu'il ne s'agit que de mon imagination.



J'ai regardé le ciel pommelé, rosé, d'une soirée de fin de semaine.
J'ai pensé à toi.
Je me demande si l'on peut marcher au bord de la mer, les pieds dans l'eau sous la pluie.
Je me demande ce que ça fait d'y vivre. D'être ivre. D'être deux. D'être Libres.

Evidemment j'ai repensé à cette femme.
Aux dernières minutes. On s'est tutoyés. Je l'ai vu nue, puis on s'est tutoyés.
Je la regardais dans les yeux, puis je tournais la tête, je l'écoutais me parler pendant que je regardais la mer.
Elle avait toujours son string rose sur elle, et sa vie libérée qui lui collait à la peau.
Et moi j'étais là, je rêvais. La voulais.
Qu'a t-elle pensé de moi ? A t-elle pensé à moi ?
Elle me hante, elle me hante.
J'ai oublié de lui dire ce que je pensais d'elle.
J'ai oublié de lui dire combien.

Pour vivre heureux, il faut se forcer.
Jamais je ne comprendrai. C'est impossible pour moi. Se forcer, ce n'est pas normal.
Se forcer à sourire, se forcer à être poli, à se réveiller trop tôt, à aimer ses collègues, à rire aux blagues du chef, à dire que l'on aime ce que l'on fait, qu'on y est bien, que l'embauche a été une des meilleures choses qui nous soit arrivé. Mon dieu, c'est horrible. Tout ça pour prolonger les contrats. De signatures en feuilles de paie. De factures en taille haies. Jardiner le week end, couper l'herbe ça fait du bien. Faut que je pense à prendre rendez-vous chez le coiffeur. Tailler les haies, tailler les veines.

Alexandra s'était "loupé" au collège. Elle en portait les marques. Elle était jolie pourtant. Jérémy voulait la sauter. Elle racontait qu'elle bronzait nue au bord de sa piscine, et se cachait avec un lapin rose. Je suppose que ça avait tendance à l'exciter davantage. C'était mon meilleur ami. Mon contraire aussi. Il avait apportés des tubes à essais pour Anne Sophie.

J'ai tellement peur que là bas, lorsqu'on y habite, on s'habitue, et le plaisir n'est plus le même. T'imagines, cela signifierai tellement de choses affreuses. Que l'on court derrière des rêves qui ne sont rêves que dans nos têtes. Et lorsqu'on y arrive, tout s'écroule. C'est là bas que je veux vivre pourtant. Mais pas y rester toujours. L'embrasser le matin, faire notre sac tout en boule et partir.

Partir vers Loin.





http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/images/Cadaques.jpg
 


"Je voudrai pour toi que tout soit immense."



Vendredi 1er octobre 2010 à 22:16







" Les yeux sont le miroir de l'âme "


Donc, c'est normal.
Je patauge bel et bien dans un océan de dépression.
Mes yeux sont trop verts, le tour trop foncé, et le tout donne une sorte de profondeur.
Qui donne le vertige.
Puis les larmes, je sais pas ce qu'elles attendent. Je les sens accrochées. Prêtes à se laisser glisser. On pourrait croire que ça fait du bien, que c'est comme de laver le mal qu'il y a en soi, d'extraire les maux, mais lorsqu'on les regarde, elles n'ont pas l'air si sales que ça. Elles sont même plutôt claires. Plutôt pures. Le problème, c'est qu'à force de refouler, de faire barrage, ça inonde à l'intérieur. Et sous l'eau, on étouffe.
Cette semaine, j'ai eu l'impression d'être en phase terminale. C'est ce que je ressens au fond de moi. Le boulot, les collègues, tout ça, je ne me cache plus. Je vais pas bien. Je ne parle plus. Je reste seul dans mon coin. J'attends gentiment, je compte les secondes moi et mes yeux déchirés par les maux. J'attends.

C'est difficile d'être soi et perdu, au milieu de tous ces gens que se satisfont de cette vie là.
Il va se passer quelque chose d'ici un mois ou deux. Je sais pas, je le ressens. C'est un peu loin, un peu faible et sans bruit. Mais c'est là. Une sorte de cassure avant de pouvoir se donner un peu de souffle.

J'ai trop gardé l'espoir qu'un jour tout s'arrange, qu'il change, qu'on soit libre, heureux, et tout. J'ai toujours été déçu. A force d'être frappé de déception, on ne ressent plus les coups. La vie on se la prend en pleine figure et on la ferme. Alors me dire de me bouger, d'agir, etc, stop, j'en ai ma claque. J'ai pas envie, compris ? Je veux plus en entendre parler. J'ai pas envie de m'illusionner, de faire semblant pour me croire heureux. Je veux l'être. Vous n'aimez pas les mensonges, ben je n'aime pas me mentir à moi même. Je veux pas me dire que la vie est belle si j'ai pas une putain de gagne à l'intérieur du corps quand je me lève le matin. Je ne veux pas me dire que je suis heureux si ça crépite jamais à l'intérieur, que tout est plat, gris, froid et sombre à la fois. Je ne veux pas me dire libre coincé entre vos quatre murs, j'ai besoin de respirer à plein poumons dans les Grand Espaces. J'ai besoin de sentir le vent, le soleil, le chaud, le froid, l'eau, pour me sentir vivant. Avoir conscience de la Vie et de ses éléments





