Dimanche 12 juin 2011 à 16:38



J'aurai aimé écrire un livre, quelque chose de complet, ordonné, qui ait un sens et qui porte à la réflexion.
Malheureusement, je ne sais pas écrire et je n'ai pas le temps d'avoir la patience nécessaire. Si je n'avais que ça à faire, j'aurai aimé prendre le temps d'écrire quelque chose. Sans prétention aucune. J'imagine la jouissance que cela apporterai d'aller au bout de ce genre de chose, d'écrire la dernière phrase, le dernier mot.

J'aurai aimé créer une ville. 
Partir d'une feuille blanche, d'un terrain vague, de poser les premières règles fondamentales d'une vie basée sur la liberté. Tu sais, ce mot que je ne cesse de répéter. C'est sans doute parce que j'ai découvert quelque chose, sans doute parce que je continue de creuser et que chaque avancée est un bonheur sans nom, une bouffée d'oxygène plus pur qu'il n'est possible de respirer. Chaque jour qui passe ce sont tous leurs principes qui s'émiettent sous mes pieds. Je perds le cap, je compose avec ma minuscule réussite professionnelle et prépare soigneusement ma fuite. Chaque jour qui passe est un pas de plus vers un monde parallèle, des pensées, une façon de voir la vie et les choses qui m'entourent, qui n'appartient qu'à moi. Une fois de plus, je n'ai pas la prétention de détenir la vérité, mais seulement Ma vérité. J'ai passées trop d'années à subir, à suivre, à souffrir, encaisser les maux sans comprendre "Pourquoi". Je n'ai nullement l'intention de prendre une revanche dictée par la haine, mais plutôt de me séparer de toutes ces personnes que je ne comprends pas, de toute cette méchanceté gratuite, cette tension inutile, la peur, les pleures, pour suivre mes besoins, mes envies, que j'ai appris à découvrir au fil de ces dernières années. Personne n'est venu me dire qu'il pouvait exister un autre monde, qu'il suffisait de se le créer. J'ai découvert de nombreuses choses sur les gens, j'ai trop souvent été déçu. J'ai découvert la solitude, le lâché prise, ce qui m'a permis d'effacer leur grande majorité de codes pour me forger ma propre façon de voir les choses. J'ai longtemps souffert du regard des autres, trop longtemps été gêné d'être quelqu'un de différent, non pas physiquement, mais moralement. Gna gna, il est timide, gna gna il dit rien, etc. Et tous ces cons avec leur pensée unique, je ne veux plus les voir, je ne veux plus les approcher, je ne veux plus les sentir, je veux les oublier. Les gens ne semblent pas accepter que l'on puisse être différent. Que si on ne va pas parler avec ce groupe de gens là bas, ce n'est pas parce qu'on est timide, mais parce qu'on en a simplement pas envie. Que si on ne dit rien, ce n'est pas parce qu'on ose pas, mais parce que l'on a rien à dire, et accessoirement, que l'on trouve excessivement débile de dire des idioties pour meubler les silences. J'aime les silences.
J'aurai aimé défoncer leurs murs, déchirer leurs lois, faire de la place, remplacer le goudron par des sourires, des regards, de la complicité et du partage. La société n'accepte pas les homos, la société n'accepte pas que l'on ait besoin d'amour, que l'on soit triste, et j'en passe. Il faut être le plus plat possible, le plus creux possible, balancer de faux sourires, pour être accepté par la masse. "Tu as passé un bon week end ?" On répond: "Ouais tranquille et toi?", même s'il était pourri et qu'on en a rien à carrer de savoir que le sien il l'a lamentablement passé à se bourrer la gueule, une fois de plus. "Tu as passé de bonnes vacances?" Nan c'était horrible, je suis bien content de revenir bosser "Ouais ouais, bien et gnagnagna". Enfin personnellement je m'arrête à un "Ouais", excessivement désespérant pour celui qui pose la question. Mais à quoi bon raconter à des personnes bornées qui ne chercheraient pas à comprendre. Si c'est pour être jugé une fois de plus, non merci.

Rise

Chaque descente vers Ailleurs me noie un peu plus dans un océan de magie, cet univers à part, où l'on se retrouve seul, sans barrières, sans contraintes, loin de toute incompréhension, au plus près de la nature. Je n'ai pas su éprouver du plaisir à boire ou à fumer à l'époque où il le fallait. Etrangement, glander des journées entières les yeux défoncés ne m'a jamais attiré, anh la honte le gars il fume pas. Ce n'est qu'aujourd'hui que je me saoule au bien être, lorsque je me retrouve loin de toute futilité, seul, face au levé de soleil sur la mer à 6h du matin, assis sur un rocher face à des paysages à couper le souffle lorsque le soleil se couche, avec une anglaise qui habite nulle part, nu tout en bas dans une eau turquoise, à regarder sa jupe noire, à sourire à la beauté de son sourire, à échanger des regards qui veulent tout dire.


Il est une vie que j'effleure, loin de tout ce que l'on a pu m'apprendre, une vie qui a su faire battre mon coeur, sans que je m'y attende.



Dimanche 26 juin 2011 à 10:28




On devrait se retrouver un de ces matins ou de ces soirs, lorsque de nouvelles couleurs apparaissent. On devrait se retrouver dans ces nuits noires où le reste du monde disparait. On devrait tous les laisser se perdre et nous, nous retrouver.


Samedi 2 juillet 2011 à 21:48


Samedi prochain, j'aurai 5 ans de cowblog.

Autant dire que la fin de cow approche à grands pas pour moi ! :D

Et pour fêter ça samedi, je serai sur la route.
Pour une semaine de totale liberté.


Dimanche 17 juillet 2011 à 14:04



Aujourd'hui il pleut, il fait moche et froid.

Hier à cette heure je me baignais dans les eaux cristallines de la côte vermeille. Cette baignade était la dernière d'une semaine de liberté.
Ce matin je suis allé chercher le courrier dans ma boîte. Il y a l'assurance de l'appart à payer, les relevés de comptes, une lettre d'un copro de la résidence qui se rebelle contre je sais pas quoi,
une fiche de remboursement de je sais pas quoi non plus et le bulletin mensuel de la commune avec en titre "Ma ville en 2012 ? Je la vois durable!" en bouquet final.

Avant cela, dans un autre monde:

Covoiturage:
Il s'agissait d'une première pour moi. J'ai testé le covoiturage. J'ai effectué l'aller et le retour avec une mère et sa fille. Résultat des courses: 162euros à ne rien faire. A renouveler!

Un espagnol de puta madre:
Dès que j'ai déposé mes deux co-voitureuse, j'ai foncé en Espagne, avec cette phrase qui trottait dans ma tête "Un espagnol de puta madre",
cabrón. L'auberge espagnole était imprimé dans ma tête et j'avais besoin de vivre tout ce que je ressentais ces derniers jours à regarder le film, tout ce que l'on ne voit pas. Je voulais m'enfoncer vers la liberté, droit devant, et tout manger. Respirer plus fort, ouvrir les yeux en grand, m'ouvrir le coeur aux sentiments.
Le lendemain, sur la plage, alors que cette phrase n'avait cessé de tourner dans ma tête, un espagnol racontait une histoire à ses amis et je n'ai compris que quelques mots dont "puta madre" et "
que cabrón!" lol. Je n'ai pu m'empêcher de sourire.