Dimanche 10 octobre 2010 à 14:16





D'ici deux ou trois ans, j'habiterai là bas.
J'aurai un appartement avec un balcon exposé plein sud avec une table et des chaises. Et des plantes, toujours plein de plantes. Les murs seront blancs, comme ici. Parce que c'est pur, c'est neutre, et ça fait du bien. Les murs blancs.
J'aurai un petit bateau aussi. Et seul, ou pas, cela n'aura plus d'importance. Je partirai rejoindre la mer pour m'accompagner.
Je m'installerai en octobre, c'est bien l'octobre. Ca laisse tout le temps de penser à l'été qui arrivera. L'été et ses week end loin de tout.
Avec le soleil, avec l'odeur de la mer salée. Avec l'écume et les clapotis de l'eau.

Retourner sur les terres et tomber sur une espagnole, accompagnée de sa beauté sans nom.

J'aurai voulu faire secrétaire médicale.
C'est un boulot de femme on dirait.
J'ai des allures de PD des fois.
Est ce que c'est péjoratif? je ne sais pas, si c'est interdit, virez les mots qui choquent hein. N'hésitez pas, allez-y. Supprimez les images, les photos. Retirez mes idées, mes envies, tout ce qui n'est pas normal à vos yeux.

C'était pendant ma visite médicale lundi, il suffit de regarder des lettres, de lire les petites, de près de loin. Il y avait un M, un U, un F, et un A à la fin. Dire qu'on fume pas, qu'on est bien assis et qu'ils ont changé les écrans. Quand je suis parti, elle m'a demandé en riant si j'avais mis "ma plus belle culotte en coton". Je lui ai répondu que oui. Nan parce que j'avais été prévenu à 8h10 que j'avais rdv à 8h, donc forcément, étant donné qu'il y a des gens étranges, qui ne mettent pas de sous vêtements etc, elle a voulu me prévenir en riant. Parce qu'elle sait bien.

J'aurai bien voulu, c'est simple comme travail, après on envoie les résultats au médecin qui fait le reste. J'aurai bien voulu voir défiler les gens, travailler dans un univers calme, etc.
Après le médecin femme me demande de me déshabiller, je m'execute mais elle m'indique la cabine qui est faite pour ça. J'ai pas trop compris à quoi ça servait, mais bon. Un coup d'oeil aux yeux pour voir si je suis pas un drogué, des coups de marteau sur mon genou fracassé, des questions cons "Tout se passe bien à votre travail ?" et des réponses qui ne veulent pas sortir "Oh, c'est tellement merveilleux si vous saviez, c'est tellement jouissif, je suis aux anges" remplacées par des "euh, oui". Ou simplement dire la vérité "ben j'en ai un peu plein le cul là en ce moment, depuis que j'suis dans le bureau avec l'autre con c'est difficile".

C'est sensible la peau.

Hier, une journée pour une réponse. La fille qui.. court, enfin marche, avec son casque sur la tête. Celle qui est allongée l'été sur les bancs les yeux fermés, elle, ben c'est bien ça. Elle s'est fait mal. Elle a mal à la jambe. Alors elle marche/court. Quand j'ai croisé son regard, je l'ai surprise en train de faire une grimace de douleur. Pour une fois qu'elle me regardait.. Je sais aussi qu'elle habite dans le centre ville, parce qu'elle est passée 3 fois, dans un certain sens, à une certaine heure, avec une certaine intensité, etc. Bref.

Je ne sais pas ce qu'il y a dans la tête des gens. Et même à force, je me demande exactement. Ce n'est jamais assez précis. Puis les gens à qui l'on parle, dans la société ils n'existent plus. Ils sont ces gens que l'on montre dans les pub. De simples pions. Mais je ne perds pas espoir d'un jour me noyer dans un flot de sentiments que l'on aurait oublié de me cacher.

Car pour eux je suis.
Car pour moi vous êtes.


http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/images/bateaufourviere-copie-2.jpg
                                                                                                                                         Un samedi soir sur la terre.

Une ombre de Fantômes.





Jeudi 14 octobre 2010 à 20:47


 

Je ne peux pas te perdre, tu n'es pas à moi.
Je peux bien grossir, tu ne me quitteras pas plus
Que ces jours ou ces heures que je vis en plus
Sans amour ou sans toi
Sans rêves et sans murmures
Je m'abime, tu le vois
Je m'abîme à l'usure.
De ces mois ces années
Dans ces tempêtes en furie
Je t'ai vu t'en aller
Vivre ta propre vie
Aujourd'hui je pleure
Mon intérieur se meurt
De n'avoir pu t'effleurer.
Tout autour tout s'agite
Et je reste spectateur
D'un spectacle qui m'habite
Mais me crève le coeur.
Il est mort le soleil
Il est mort c'est fini
Je les observe tous ces gens
Qui font trop de bruits
Je les vois qui s'embrassent
Je les regarde qui dansent
Et lorsqu'ils s'enlacent
C'est à toi que je pense.



Mardi 2 novembre 2010 à 21:15






C'est le sentiment d'avoir sa vie qui s'écrit dans un livre genre dramatique.
Et j'ai pas envie d'arriver à la fin.

Je suis perdu. Entre mes rêves, mes envies.
Ma famille, mes parents, mes non-amis.
Des questions sur la mort, des questions sur la fin.
Sur la vie aussi.

La mort semble aussi tabou que le sexe. Différent.
Je disais à ma maman de ne pas s'inquiéter. Que si je meurs demain, je préfère, je serai bien. Que ça ne me dérange pas, que je n'ai rien à faire ici de toute façon. Qu'elle ne s'inquiète pas. C'est égoïste aussi de se dire que ce serait bien, de ne pas avoir à vivre la perte des autres, de ceux que l'on aime. Je le redoute parce que je ne me vois pas franchir le cap, en sortir indemne.
Il faut dire que c'est du gâchis, et ce sera bientôt trop tard. Mais les gens, comme eux, comme moi, ne savent pas vivre en profitant de ceux qu'ils ont. On ne sait pas profiter des gens que l'on a. On sait peut etre le faire la dernière heure, si on a le temps de la voir. Cette dernière heure ou cette dernière seconde où la vérité nous claque et nous sort de notre coma éveillé. De cette vie de théâtre, de mensonges et d'injures.
La vraie vie semble tellement loin. A la prochaine pub à la télé penser aux arbres dans la foret. Aux fourmis qui grouillent, plus loin au sol. Aux dauphins, aux orques au fond de l'océan. A toute cette vie tout autour qui grouille et qu'on oublie. On bétonne on bétonne, consommation, consommation. Stress, cachetons et dépression. Chercher du travail. Trouver du travail. Chercher sa moitié. Trouver sa moitié. Faire un bébé. Changer sa voiture. Aller travailler. Laver la voiture. Un deuxième bébé. Travailler. Retravailler. Pharmacie. Supermarché. Laver la voiture. Prendre ses cachets. Asperger d'essence. Supermarché. Travailler. Travailler. Retravailler. Les voir partir. Puis travailler. Encore. Encore. Travailler. Scooter. Supermarché. Des crises. Des angoisses. Des injures. Se séparer. Travailler. Travailler. Retravailler. Les voir partir. Travailler. Cachets. Retravailler. Pharmacie. Hopital. Cachets. Travailler. Les voir partir. Se voir partir. Enfin. Mourir d'une claque, frappé par la réalité. Se réveiller, prendre conscience, et mourir.

Je déteste les émissions débats où des mecs se paluchent autour d'une table pensant refaire le monde.
Je déteste les commentaires "Alice au pays des merveilles", copain copine, balancés sans le moindre intérêt. Sans savoir. Un mot gentil pour se donner bonne conscience et s'barrer.
Je déteste les pub à la télé.
Je déteste les gens qui jettent leurs mégots n'importe où, et qui se croient plus fort.
Je déteste le Mal. Je n'aime pas ça. Je déteste les gens qui font du mal. Le mal génère le mal. Il y a du mal en moi, et je déteste ça. Cette idée là.
Je n'aime pas voir les gens qui n'ont rien demandé, souffrir.

J'ai envie de quitter ce monde, cette vie là.
Je ne la comprend pas, et elle fait du mal.
Je saisirai la moindre occasion d'être égoïste. De dire "Au revoir". Et de ne plus revenir.
Je vous laisserai tous vous entretuer. Vraiment. Et je n'en aurai rien à faire. Absolument rien.
Ce monde là n'est pas le miens.

J'aime les voyages. Et tout ce que l'on peut y trouver.
J'aime la nature. Animale, surtout végétale.
J'aime les éléments. Le ressenti, le touché.
Les grands espaces. Le corps. La liberté.


Le reste, je m'en fiche. Je vous laisserai vous entretuer.





Dimanche 14 novembre 2010 à 1:25






J'ai perdu.
La solitude ne réussit pas aux gens seuls.

Avec ça je suis complètement perdu.
Je ne sais pas ce que je veux vraiment.
Je ne sais pas ce dont j'ai besoin.

C'est une spirale sans fin.
Quand je fais un minimum de choses, quand je vois un minimum de gens, en coup de vent, tout de suite après c'est encore pire. J'aime pas les gens en nombre. J'aime pas les hypocrites. J'aime pas les mensonges. J'aime pas les troupeaux.
Je suis vraiment pas heureux. Je suis pas bien. Je suis pas moi.
Je veux pas de tout ça, ce que la société française propose. Ce n'est pas moi, ce n'est pas mon monde. J'étouffe. J'ai peur. Je souffre. Où est passée la vérité?