La famille "nl":
Les premiers jours, les premières heures, j'étais relativement gêné. Seulement voilà. Un évènement m'a particulièrement aidé à me sentir à l'aise. Une famille néerlandaise débarque. Le père, la mère et 1 fils de 8ans et 3 filles entre 6 et 15ans. Cette famille respirait le naturel comme je ne l'avais jamais vu. A cette seconde, lorsque les enfants sont passées devant moi accompagnée de leur mère (qui avait un gros appareil photo pendu autour du cou mais cela ne gênait personne) je me suis senti dans un autre monde. Comme l'impression que l'on tournait le film "Vivre nu, à la recherche du paradis perdu".

L'espagnole:
Je suis retourné à la source. L'endroit où j'ai pratiqué le nat pour la première fois où je n'étais pas seul. Sauf que cette fois, je n'étais pas dans la minuscule crique mais sur la platja officielle. Je n'ai pas osé me baigner en face, alors je suis allé sur le côté, par les rochers. En prenant le passage, j'ai vu qu'il y avait une fille de mon age. Elle s'était mise à un endroit où on peut difficilement l'embêter. Elle est uniformément bronzé, et son bronzage est impeccable. J'imagine que c'est une habituée des lieux, qu'elle doit venir souvent, probablement tous les week end. C'est le genre femme magnifique aux mensurations parfaites. Evidemment que j'aurai aimé lui parler, la connaitre, évidemment. Ca aurait été un rêve. Justement. Les évènements se suivent et se ressemblent. Je ne me fais plus d'idées. Ca fait du mal d'espérer, de croire. A coté de moi sur la plage, des textiles ont débarqué. Alors j'ai pris mes affaires, et je suis allé dans les rochers, je suis repassé devant elle. Je l'ai très peu regardée. Mais lorsque je la regardais, elle me regardait. Je me suis assis plus loin. Dos a elle. Puis des enfants avec leur père sont arrivés. Ils s'amusaient à plonger du haut des rochers. Au bout d'un moment je me suis retourné. L'espagnole avait déménagé elle aussi. Elle était à présent juste derrière moi. Me souriait. Les enfants continuaient à plonger, alors je me suis éloigné à nouveau. Je me suis baigné plus loin. Elle s'est baigné aussi. Je l'apercevait de loin, elle était tellement belle, et me souriait.
Elle s'est rhabillée, moi aussi. Elle est rentrée dans sa voiture gris clair cabossée puis elle est partie. J'ai continué à ma voiture, je suis parti. J'ai refait un tour pour je ne sais quelle raison. Elle avait fait de même, elle se retrouvait là. Elle m'a suivi, et au stop...

Sa première fois:
Le surlendemain je suis retourné à cette "plage" mais je me suis installé à l'arrière, dans un endroit où il n'y a qu'une place, entre les rochers et avec un accès facile à l'eau. Régulièrement des nat de la plages passent devant dans les rochers pour plonger. Au bout d'un moment, une famille franco-catalane débarque. Ils sont en face de moi, plus loin. Il y a les grand parents catalans, les parents et les enfants (2 filles). Le père se déshabille pour mieux mettre un maillot de bain. Désespérant. Au moment où il est nu, les deux filles rigolent, crient et jouent les gênées. Moi pendant ce temps je suis nu et je me dis que c'est pas gagné.. Mais miracle, la mère est naturiste. Parmi les deux filles, l'une doit avoir dans les 10-12ans, l'autre 18-20ans et est excessivement jolie. Au bout d'une demi heure, la plus grande enlève le haut. Je me dis que c'est pas trop tôt, qu'elle doit se sentir bien mieux. C'est la première fois qu'elle l'enlève, les marques de bronzage ne trompent pas. J'imaginais bien ce qu'elle pouvait avoir en tête. Depuis qu'ils sont là, elle me regarde assez régulièrement, l'idée doit lui trotter dans la tête. Seulement elle est en famille. Mais. Ahah. J'ai loupé un épisode, je devais avoir les yeux fermés, je les ai rouvert lorsque j'ai entendu la mère parler: "Mais tu peux il y a personne". Ahah. Ah. L'envie était trop forte. Voilà que l'ainée se met sur l'endroit le plus haut du rocher où ils étaient tous installés. Elle rougissait, était très gênée et avait le fou rire maladif. Seulement il était déjà trop tard, elle allait le faire. Je l'entendis dire "Ce sera une première mondiale hein" toute gênée, le sourire qui ne pouvait plus retomber. Puis elle enleva le bas, du haut du rocher, au milieu de toute sa famille. Chapeau. Elle mit les mains devant sa partie intime puis se jeta à l'eau. J'imaginais ce qu'elle pouvait ressentir à ce moment là. L'adrénaline au plus haut, le coeur qui battait aussi fort qu'il n'est possible de ressentir. Elle a plongé, nue, depuis le rocher. Et à cet instant même, les dés sont jetés. Elle ne sera plus jamais la même. Cette fraction de seconde, sa vie a basculée. J'aurai aimé lui dire cette phrase qui me colle à la peau, que j'ai déjà dû dire mais qui ne me quitte plus: "C'est un pas qui ne se fait jamais en arrière".

Vale:
Il y a ce mot qui me rend dingue. Une espagnole qui dit "vale", je craque. Ca ne manque jamais.

Les Français:
Les Français se repèrent de loin. Ce sont ceux qui crient, qui gueulent, qui s'engueulent, et qui mettent une ambiance de merde pour beaucoup. J'ai fait le test et le constat est désolant.
Si des personnes sont habillées sur les plages naturistes, ce sont forcément des Français.
Si des personnes s'engueulent, ce sont des Français.

Les hotels:
Pendant mes nuits d'hotels, je suis tombé sur des voisins qui étaient là en couple. Et qui faisaient l'amour.
C'est quand même excessivement beau une femme qui prend du plaisir.

La jonquera:
Je connaissais de jour, mais je n'avais jamais fréquenté la nuit. Je savais que c'était relativement chaud, mais je ne m'attendais pas du tout à cela. J'ai du passer vers 23h ou minuit, la ville était encore excessivement animée. Supermarchés, hotels, casinos, mais surtout clubs, strip tease, maisons closes, prostitution. Excessivement mal fréquenté par une majorité de jeunes façon banlieusards parisiens venus pour se mettre minable, et sombrer dans l'abus d'alcool, de sexe, de shit et toute la clique. Ce n'était pas triste.

Les prostituées:
J'ai envie depuis longtemps de parler avec l'une d'entre elles. Quelques mots, rien de plus. J'ai besoin de trouver une réponse dans son regard. J'ai besoin de savoir je ne sais quoi. Je ne l'ai pas fait, il faut que je me lance fin aout.