Je sais qu'il y a des choses en moi. Je les ressens. Une force qui ne demande qu'à exploser pour exister.
Mais je n'y arrive pas. Tout me renferme, m'enterre et me lie à ces choses que je n'ai pas choisies.
Tout est noué. Je ne veux pas repasser par le passé pour trouver la clé. Je ne peux pas. Eux non plus.

Je suis parti et je ne pense pas les regretter un jour, malgré tout ça.
Parce que le passé là bas est partout. Je n'aurai jamais pu être moi là bas.
Ici je pourrai, un peu. A leur façon.

Je pensais depuis toujours savoir qui je suis.
Mais j'ai des doutes à présent.
J'ai vu des gens à la télé qui aimaient leur travail. Ils n'avaient aucune raison de mentir, donc je suppose que ça existe. Ma mère me disait "Mais personne aime travailler". Alors qui croire. Pourquoi ne pas mener une vie dans laquelle on se sent bien. Pourquoi c'est interdit. Pourquoi c'est compliqué. Je veux partir, ne pas rester.
Je voudrai fuir, encore, mais je suis déjà en fugue. C'est comme cette envie d'en finir parfois, alors que je n'ai pas encore vécu.

J'ai beau y tourner dans tous les sens, on dirait qu'on est obligés de travailler. En plus, c'est marrant, parce qu'il y a des choses que j'aurai préféré faire, mais je ne peux pas, a cause de mon handicap. C'est comme cette envie de parcourir le monde. Réveille toi, je peux pas. Alors je fais quoi. J'en fais quoi des mes envies. J'en fais quoi de ma vie.

C'est assez étrange, cette sensation d'être seul à. Tout ça.

Je me sens bien dans la nature. Près d'un ruisseau, marcher dans l'herbe, entre les arbres, écouter les oiseaux, sentir l'air sur ma peau. Tout semble plus simple. Et complet. Il y a des questions, il y a des réponses. Il y a des infinis, et des complexes. Mais tout cela à un sens. Une raison d'être. Une beauté naturelle et saine.

Il y a des nus dans ma tête. Des formes et des courbes dans une tempête de sentiments.

Maintenant deux soirs de suite que j'entends mes voisins. J'ai horreur de ça, être emmerdé par des voisins sans gêne. Je sais pas ce qu'ils font. Alors ça y est on est samedi soir alors on s'invite, on se met une race et dimanche on dort jusqu'à 13h. Ouais youpi trop cool. Lundi on se racontera ce qu'on a fait le week end. On oubliera pas de noter scrupuleusement la quantité ingurgitées. Mais merde, un peu de fantaisie quoi. Un peu d'originalité. Pourquoi j'ai pas des voisins qui organisent des gang bang dans leur appart ? Pourquoi ils ne se font pas des soirées SM ? Je sais pas moi! Ah bah nan on boit un verre, hi hi hi, gna gna gna, on remet ça le week end prochain ! Ah ouais trooop. Pff. Merde. Chiotte. Nul.

Je regarde des blogs SM, de nymphos et j'en passe. Je trouve que c'est interessant. Ressentir, ressentir. S'exploser le coeur d'émotions, de sentiments. Quoi de plus normal. Je ne suis pas pratiquant, mais cela ne me dérange absolument pas, bien au contraire. J'aimerai tellement connaitre ces gens. Libres de ressentir.

On a beaucoup foiré côté famille. J'ai complètement merdé côté sentiments.


Hier dans Thalassa:
Le vieux con avec sa tête de..
"S'ils veulent vivre comme ça ben tant mieux, moi je veux vivre comme je suis et puis voilà. Donc on s'mélange pas.
- Et pourquoi ce mélange vous gênerait ?
- Oh, un petit peu de pudeur, pudeur vis à vis de mes enfants qui sont là, donc j'ai pas envie de... on donne des valeurs, des éducations, donc euh j'ai pas envie de m'exhiber comme ça. Après euh, j'préfère que mes enfants aient leur point de vue après, qu'ils portent leurs propres jugements, mais j'ai pas envie que ce soit les autres qui influent sur les jugements que je pourrais leur donner, et les valeurs que je pourrai leurs apporter moi!"
   -> Il écarte ses enfants des naturistes pour qu'ils aient leur propre point de vue. Laisse moi rire.

Le naturiste.
"Nous on aime tout le monde parce que par définition un textile peut devenir un naturiste, mais euh, rarement un naturiste deviendra un textile, c'est la différence! (rire). Une fois que tout naturiste a gouté à cet art de vivre, c'est un pas qui ne se fait jamais en arrière hein.."

Tu m'étonnes.. Bref, j'ai bien aimé ce reportage de manière générale. Leurs mots, les mots de l'handicapée, etc.
Je souris et le bruit des voisins me ramène subitement à la réalité. J'ai envie de vomir, de partir, tout quitter.
Je veux vivre avec les gens simples, les gens vrais. J'en ai marre de tous ces cons qui m'exaspèrent. Je ne sais même pas s'ils se rendent compte. Je doute qu'ils aient déjà ouvert les yeux une fois dans leur vie. Mais laissons les. Ils sont bien comme ça. C'est juste chiant pour les autres.


J'ai souvent l'impression d'être au bord de l'explosion. Ou de l'implosion. Au bord du gouffre. Ou du bonheur. Au bord de tout, jamais dedans.



http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/images/tumblrkwlzea9CLZ1qarty1o1500.jpg





Mardi 16 novembre 2010 à 22:13



Une femme a écrit:

"J'ai tellement appris en restant nue dans les forêts, en me baignant nue dans les étangs et les rivières, en courant nue dans les champs, les plages et les montagnes, que je ne peux comprendre comment on peut se couper ainsi de la Vérité en s'habillant."



http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/images/tumblrku17fhPi9s1qarty1o11280.jpg

Je me demande comment résonnent ces mots pour vous.



Samedi 20 novembre 2010 à 21:59





La vie est jonchée d'obstacles.
Il y a toujours des haies à sauter, des épreuves à surmonter.
Les épreuves les pires pour moi c'était les oraux à l'école. Je pouvais angoisser pendant un an, pour finalement ne pas les passer à la fin de l'année. Il y en avait tous les ans. Et tous les ans j'y échappais. J'en ai vécu 2 seulement de mémoire. J'angoissais pour rien, parce qu'une fois le moment venu j'étais tellement soulagé de savoir qu'on allait bientôt en finir que tout allait mieux.

Les obstacles de la vie professionnelle me font moins peur personnellement. Parce que je sais que je peux y échapper. Puis d'après la grande philosophie de vie de Monsieur P, "On t'fera pas un deuxième trou de balle là où on en déjà un". J'ai pas peur des patrons, des chefs, et des autres. Pire, les gens qui gueulent me font pitié. Il faut avoir une sacrée vie de merde pour trop se prendre au sérieux dans son travail. Oh, c'est bon, la thune n'est rien d'autre que des p'tits bouts de papiers à la fin. Il serait peut-être temps de penser à desserrer la ceinture et respirer.

L'argent, l'argent, toujours l'argent. Comment est ce que je peux être attiré par une telle daube. Pourquoi est ce que j'ai des gouts de friqué. C'est la merdasse d'être comme eux. Les talents de mauvais acteur en moins.
Mais j'imagine qu'il y a une tangente à prendre. La sortie n'est pas encore là. Ce n'est pas mon heure. Combien de temps encore. Il faut être patient. J'attends comme si j'étais persuadé que le destin s'occupait de tout. Que je n'avais qu'à attendre, alors que c'est moi, et seulement moi qui influence mon destin.

Je ne fais que rêver en silence. Pendant que le monde, ce monde insensé, continue de tourner. Je suis l'étoile parmi les étoiles, celle que personne ne remarque. Je suis un parmi eux, un parmi vous. Mais qui sommes nous. 
Je ne fais que rêver en silence. Je m'efforce de faire briller ce qu'il reste de vivant en moi. Je m'efforce de maintenir en vie les rêves et les envies. Qu'il n'y ait pas que des coups de couteau plantés dans un ventre trop fragile. Qu'il n'y ait pas qu'une ficelle sous mes pas, pendu au dessus du vide.

Ma vie n'est rien. Je ne suis rien. Je n'existe pour personne. Je suis entouré de quatre murs, sol et plafond, volets baissés. Je suis seul, coupé du monde. Je suis un corps sans vie, un coeur sans amour. Je ne suis rien d'autre qu'une petite étoile qui ne brille que pour elle même. Coupé de loin. Coupé de tout.

Je ne fais de mal à personne à rêver. Je fais vivre des petits personnages imaginaires qui baignent dans des musiques qui ne laissent pas indifférent. Je ne fais de mal à personne. Je regarde, j'imagine, j'écris, j'écoute, je suis moi, je suis loin, je suis bien. Ce n'est pas une vie. Ce n'est pas leur vie. Mais à ce moment là, seule la musique compte. Seuls les sentiments comptent. Il y a moi, je suis un, et tout le reste disparait. C'est plus facile pour s'y retrouver. Se retrouver.

Je peux écrire ce que je veux. Que ça ait un sens ou non. Que ce soit moi, ma vie, ou pas du tout, on s'en fout. Ce ne sont que des mots. Si au moins j'étais un obsédé, un pervers, un tueur en série, ou si j'avais en tête de pirater la maison blanche.
Mais non, au risque d'en décevoir, je ne suis rien d'autre que ces mots.




Vendredi 26 novembre 2010 à 9:00




http://1.bp.blogspot.com/_7pLeH-Q0nlU/TOkcgB9mfTI/AAAAAAAAABc/zMWz5djA_mU/s1600/tumblr_kt96pnbfMW1qarty1o1_1280.jpg

A l'heure qu'il est je suis peut-être mort.
Peut-être souffrant.
Ou peut-être bien.