Les belges:
Il faisait nuit, je ne sais pas ce que je faisais à rouler comme ça. Il s'agissait d'une longue ligne droite, je roulais lentement il était plus de minuit. Puis d'un coup, trois filles se sont mises au travers de la route, dont une, dans une espèce de robe blanche façon robe de mariée. On aurait dit une princesse, venue de nulle part. Elles m'ont fait signe pour que je m'arrête. Je me suis arrêté. La princesse m'a demandé si je pouvais les emmener à un bar à Puerto. Elles sont montées dans la voiture et je me suis rendu compte que j'étais encore simplement en maillot de bain. Elles m'ont dit leurs noms, mais je n'ai pas retenu. Il n'y a que princesse qui parlait, et elle parlait beaucoup. Elle est de ces féminité que j'admire. Insouciante, et vivante. Elle vient ici tous les ans et restait jusqu'en aout. Il s'agissait de la dernière soirée de ses deux copines. Princesse sentait la bière lorsqu'elle parlait. Et elle était maquillée. Elle n'arrêtait pas de répéter mon prénom, et j'aimais bien qu'il sorte de sa bouche. Elle savait que j'étais seul et m'avait invitée à prendre un verre avec elles. J'ai refusé. Enorme erreur. Je me suis contenté de les déposer au bar au bout vers le port. Je n'avais rien d'autre à faire, je les aurai déposées n'importe où. J'aurai dû prendre un verre avec elles. Mais le réflex m'a rattrapé. "Non merci c'est gentil". Et mon prénom continuait de sortir de sa bouche. "Non merci c'est gentil".
Ensuite, je me suis garé plus loin. Je n'ai pas dormi.


L'allemand:
J'ai passé 30min de ma vie à expliquer à une famille allemande comment fonctionne la station essence de St pere pescador. On y trouve l'essence la moins chère. Le père de famille a voulu en prendre pour 100euros, il en a consommé 70. Je l'avais prévenu pourtant, mais monsieur a surestimé sa voiture. Ahah. Du coup, il a gardé la pompe a la main, et m'a proposé de mettre le restant dans ma voiture. C'est ce que l'on a fait, mais avant de me servir, je lui ai quasiment tout payé même s'il ne le voulait pas. Ils avaient l'air sympa.

Bains du soir et du matin:
En Espagne, le nu est normal. J'aurai presque envie de dire qu'on dirait que les espagnols naissent nus, tandis que les français euh.. ben je sais pas. Tout ça pour dire qu'en se promenant les matins et les soirs, il n'est pas rare de les voir se baigner en toute liberté sans se cacher. De n'importe quel âge, n'importe quel sexe, seul ou à plusieurs. En y réfléchissant j'ai dû voir 6 ou 7 filles/femmes pour 1 seul homme. Après un footing, le soir sur la plage, le matin avant 7h. Le bien être à l'état pur.

L'Espagnole du Valvi:
J'avais acheté deux canettes et un paquet de gâteaux. Je sortais ma carte pour payer, et la caissière semblait galérer à ranger l'ensemble de façon stratégique dans le sac plastique . Je n'ai pas compris ce qu'elle avait voulu faire. Elle était gênée et souriait.

La cala murtra:
La cala murtra, c'est une crique comme il y en a dans les fameuses calanques de marseille. Des pins, des rochers, le brouhaha des cigales, l'eau turquoise... Pour être turquoise, elle l'est. La crique est censée être naturiste, c'est marqué sur les rochers de chaque côté et référencé sur le net. Mais non. On se trouve dans un endroit trop fréquenté par les français. Alors vous arrivez le matin, avec des espagnols nus, des couples, des gens seuls, dans une ambiance bon enfant. Au loin, un bateau pour touristes français qui fait visiter les calanques. Vous êtes nu, avec les cigales en fond sonore, au milieu d'un décor de rêve et la chanson "je ne veux pas travailler" en sourdine depuis le bateau. Une petite pensée d'un dixième de seconde pour les collègues. Un jeune couple nat s'installe à coté. Puis les heures passent et de plus en plus de français débarquent habillés et se prennent pour los reyes de la playa. Donc, ambiance de plus en plus douteuse. Certains se rhabille, je persiste, et fais de même. Cassos. En septembre, ce sera encore mieux.

La recherche de la cala tabarella:
Vers la fin de mon séjour, je suis parti à la recherche de la cala Tabarella. C'est genre la crique de rêve, perdue, accessible uniquement par bateau ou après des heures et des heures de marche. Il était 18h environ, je me suis garé, et suis parti à la recherche de la plage perdue. Ce n'était absolument pas le moment de commencer une promenade. Je marchais très vite. J'ai continué de marcher comme ça, m'enfonçant de plus en plus dans un océan de vide et de silence. Il n'y a plus de bruit si ce n'est celui de mes pas sur le chemin. Tout autour tout se tait. Quelques cailloux roulent sur mon passage. Des papillons, un lézard. Je m'arrête. Je suis seul au monde. Seul dans mon monde. Il semble ne plus rien y avoir autour de moi. Seul dans mon monde. Sans bruit. Je reprends ma marche vers le profond jusqu'à tomber sur un panneau qui indiquait tout droit la ville suivante, à gauche l'endroit d'où je viens. Un chemin part à droite, en direction de la mer. Je choisis donc de tourner à droite. Je marche, je continue de marcher, quand tout à coup, la crise cardiaque. Un chien était caché dans les buissons, il aboie de toutes ses forces, bien droit sur ses quatre pattes. Il est tout de suite accompagné par 7 autres chiens qui font de même, et qui avancent sur moi. Je me demande s'ils vont me manger. Il y a un énorme vacarme qui me déchire le coeur. Je fais évidemment demi tour en marchant. Deux des chiens me suivent et me suivront sur plusieurs kilomètres dans la garrigue. J'ai proposé des bonbons chimiques à l'un d'entre eux, mais il n'en a pas voulu. Lorsqu'ils m'ont quitté, il se faisait très tard. J'ai couru.


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C'est en faisant des choses extraordinaires que l'on rencontre des gens extraordinaires.



Vous, je ne vous ai jamais compris.
Au final, j'ai toujours été déçu.



Samedi 23 juillet 2011 à 23:49



FIN.



Vendredi 4 novembre 2011 à 22:46



J'entends des bruits par dessus la musique que j'ai mise dans mes oreilles. Je ne sais pas ce qu'ils font derrière les murs blancs de mon appartement. Je ne sais pas ce qu'ils font tous ces gens. Je ne sais pas ce qu'ils cherchent, où ils vont. Je ne sais pas ce qu'ils grattent, je ne sais pas vers quoi ils courent. Je n'ai jamais su. Je ne sais pas s'ils sont vraiment cons ou s'ils sont juste aveuglés par ce qu'on a bien voulu qu'ils deviennent. 

J'ai trouvé vers quoi je cours.

J'ai trop souvent cru, à tort, que la route se resserrait, que les chemins devenaient étroits et que je devais continuer tout droit.
Mon esprit est ailleurs. Bien plus loin. Au delà des frontières
. Et plus encore.
Mais. Je ne suis pas seul.

C'est l'histoire d'un couple espagnol, c'est l'histoire d'un breton.
C'est l'histoire d'Ikéa et d'une tante Décathlon.
C'est l'histoire d'un serveur dans un petit hotel,
C'est l'histoire d'une main, d'une vie sans pareil.

C'est un chapitre secret que l'on insert dans un journal intime.

Reculer, prendre son élan, courir et sauter.
Les ennuis laissés derrière, ne penser à rien d'autre qu'à Vivre.
Adios la maladie,
Adios les médicaments,
Adieu les connards,

Droit de rêver. Droit d'exister. Droit de ressentir et de vivre. -Accordé-


C'est ainsi qu'un lundi 29 août, tout se trouvait très exactement là où tout devait se trouver. L'Espagne, la ville, ce parking, elle, moi, nous, là. C'est pas comme s'il ne restait plus qu'un pas entre nous. Un. Paf. Un livre qui s'ouvre.

Ce livre est en faux cuir. Il renferme ses mots. On aurait dit une petite fille terrorisée de voir enfin la lumière du jour. Le soleil dans les yeux, les lunettes de soleil dans ses cheveux, ses yeux inadmissibles et un sourire qui voulait tout dire. Je lui ai fait découvrir mon monde, celui que j'ai découvert tout seul, sans parents, sans loi, sans éducation. Je l'ai emmené dans ces endroits où j'ai vécu l'Instant, ces endroits où je me sens vivant.

Parfois, alors qu'on marchait, le paysage se découvrait devant nous et elle s'arrêtait. Je n'entendais plus ses pas alors je me retournais. Systématiquement, elle marquait un temps d'arrêt: "putain..". Je ne sais pas si elle fait ça souvent ou non. Toujours est-il que nous avons passé deux semaines en Espagne. Nous avions justement prévu de ne pas nous rencontrer (ou presque). Jamais. J A M A I S. Nous nous connaissions de cowblog. Quelques années à parler. Deux ? A se disputer, se détester. Alors c'est une histoire en plus de gens rencontrés sur le net. C'est une histoire entre deux personnes entre qui il ne restait qu'un pas un lundi à 21h. C'est l'histoire d'une rencontre Ailleurs qui aurait pu durer quelques minutes ou quelques heures. On ne s'est plus quitté pendant un mois. Pas mal pour une première rencontre ;)

Je ne savais pas vraiment qui j'étais "en vrai" avant ce pas qui nous séparait. Je n'ai jamais connu personne à part ma famille et une ou deux amitiés courtes et éphémères. Dans le cas présent, nous ne partions pas sur les mêmes bases étant donné que dans la vie de tous les jours, chacun porte son 'soi disant' plus beau costume, son masque le plus flou, sa personnalité la plus plate ou la plus fausse. Mais oui, on ment, on sourit parce que la situation le demande, etc. On devient celui que les gens veulent que l'on soit. Nous on se rencontrait en étant déjà vrai de fond en comble.
Je me dis parfois que certaines personnes sont si aveuglées par la société de consommation et du paraitre qu'elle ne pourraient jamais comprendre à quel point il est possible un jour de Ressentir. Se mettre au milieu de rien, de quitter ses vêtements, de quitter les ennuis, la tristesse, les soucis, les maux, et tout envoyer bouler.
Être là, nus, entourés par ce qui nous a poussé jusqu'ici: la Liberté et la Vérité nues.
Ce qui signifie qu'il n'y a plus rien d'autre autour. R I E N.

C'est ce que nous avons fait.

Ces mots n'ont aucune importance pour vous. Ils sont petits, plats, sans goût et sans odeur. Vous lisez à toute vitesse parce que l'heure tourne et qu'il faut faire vite.
Ces mots sont tout pour moi. Je tremble, je les ressens au plus profond dans mon ventre comme vous ne pourrez jamais les ressentir.
A part toi.

Nous nous sommes assis sur ce banc en bois à côté du phare le premier soir. Vue plongeante sur la mer. Et quelle vue... C'est comme s'il n'y avait qu'ici qu'on pouvait se retrouver. A gauche les lumières de Llança, à droite le scintillement de Puerto, les clignotements du phare, les lumières au sol avec le nom de la ville inscrit dessus. Nous nous sommes fait dévorer par les moustiques d'ailleurs. Je me suis découvert piplette contre toute attente. Pour la simple et bonne raison que nous avons toujours été nous même l'un envers l'autre. Nous avons toujours tout partagé. On s'est tout dit, rien caché. Aucun tabou. Quel soulagement de pouvoir enfin être soi même.


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Sur le parking du phare les habituels campeurs à l'arrache. Voiture, camionnette, camping car. Ces gens qui sont comme nous. Qui ne s'encombrent de rien d'autre que de leurs yeux qui ramèneront un lot de souvenirs indéfinissables.

Puerto. lol. Un espagnol de puta madre. Vale.

J'étais en Espagne depuis 3 jours. A l'hotel Carbonell c'était assez surréaliste, je crois que l'on était chacun un peu perdu, ne sachant plus vraiment ce qui était réel, ce qui ne l'était pas. Visiblement tout l'était. Au petit déjeuner, je ne sais pas pourquoi on a des places attribuées, les deux serveurs ont vraiment l'air gentils. Ils ont des têtes que l'on oublie pas. J'étais déjà venu l'an dernier. La blonde de l'accueil m'avait reconnu, elle se souvenait même de ma chambre. Elle m'a redonnée la même.

Un soir nous marchions sur une des criques de Cadaques, il faisait quasi nuit noire, nous étions éclairé par le lampadaires de la petite route plus haut. Je vis une petite lumière rouge qui clignotait: "Nan regarde! Y'a un blackberry!" Puis au même moment où je disais cela, nous nous approchions et je vis que quelqu'un appelait. Je l'ai pris "Euh, Hola!" "...." "Euh.. el telefono esta en la playa" lol. Donc forcément la fille que j'avais au téléphone ne comprenait rien et elle me passa son copain qui me dit "Hola que tal?" Je fus surpris et explosa de rire en répondant à cet illustre inconnu: "Bien y tu?". bref, je répéta ma phrase qui ne voulait rien dire en précisant tout de même où nous étions, suite à quoi il me dit qu'il avait compris et qu'ils arrivaient. Vale.


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Sur la plage du camping de Llança j'ai tenté de t'apprendre à faire des ricochets, en vain. Ce soir là était le seul où nous ne savions pas où dormir, alors que la nuit tombait. Nous étions assis sur les petits galets au bord de l'eau.

Je ne voulais pas que l'on fasse de naturisme ensemble. J'en avais déjà fait de nombreuses fois seul, j'aurai pu en faire avec la terre entière, mais pas avec elle, je ne voulais pas. Elle n'en avait jamais fait, on en avait parlé et je lui avais conseillé la platja del borro pour sa première fois. Je l'ai donc accompagnée dès le lendemain matin. Je suis reparti de mon côté au Cap de creus retrouver l'étendu désertique. Les rochers, la mer, le silence et moi. L'endroit est toujours fidèle à lui même. Mais cette solitude ne m'inspirait plus autant. Je m'installe à cet endroit au panorama extraordinaire, avec mes mouettes, leurs cris, le bruit de l'eau et la brise légère. Je me sentais trop seul pour une fois. Installé là bas je reçois un sms. C'est ainsi que Madame a connue sa première expérience naturiste à 11h05. Me concernant, dix minutes plus tard je me rhabille et fais le chemin inverse, un peu frustré de ne pas y être, moi, sur cette plage magique.