Dimanche 28 novembre 2010 à 21:42




J’allais commencer par « C’est comme si j’étais quelqu’un d’autre ». Pourtant, non. C’est moi, c’est tout. Le reste du temps c’est quelqu’un d’autre. Lorsque je suis perdu, lorsque je suis seul. C’est cette personne là qui se cherche, qui se questionne, qui n’est pas moi. Ici, enfin, là bas, je suis bien. Disons que ça va. Les choses se passent normalement. Je suis quelqu’un qui existe. Je ne suis pas un personnage dans une pièce de théâtre, mais bel et bien un homme à part entière. Je me sens bien avec eux. Donc j’en conclu que ça ne vient pas de moi ce mal être au bureau. Ces pantins existent et je n’ai pas envie d’être avec eux, encore moins de leur ressembler. Bien sûr, chacun à son caractère, sa façon d’être, etc. Mais entre nous quatre, tout va bien. Tout est sain. C’est tellement étrange. Je pensais que je n’étais pas normal, à ne pas vouloir ci ou ça, ne pas avoir envie d’être avec eux en dehors des heures de travail ou je ne sais quoi. Mais nan, c’est normal, tout est  normal, je n’ai juste pas envie d’être avec eux. Ca peut arriver. Pourtant ils ne sont pas méchants, mais ça ne colle pas. Ici tout à collé à la première seconde sans fausse note ni interrogations. Je fais des journées de 11h, je travaille le samedi, et tout va bien. Je suis avec eux le dimanche, et tout va bien. J’aimerai que les resto durent plus longtemps, etc. J’aimerai travailler avec eux tout le temps. Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Il me reste 3 jours avec eux. Après ce sera fini, je garderai tous ces souvenirs avec moi. Foutue maladie de merde. Rester enfermé dans un bureau avec des têtes de cons qui tournent au café. Aujourd’hui nous sommes allé visiter Pise. Effectivement, elle penche bien. Et pas qu’un  peu. Le reste de la ville est joli, coloré, etc. Il pleuvait mais ce n’est pas bien grave. C’était bien. J’ai pas envie de me séparer d’eux. Vraiment pas envie. Mais c’est comme ça.

Il m’arrive des choses intéressantes quand même. Je m’admire parfois. Je sais pas d’où me vient cette façon de me transcender les moments où il faut. Lorsqu’il y a des chefs, des moments importants ou je ne sais quoi, je suis quelqu’un de solide. Les gestes, les regards, les déplacements, les rires, la façon d’être. Tout bouillonne, calculé, pour sortir un personnage qui serait parfait pour la personne, suivant chaque personne. Il m’est toujours arrivé ce genre de chose. Le patron de la filiale allait appeler le n°2 de la maison mère pour faire mon éloge, me garder, ou je ne sais quoi. Je n’ai pas voulu. Je sais tout ce qu’il m’attend à mon retour. Je sais ma façon d’être, je sais la leur, ce qu’ils diront, ce qu’ils devront penser et quand, etc. Je contrôle tout ça. Je m’en amuse, pour arriver là où je veux. Je veux simplement être « parfait » avec ce que je suis, à mon niveau. Je veux des sourires, je veux du calme, du sérieux, dans un bouillonnement de puissance. Je suis capable de. Car ce n’est pas ce que nous sommes qui nous fait arriver là où l’on est, mais ce que les autres voient de nous, notre façon d’être avec les gens qui nous entoure. Bien souvent. Il y a énormément de choses que je ne sais pas, je n’ai pas les connaissances. Cela ne m’empêche pas de me faire passer pour une sorte de mec performant et compétant. Cela fait bien longtemps que je n’ai plus le niveau, tellement longtemps, mais chaque jour je continue de monter plus haut.

Il me reste des choses essentielles à connaître sur moi. Qu’est ce que j’aimerai faire à l’avenir, qui j’aimerai être, comment je veux ma vie. C’est difficile. Je ne suis pas un intellectuel, je ne suis pas une tête, ni rien. Je suis un rêveur. Il semblerait que ce genre de personne n’ait pas sa place dans ce monde. Il semblerait aussi, qu’ici, là, maintenant, c’est bien. Je me sens bien. Il doit bien y avoir d’autres moments, d’autres situations. Comment s’y rendre, où aller, je n’en sais trop rien. Je ne suis pas fait pour telle ou telle chose, je me laisse guider dans un monde qui n’est pas le miens. Je suis fait pour les voyages, pour le grand large, moi le timide, moi l’incapable. Je ne suis pas de ces gens qui ont peur de quitter la France, je ne suis pas de ces gens qui détestent les autres parce qu’ils sont blancs ou noirs, vieux ou jeunes, etc. Je suis une personne qui ne se connaît pas. Je suis à l’intérieur cet explorateur du monde et de la vie, qui cherche à comprendre le monde dans lequel il vit. Je veux être entouré de gens gentils, de gens qui ont des envies, des rêves, plus grands que celui d’abattre la cloison de l’entrée pour agrandir le séjour. Je veux franchir les barrières, je veux être un homme, je veux exister. Être libre d’avoir des idées, les partager, parler à des personnes qui sont saines. Tu vois ce que je veux dire. Mais si, tu sais bien, tous ces excités là, que tu croises dans la rue le mardi à 18h30 en costard ces soirs d’hiver, ou ces autres qui se laissent flotter jusqu’à se noyer dans leur vie de gagne petit à attendre le bus à 15h18 un jeudi d’automne au milieu des feuilles toutes sèches. J’en veux pas de toute cette méchanceté qui ne sert à rien. J’en ai marre de ces tensions, toute cette électricité dans l’air. Je veux que tout soit plat, carré, solide, sain. Je veux un tableau avec un jet de peinture en travers. Je veux être au dessus de toute cette mélasse et contrôler ma vie. Je veux réussir, pour acheter ma liberté.

Je veux avoir le choix de dire antipasti, de ne prendre qu’un plat au lieu de deux, de boire ma coupe de champagne, de gouter le vin et les profiteroles avec des gens bien, sans me soucier du monde qui m’entoure. Sans me soucier de rien. Je veux sourire naturellement, je veux me sentir bien dans ma peau, je veux regarder son visage, ses cheveux, ses fesses et ses baskets. Je veux le voir qu’il se concentre à l’énoncé du menu, je veux qu’il attrape des fous rires dans des situations désespérantes, je veux qu’il appelle franchesca pour qu’elle aille cherche une autre bouteille d’eau. Je veux de la naturale et de la frizzante, je veux qu’on passe au café longo, au capuccino, picolo et presto. Je veux qu’elle chante. Je veux qu’elle me tape la main quand je casse un verre, elle et ses yeux verts. Je veux qu’on se perde sur le chantier, je veux marcher sur les grêlons et prendre des photos. Je veux prendre mon petit déj’ au milieu du car de suédoises. Taper mon rapport dans la cabane de chantier. Je veux voir le vin pleurer, je veux qu’il parle trop fort. Comme si nous étions seuls, et importants. Je veux Exister. Ne pas imiter, ne pas faire comme si. Simplement l’être.





Vendredi 3 décembre 2010 à 22:46




Il y avait ce même cd qui passait tous les soirs à l'heure du repas. Elle arrivait de loin, me faisait signe parfois, les derniers jours. Elle ne m'avait jamais regardé auparavant, je ne sais pas pourquoi. Elle parlait à D'artagnan, et Robespierre, comme elle les avait baptisés. Mais ces derniers jours son regard croisait le miens. C'était un regard sans ambigüité, rien de plus, et je regardais ses yeux, rien de plus. Je regardais ses cheveux stratégiquement entremêlés. Sa peau qui semblait si douce. Une femme, une blonde, lui avait offert une paire de chaussures, mais elles lui faisaient mal au pieds. Alors depuis elle faisait le service en baskets. Alors je regardais ses petits pieds qui naviguaient sans cesse de cuisine en salle. Ses pieds, et ses fesses.

En rentrant j'avais ma nouvelle veste, je l'aime bien. Elle est toute douce. Je me sens en confiance dedans. Comme quoi, c'est important une veste, ça protège quand on est vulnérable. Je faisais rouler ma grosse valise dans le sous sol, puis dans l'ascenseur. Je me suis regardé dans le miroir. On aurait dit je ne sais qui. Je ne sais quoi. Je ne sais qui, est ce que ce n'était pas moi ? Je ne sais pas. C'était comme si j'avais subit un relooking. Je ne me suis pas coiffé ce matin, il faut que j'aille chez le coiffeur. Et dans ce miroir l'avant faisait comme si j'avais fait une raie ou je ne sais quoi, façon Julien Ciamaca dans La gloire de mon père. En mode premier jour d'école. On aurait dit un premier de la classe. Tout ce que je ne suis pas. Et pourtant la personne que je voyais dans le miroir me plaisait bien. Un mec qui fait quelque chose de sa vie, qui rentre de voyage pour son travail, etc. Un homme qui fait des choses.

Comment voulez vous vous trouver avec tout ça. L'envie d'argent, de voitures, de bateaux, d'avion, chronométré. Investir, faire grossir son capital. Trouver des solutions, évoluer. Travailler. Gérer des projets, gérer des biens, des personnes. C'est bien d'avoir un but. Mais le travail.. Vivre pour son travail, ça me semble tellement à côté de tout. De toute Vérité.
L'envie de partir à pied, en avion, ou n'importe. Un sac et jeter sa carte d'identité. Comme décoller le code barre que l'on vous étiquette dans le dos à la naissance. Est ce que je ne sors pas du ventre de ma mère ? Pourquoi sommes nous si loin.
On le sait en plus. Que si l'on veut vivre heureux, il faut se cacher de toute vérité. Ne pas réfléchir aux grandes questions de la vie, parce que ça sert à rien comme ils disent.