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Nous sommes resté dans cet hotel qui semblait n'appartenir qu'à nous plusieurs nuits. Nous nous sommes retrouvés pour un petit apéro sur une terrasse au deuxième étage très design avec canapés et fauteuils en cuir blanc. Je ne sais pas si c'était à cause de la sangria héhé, ou même des Princes (ça casse un peu le mythe) mais nous avons ri jusque tard.


Pourquoi l'espagne ? Hmm en dehors du fait qu'il fait beau, chaud, que la mer est bonne, que la langue espagnole est la plus belle qui soit et que je craque sur les "vale", c'est aussi parce que la mentalité n'est pas du tout la même qu'en France. Dommage qu'il y ait autant de cabron de français qui viennent faire chier le monde. C'est rien de le dire et ça fera l'objet d'une autre paragraphe. En Espagne, c'est bête à dire mais on a le droit d'être libre. C'est pour cela que l'on retrouve plein de naturistes dans les petites criques ou même en bord de ville, n'importe où. On a le droit d'être nu. Le droit d'être soi. En France, cela est interdit par la loi en dehors des zones prévues à cet effet. Et les textiles ne semblent pas avoir conscience de la chose suivante, c'est que l'on a détruit tous les camps que l'on puisse imaginer (nazis etc), un seul type subsiste: les "camps" naturistes. Car c'est de cela qu'il s'agit. Nous sommes nés nus, nous sommes ce qui se fait de mieux en terme de respect de l'autre et de notre environnement, de paix, etc, et on nous enferme, on nous cloture. Des piquets, des barbelés, de hauts murs. Et si l'on se montre tel que l'on est, c'est 1 an de prison et quinze mille euros d'amande. C'est le prix à payer en France. Pour être Soi.
On nait nu, mais si on le reste, on va en prison.
Fin de la parenthèse.



Entre le phare et l'Arola, la promenade est magnifique, on voit des naturistes dans le contre bas alors qu'en aucun cas c'est nat, cela ne dérange personne, au contraire. Tant de gens ici semblent venir chercher la même chose. Pouvoir vivre simplement, tel que l'on est.


Au début de notre séjour, en rentrant de Cadaques une nuit, nous avons fait une halte sur le parking qui est au bord de l'eau à côté de l'hotel Arola. J'ai coupé le moteur et nous avons écouté FM "Guide me home" et "How can I go on". Je pense qu'il était nécessaire de prendre ici la juste mesure de ce que nous vivions. Peut-être que ça craind. Peut-être que c'est beau. Pour moi il n'y a rien de plus beau.





Nous nous sommes ensuite dirigés vers l'hotel l'arola de Puerto. C'est un hotel qui a les pieds dans l'eau et qui est dirigé par Maria depuis bien longtemps à mon avis. Cette hotel je le connais très bien car j'y suis allé plusieurs fois depuis quelques années, mais seul. A notre arrivée Maria ne semble pas m'avoir reconnu, je ne sais pas. En tout cas, le serveur lui, m'a reconnu et m'a fait un grand signe. J'adore! Il est jeune, grand châtain et les yeux bleus. Il y a aussi une française avec Maria mais nous ne l'avions pas vu cette fois là. Bref, une sacrée équipe que l'on a juste envie de retrouver années après années. Cette fois ci nous n'avions pris qu'une chambre pour nous deux. Nous avions une vue magnifique sur la baie de Puerto et nous passions de longues soirées devant cette magnificience. A regarder les gens du "camping" en contre bas faire des aller retour jusqu'aux sanitaires en peignoir ou pour faire la vaisselle. A regarder les scintillements de Puerto, les reflets sur la mer. La vie des gens en dessous, les chiens, les petits enfants. Français Anglais Nl et autres. Bref, des gens en vacances qui savent ce qu'il y a à trouver ici, contrairement aux voitures qui passent devant l'hotel sans jamais savoir ce qu'il y a à découvrir, et à quel prix (par très cher comparé au reste, à l'emplacement, etc!). Nous restions assis en fin de journée sur le balcon, Elle écrivait dans son journal, moi je regardais simplement la vie en face. Les toilettes et les douches sont sur le palier mais je n'ai jamais personne d'autre que moi les utiliser.


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Le matin, le petit déjeuner avec vue sur la mer est sans équivalent. En revanche il y avait rupture de chocolat chaud! Alors nous prenions un grand verre de lait et nos voisins de table nous prêtaient leur chocolat en poudre XD. Enorme.
Un matin, le serveur était dehors en train de refaire le monde avec des vieux, alors qu'un monsieur était à l'intérieur et attendait qu'on le serve. Maria a donc appelé le serveur qui s'est empressé d'arriver, tout gêné d'avoir fauté. Cela lui a couté de malheureux pas chassés incontrôlés qui semblaient venir d'un autre monde. Ce qui a valu un fou rire d'Aurélie.
Un soir nous avons mangé sur les estrades de la plage de pauvres pains de mie saucisson. Un gros relou de français a passé son temps à gueuler au téléphone à coté. Quand nous partions, il fallait rejoindre l'hotel en traversant la plage dans le noir complet, mais nous étions équipés de lampes de poche. Nous nous étions mis au défi de ne pas les utiliser. Mais Aurélie a craqué! A cause de la dame blanche.
Qu'est ce que la dame blanche ? Mais si vous savez c'est ce genre de femme fantôme (ou pas) qui débarque au milieu de nulle part en robe blanche dans le noir. Une nuit en revenant de Cadaques nous nous étions fait peur avec ça. Seuls dans la nuit noire au milieu de la pampa espagnole c'est assez sympa. Petit bad trip mine de rien =). Quand vient la nuit il ne faut plus y penser sinon on en voit partout !
Les matins on disait à Maria qu'on allait finalement rester une nuit de plus. C'était comme d'habitude au jour le jour, suivant nos envies.


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Pendant que tu soignais tes coups de soleil, je suis allé au Cap côté Puerto. J'ai passé un bout d'après midi là bas dans ce décor de rêve. Malheureusement ce jour là j'ai pu suivre pendant une heure de l'autre côté de la rive un voyeur qui matait un couple sur le contrebas. Horrible. A jamais incompréhensible. Bref. Les instants passés là bas n'en restent pas moins extraordinaires. A la fin de la journée, je partais et en remontant le chemin, j'arrivais au niveau de la voie sans issue où tout le monde se gare, je suivait un habitué du 66 qui rentrait dans son 4x4. Le "parking" surplombe cette grande crique à l'eau turquoise. Le monsieur ouvre la porte, insère la clé et met le contact. S'en suit une musique assez forte, celle des innocents "L'autre finistère" cinq secondes avant la coupure où l'on entend la mer et les mouettes. L'instant Parfait.
Ensuite je suis venu te récupérer à l'hotel et nous sommes resté quelques heures sur une petite crique toute proche. J'ai remis le maillot ce qui m'a valu de ne pas pouvoir en profiter pleinement. Quelle sensation étrange de revenir en arrière, de sortir de l'eau le maillot de bain qui colle et qui pèse lourd.



Un soir, nous sommes allé au resto à Puerto, Aurélie a pris une pizza aux fruits de mer et moi des lasagnes. Nous avions plus l'habitude de manger, elle n'a pas fini sa pizza!^^ En revanche elle a fini les morceaux de pommes qui étaient dans sa sangria, bel exploit.


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Après 3 nuits à l'Arola, nous sommes parti dans un camping que j'avais trouvé presque par hasard la veille. Nous sommes tombés sur un espagnol qui était à l'accueil qui nous indiquait qu'il n'avait plus de place, mais qu'il allait demandait à quelqu'un d'autre. C'est ainsi que nous avons rencontré Annick et son mari un couple de Valencienne qui louaient des mobilhomes dans une partie du camping. Ils nous ont laissé les clés d'un mobilhome tranquille avec pour unique voisins un couple plus loin dans la diagonale. Pas de voisins directs. La tranquillité. Nous avons pris deux ou trois nuits pour commencer, puis chaque matin nous allions rajouter un jour. C'est ainsi que nous y sommes resté une semaine.
Pour notre premier jour là bas, il n'a pas fait beau, il a carrément plu toute le journée. Au début il tombait trois fois rien, nous sommes donc allé en promenade a pieds. J'avais repéré il y a quelques mois une plage de l'autre côté de la montagne qui semblait super inaccessible de la route. Une fois arrivés en haut, il s'est mis à tomber fort. Nous nous sommes abrités comme on a pu sous des pins, seulement ceux ci n'étaient pas si étanches que ça. D'en haut nous avions une belle vue panoramique. Heureusement, nous avions emmené avec nous nos serviettes de plages qui nous ont donc servi à.. rien si ce n'est nous abrité de serviettes mouillées. Au bout d'une heure sous le pins, il pleuvait toujours aussi fort, nous avons donc décidé de faire demi tour. Le sentier qui n'était à la base pas très praticable était devenu difficile. En fait, il longe une haute falaise. Les trois quart du chemin parcourus, Aurélie proposait de finir en farandole ptdr. (un reste de sangria dans le nez sans doute). J'entamais donc ma farandole mort de rire en laissant sur le carreau Aurélie qui tomba sur un rocher. Une sacrée glissade qui lui a valu un méga hématome. Sur le coup ça nous a moins fait rire (sauf moi car j'avais un fou rire que j'avais du mal à contenir) car elle semblait ne plus pouvoir marcher. Il continuait de pleuvoir à torrent et la journée virait au cauchemar. Nous avons marché jusqu'à la ville, où je l'ai laissée pour retourner en courant chercher la voiture au camping et la ramener. Après une bonne douche au Karité tout allait mieux.

Le lendemain nous avons même pu y retourner, et nous avons découvert des endroits isolés. Nous avons continué jusqu'à une crique, qui se trouve être la petite soeur de la plage de Garbet, qui est quant à elle accessible en voiture. Nous nous sommes rendu compte ensuite que nous pourrions nous rendre sur cette crique aisément par la plage de Garbet et ensuite il fallait longer les rocher, mettre un peu les pieds dans l'eau pour y accéder. Ce jour là il restait encore de nombreux nuages, nous nous sommes assis à cette crique, avons pris des photos puis nous sommes repartis.  Tous les jours qui suivrons seront ensoleillés et chauds, une chance pour un mois de septembre.
Le soirs, nous prenions un petit apéro olives coca qui était devenu notre rituel. Je regardais ses mains. Puis je lui ai demandé si je pouvais toucher sa main. J'en avais envie depuis si longtemps. Je ne sais pas pourquoi. Toucher une main, la prendre, c'est comme se rendre compte que l'on est pas seul, quelque chose comme ça, non ? Je l'ai prise et cet acte qui me semblait interdit depuis toujours m'a valu un flot de ressentis que je ne maitrisais plus. C'était excessivement fort. J'ai résisté quelques secondes, je l'ai tenue, puis je suis rentré dans le mobilhome pendant plusieurs dizaines de minutes, j'étais à rien de pleurer.
Sans doute le cumul de tout ce que l'on avait vécu en si peu de temps. Et prendre sa main a fait débordé le tout. Le temps de reprendre ses esprits, de faire la vaisselle, de prendre une douche et tout allait mieux.

Alors que nous marchions un soir à Cadaqués, nous nous rapprochions d'un couple parmi les nombreux couples, la femme était assise sur le haut des rochers en bord de route et son mari était sur le contre bas muni de son appareil photo pour photographier les bateau. Alors qu'il terminait sa descente, la femme émit deux petits sifflements pour l'interpeler avec une petite coquinerie au fond des yeux et du sourire. Son mari se retourna et elle souleva plus ou moins discrètement sa jupe. lol Inoubliable.

Les courses, c'est Valvi. Et ce couple de vagabond qui nous a demandé si nous allions à "Puerto". lol
Il y avait aussi le grand Spar. Le temps que je retrouve mes affaires et que je me rhabille nous étions dans le hall et le vendeur de vins nous a vu ainsi plusieurs fois.

Mardi 6 septembre, à 16h. C'est très exactement le moment où nous nous sommes mis nus ensemble pour la première fois. Sur cette crique. Notre crique. Comme prévu, les premières sensations sont assez difficiles étant donné que nous nous connaissons, mais le cap est très vite passé. Cela n'aura duré que quelques courtes secondes. Depuis le temps, on se connait et l'on sait que nous avons la même façon de voir les choses sur le sujet. Donc tout se passe très vite et surtout très naturellement.


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Petit, j'avais peur qu'il y ait des fantômes dans ma chambre, ou pour être plus précis, des espèces de gens cachés qui voulaient me tuer. Je ne vérifiais pas pour autant les armoires, les placards et compagnie. J'avais aussi peur que des hommes débarquent en tenue de cosmonaute dans ma chambre en pleine nuit, c'était ma plus grande peur. Et enfin, que des gens armés ouvrent la porte et tirent plusieurs coups en direction du lit. Terrorisé, traumatisé ? je ne sais pas. Quand on est petit, on écoute nos parents, j'avais pour seul but qu'ils soient fiers de moi. On regarde la télévision aussi. On comprend assez vite ce qu'il est interdit de faire, ainsi que ce qu'il est déconseillé de faire en présence de telles ou telles personnes, parce que c'est mal vu, que ça ne se fait pas et compagnie. C'est comme cela que j'ai appris à avoir peur des homos, des nains, des prostituées, des sdf, et j'en passe. Seulement j'ai grandi un peu. Et je me suis mis, très vite, à me poser des tonnes de questions d'incompréhension face aux comportements des gens. Faute de rencontrer du monde en vrai, j'ai parlé à des gens sur internet pour essayer de trouver des réponses. Chaque personne est tellement riche de choses, chaque personne porte son lot de vécu, de souvenirs, de façons de comprendre, d'interpréter, de réagir, d'agir, de penser. Et... rien. Je ne m'étendrai pas sur le sujet étant donné que celui ci tend vers l'infini. Tout ça pour dire que j'ai compris que nous avions tous un vécu, une histoire. Et ce vécu nous pousse à devenir peu à peu celui que l'on devient. Moi j'ai toujours eu l'impression de manquer de liberté, et j'ai très peur de la mort. Pas la mienne mais celle des autres. Je m'égare. Je voulais simplement dire que chacun a le droit de devenir ce qu'il veut du moment qu'il n'embête pas les autres, qu'il ne fait pas de mal. Je regardais un reportage l'autre jour où un mec de mon age portait des mini jupes, des talons, etc. Cela peut paraitre étrange au premier abord, certes. Mais ce mec était super gentil, il ne faisait de mal à personne. Pendant le reportage, alors qu'il se promenait dans un parc quasi désert avec sa copine, deux mecs d'une quarantaine d'années sont venu le courser, le faire chier, l'insulter, etc. Pour quoi ? Pour rien. Cette courte séquence m'aura choqué. Je parle de ça car c'est le même principe pour les naturistes. Certaines personnes sont tellement fermées d'esprit, qu'elles voit en cela de l'exhibition sexuelle. J'ai eu beau tourner le truc dans tous les sens, je ne comprends pas et ne pourrai jamais comprendre pourquoi ces personnes ne voient pas la même chose que moi. Nous sommes tous différents, chacun devrait vivre tel qu'il est vraiment au fond. Être soi, sans quoi il n'y a aucun intérêt. J'aime la diversité, la force et la magie qu'il y a en chacun. Et tous ces autres cons, je les raye de ma vie.