Je déteste noel, et tous ces trucs à la con. Anh! regarde les dans les magasins. J'ai jamais fait ça de ma vie. Ca me semble tellement surréaliste. Mon dieu. Comme les soldes la première heure du premier jour. Dans quel monde vivez vous. Tous des excités.
Qui vous dictent vos règles. Oserez vous dire non. Hypnotisés.
Je déteste noel. Il ne faut surtout pas essayer de me faire un cadeau, à part m'angoisser ça ne servira pas à grand chose. J'en fais parfois. Je sais pas si ça fait plaisir, ou si comme moi ça fait chier tout le monde. Nan, nan nan ça leur fait plaisir, à ces gens là. Je ne fais vraiment pas parti de ce monde.
Je veux un coucher de soleil, je veux une randonnée, je veux des rires, je veux un toucher, un regard, une conversation, des moments partagés. Ou la nature. Et les cadeaux qu'elle offre chaque jour. De neiges en en pluie d'été. De ciels azurés en couleurs d'automne. Un ruisseau, un étang, la montagne, la vue, la mer, l'océan.

Je suppose qu'il y a des gens qui ne savent pas voir les choses en grands. C'est étonnant ça aussi. Et désespérant.



Vendredi 3 décembre 2010 à 23:20



La vérité, la vérité. La vérité, c'est la nature, la vie. L'être humain en fait parti.
Alors qui fixe les règles. Où places tu la limite de la vulgarité.

N'est-ce pas là que la vérité ?


http://1.bp.blogspot.com/_7pLeH-Q0nlU/TPliUKVAjUI/AAAAAAAAABg/vsYmLio5OLU/s1600/uuuuuu.jpg



.
Du corps, de l'appareil photo et de la serviette,
Je suppose que ton regard se posera sur le corps.
Alors que.



Samedi 4 décembre 2010 à 23:12




Je ne comprends rien aux femmes.
J'aimerai tellement savoir ce qu'il se passe, chaque seconde en vous.
A quoi vous pensez, votre façon de faire, de voir les choses surtout.
Tout savoir sur tout, dans les moindres détails.


Ce matin, depuis ma fenêtre.

http://2.bp.blogspot.com/_7pLeH-Q0nlU/TPqu5z3WrqI/AAAAAAAAABk/7fZV712aUas/s1600/IMGP3243.JPG

Ensuite je suis parti marcher sur les quais. Il n'y avait pas beaucoup de monde. J'étais dans ma veste ouverte, mon gros pull, mon jean, mes chaussures de travail et mes écouteurs. J'alternais neige et glace. J'étais bien. Je retrouvais enfin le soleil. Marre de la pluie, des flaques, des gouttes, des têtes à queue. Mais lundi je retrouve le bureau. Faire un travail bien ou nul, à la rigueur, ce n'est presque pas le plus important. Les collègues jouent un rôle fondamental.

Je suis tellement loin du couple de ce matin. Un Etranger.
Je ne suis que de passage dans ces rues, ce monde; et ces gens qui tournent autour de moi.
Chaque scène a son décor et traine avec elle son lot de questions lorsque mes yeux se posent en dehors.
En dedans c'est le désordre.

Ce matin il y avait une personne, avec son caddie rempli de sacs poubelle remplis eux mêmes de je ne sais quoi. Un ou une sans domicile. Et j'ai pensé à plein de choses à ce moment là. J'étais avec mes vêtements de riche et ma démarche de keuped citadin. Mais au fond. Au fond. Quand tu creuses, tout est noir, il faut descendre avec une torche, et prendre le temps parfois d'explorer, tenter de se trouver. Trouver la vérité. La réponse au qui suis-je. C'est une remise en question permanente. Car nos parents nous ont éduqués. A leur façon. Puis les amis, les fréquentations, les politiques, les musiques, les films, les avis des uns et des autres, entre autres, et pour finir les pub à la télé. Mais à l'intérieur. Je n'aurai pas fait ce métier. Je n'aurai pas vécu dans cette ville, ni dans ce pays. Je ne serai pas celui que je suis aujourd'hui, je le sais, je le sens. Je suis bloqué. La n'est pas la question. Cette personne, si je n'avais pas ma famille, est ce que je ne l'aurai pas hébergé un moment, est ce que je ne lui aurait pas proposé une douche, un repas, un peu d'argent ? 
Cela m'étonnerait beaucoup que dans la même situation j'aurai réagit de la même façon, à savoir, ne rien faire.

Ca me dégoute.




Samedi 11 décembre 2010 à 22:05





Tu verrai cet endroit. Un espèce de bout du monde, au bout de rien, une pluie de couleurs sous un décor de soleil. Les hautes herbes qui ondulent sur les dunes caressées par le vent. La mer et son écume, spectacle en mouvement. Je veux y aller. Quitter mes chaussures et courir sur le sable en criant. Le plus fort possible. Crier et pleurer. Vider le mal qui m'emprisonne.



Changer d'habillage

<< Présent | 1 | 2 | 3 | Passé >>

Créer un podcast