A Empuriabrava, nous avons tenté la grande plage typique costa bravo mais au milieu du parc naturel. Seulement, en plus d'y avoir de nombreuses méduses, l'ambiance semblait beaucoup trop douteuse. Il faut dire que j'avais eu une très mauvais expérience quelques jours plus tôt. Je n'en parlerai pas pour que vous ne fassiez pas d'amalgame. Nous sommes donc parti aussi vite que nous sommes arrivés. Quel dommage.

Permettez moi d'ouvrir une parenthèse de colère et de haine: Les cabron de puta madre de français sur la platja d'El Burro. Nous avions décidé de passer l'un de nos derniers moments en espagne sur la fameuse crique connue et reconnue. Y aller ensemble cette fois. Nous nous y sommes rendu, il était d'ores et déjà un peu tard, il y avait plusieurs couples, hommes seuls, femmes seules. La journée commençait sous les meilleurs hospices. Puis vint un groupes d'une quinzaines de randonneurs. Nous les regardions de loin, car on entendait qu'eux. On pensait qu'ils n'étaient que de passage, seulement ils approchaient de plus en plus, jusqu'à venir se planter en plein milieu de la crique. Avant leur arrivée, tout était calme et plaisir, nous étions dans un autre monde. Puis ils restaient là, à parler fort, à gueuler, comme des vieux bofs de français de merde. Pour planter le décor, comme chacun le sait les plages et criques nat sont pour le moins hyper rares, et cette crique où nous étions est la seule où la nudité est à peu près respectée par tous. De l'autre côté du monticule, une autre crique, plus grande, et textile celle là. Mais non. Ces connards de français ont décidé de s'installer ici. En plein milieu. Alors évidemment tout le monde les regardaient, ces sans gênes. Et là, le meneur, le grande gueule de base, ce petit vieux français raciste, homophobe, et tout ce que la connerie humaine peut rassembler sort cette phrase qui m'a tétanisé de dégoût: "On arrive à un paradoxe où c'est la normalité qui dérange". La normalité ? La normalité.. Gros con. Quel gros connard de merde. La normalité. J'ai plusieurs fois ressenti cela en Espagne. Mais cette sensation atteignait son paroxysme: LA HONTE D'ETRE FRANCAIS. Bien sûr j'aurai dû me lever et lui casser la gueule, ou simplement essayer de lui expliquer combien ils n'avaient rien à faire ici. Seulement j'étais nu, et ma nudité me bloquait pour aller me lever et leur parler, ou autre chose. J'aurai pu remettre mon short, seulement c'est tout à fait contraire à l'éthique du naturisme. Cela signifierai que je donnerai raison à de tels propos, etc. Puis ils sont allé se baigner, vider la mer de tous ces oursins, à gueuler à chaque fois qu'ils voyaient quelque chose dans l'eau, ces cons, avec leurs masques tubas maillots tête de cons. Je vous passerai l'épisode où ce connard a à nouveau eu des propos surréalistes de méchanceté et de connerie qui concernaient directement Aurélie.   
Cette crique s'est vidée, petit à petit les couples s'en allaient, une femme habituée des lieux allait parler à un homme habitué lui aussi, elle lui racontait, désespérée, puis s'en allait. Nous avons décidé de rester un peu et ne pas se laisser emmerder par tous ces propos. Puis au bout d'une demie heure, alors qu'Aurélie commençait à s'endormir je lui ai dit que je voulais partir, ne supportant plus tout ça. Nous nous sommes rhabillé, puis nous sommes parti en laissant une maigre phrase à leur égard.
Nous sommes retourné sur notre crique où tout a commencé, nous avons retrouvé notre couple ami naturiste espagnol.

Ah.. parlons en de ce couple. Nous avions trouvé la crique sur laquelle nous allions passé toutes nos dernières journées. Elle est séparée de la foule, quelques rares personnes passent en journée. Nous nous installions tous les matins et nous étions les premiers. On se mettait au fond pour n'être embêté par personne. Un couple la quarantaine s'était installé près de nous la première fois. C'est toujours la même chose, on se demande si la/les personne(s) vont se dénuder ou non. Les paris sont lancés. A ce jeu là on était pas mauvais. Bref, ce couple était magnifique de gentillesse et de simplicité. Ce qui fait leur particularité, c'est qu'en partant après notre première journée ensemble, ils nous ont fait un grand signe pour dire au revoir, auquel j'ai répondu. Ce signe représente des tonnes de choses pour moi. Je découvrais que je n'étais pas le seul à ressentir quelque chose comme cela. Ce besoin de dire "c'était bien, merci, j'espère que l'on se reverra". Et l'on s'est revu. Tous les jours qui suivirent. J'aurai pu passer ma vie avec eux.
Les jours qui suivaient se ressemblaient, nous nous faisions de grands sourires, des Hola, des Adios, des signes de la main. La femme était d'une beauté sans nom lorsqu'elle rentrait dans l'eau, le soleil en fond. Lui, il embarquait son masque et son tuba et explorait les fonds sous marins plus loin.
Un jours, il n'y a eu que des naturistes sur la plage. La journée parfaite. D'autres fois c'était plus mitigé. Et enfin, que des textiles. Sauf le couple et nous qui faisions de la résistance. Ensemble nous ne risquions rien. Nous étions l'affirmation de soi, le corps libéré de tout dictat.


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Au Cap de Creus on avait peur d'avoir la même amende qu'avait eu la voiture après le virage, à savoir deux cent euros. Deux cent euros pour s'être garé sur le côté, comme nous.  Je pense que l'on a bien fait de bouger la voiture de telle sorte qu'il n'y ait pas de roue sur la route !
L'avantage du cap c'est qu'ils étaient en train de mettre de gros bouts de rochers pour empêcher les voitures de sa garer là où il était à peu près possible de le faire. Il n'y avait déjà pas grand monde dans ce petit paradis, mais alors qu'est ce que ça va être l'année prochaine! Par contre il faudra marcher encore plus. Mais ce n'est rien.

Une fin de journée on s'était installé sur un gros bloc béton à coté de Cadaques, où je lui dis que je m'installe "souvent" seul ici pour "faire le point". Il surplombe la mer et les rochers où il se passe toujours des choses intéressantes. C'est un petit toit du monde. Elle allonge sa serviette de plage derrière son dos et allonge ses jambes qui pendent dans le vide. On est là tous les deux, on se prend la main, et pendant que je regarde la mer, elle s'endort. Au bout d'un moment je lui parle et la réveille sans faire exprès.


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On va dans les calanques près de Roses. Je lui montre la cala Murtra, etc. Le lieu est magnifique et il reste tant à y découvrir encore.. Mais on ne reste pas longtemps, car elle est pleine de coups de soleil et avec ça on constate avec désolation la quantité de textiles dans ces trop rares endroits très clairement indiqués platja nudista. Quel gâchis.


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Une fin de journée alors que j'étais frustré emprisonné dans mes vêtement je partais en randonnée le long de la mer à la recherche d'un endroit tranquille pendant qu'Aurélie soignait ses coups de soleil. J'arrivais à mon but dans un endroit désert. Il n'y avait pas un bruit si ce n'est un jet d'eau sur la colline en face. Je n'osa pas me déshabiller me sentant trop seul. J'entamais donc une pomme assis au bord de l'eau adossé aux rochers. Il y a une crique à ma gauche que je ne vois pas parce qu'il y a un rocher devant avec de la végétation. Puis subitement j'entends des mouvements dans l'eau. Je tourne la tête et je vois débarquer une déesse grecque, nue, au corps sublime. Elle avance dans ma direction et s'écroule dans l'eau en poussant un cri de gémissement de de bien être. Moi j'étais là, habillé et frustré comme un con. Elle se releva et reparti rejoindre son copain qui était resté sur la plage. En partant une heure plus tard je vis qu'il s'agissait d'un couple de choubab, le mec avait des dreads. Ils avaient installé un petit campement, ils allaient passer la nuit sur cette petite crique. Ah, puis ils étaient en train de faire l'amour jusqu'à ce que j'arrive. S'ils savaient..

Il y avait ce petit gamin qui poussait son bac en plastique comme un caddie de supermarché. Je ne sais pas si c'est parce qu'il était excessivement mignon, si c'était parce que sa maman était excessivement belle, si c'est parce qu'il y avait trop de vent ce jour là, ou le tout réuni, mais j'avais l'impression que je n'aurai jamais pu être rassasié de cette petite mise en scène improvisée.

Il y a eu aussi ce petit moment à essayer de savoir si l'on pouvait accéder à une île anciennement déserte à la nage ou s'il fallait emprunter une petite barque. On saura pour la prochaine fois que la traversée se tente facilement à la nage. Mais j'ai un peu peur, je crois que je suis claustrophobe. Pendant ce temps il y avait un homme nu et sa femme habillée derrière le virage sur la route.


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Tu te souviens du couple dans le camping qui était à côté de nous ? La dame arrêtait pas de gueuler et stresser le monsieur qui ne disait jamais rien. On aura ri un paquet de fois de leurs conneries. Surtout ce jour là où il y avait ce petit chat qui était venu nous demander à manger. La suite, on la voyait venir gros comme une maison. Le petit chat est allé voir la vieille qui s'excitait après son mari, ni une ni deux elle lui donna à manger. D'autres chats débarquaient pour piquer la nourriture du premier, du coup elle jetait d'autant plus de bouffe, sans que le chat concerné puisse manger quoi que ce soit. une fois qu'elle a arrêté d'en distribuer, tous les chats miaulaient et attendaient qu'elle en jette d'autre. Elle arrêtait pas de leur parler lol. Bref. 
Ceci dit ils étaient très gentils. Spéciaux mais gentils.


La dernière nuit, trois jeunes allemands s'installent de l'autre côté du chemin dans une tente.

Le dernier soir, nous sommes sortis dans le but de manger des tapas au pati blanc. Aurélie s'était vêtu de sa plus belle tenue.. transparente! façon prostituée de la Jonquera ce qui nous a valu quelques rires amers de dernière soirée. Après avoir tourné en rond devant le resto nous sommes finalement retourné à Cadaques. Nous avons laissé la voiture dans un endroit bien sombre, là où règnent les zombis et les dames blanches, puis nous avons marché. Nous nous sommes assis sur le rebord entre la route et la mer, avec vue sur la ville. Les silences semblaient avoir remplacé la piplette du premier jour. Beaucoup de souvenirs, beaucoup de choses vécues en si peu de temps. Des souvenir plein la tête et plus encore.


Sur la côte de Cadaques il y a souvent des gens nus, tous les jours, éparpillés. Comme cet homme qui déposait ses poubelles devant la petite île. Tu te souviens après il est repassé en voiture pour repartir, tu as jeté un oeil discret pour tenter de vérifier qu'il s'agissait bien du même homme lol. Bref, Cadaques est Magique.


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Sur la route du retour nous avons fait une halte à Port la Nouvelle pour passer quelques heures sur une immense plage de sable fin avec plein de couples naturistes éparpillés un peu partout. Je m'y étais égaré à tout hasard lorsque je descendais deux semaines auparavant. Après avoir passé un tout petit pont et quitté la route goudronnée, nous avons roulé sur la plage pendant un à deux kilomètres. Nous avons laissé la voiture en plein milieu dans le fond de plage comme d'autres et c'est avec un pas pressé que nous avons joué les prolongations. Nous avons traversé la plage plein d'envie puis nous avons jeté nos sacs, nos serviettes et nos vêtements à terre pour finir à l'eau.


...

Dimanche 11 décembre 2011 à 11:38

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Samedi 24 décembre 2011 à 13:24





Après plusieurs jours passés chez moi à Lyon, et en voyant la météo qu'ils annonçaient, je proposais à Aurélie un week end prolongé à la mer. Nous ne savions pas vraiment ce qui nous attendait et quitte à tout faire à l'arrache, je posais mon lundi et mardi en congés et le vendredi soir nous partions à Décathlon acheter une tente pour l'occasion. Après quelques minutes de réflexion nous options pour la tente 3 personnes. Le magasin allait fermer d'ici 10min et le vendeur nous proposa une démo de dépliage/repliage de tente 4 personnes. Un couple se joignait à nous pour regarder le gentil vendeur oeuvrer. Je n'avais rien compris au repliage mais je comptais sur Aurélie le moment venu! Le vendeur nous proposa de venir faire un essai le lendemain, et c'est avec un plaisir non dissimulé que nous lui avons répondu que nous ne pourrions pas étant donné que nous serions déjà à la plage.

Et c'est ainsi que nous partions le lendemain matin pour 4 jours qui resterons inoubliables direction la vie sauvage de Camargue.

Après 2h30 de route nous arrivions au Salin de Giraud. A partir de là il restait une demie heure de petite route qui s'arrête net une centaine de mètres devant la mer. Après quelques minutes à se demander ce que nous faisions là, Aurélie m'avoua que pour l'instant elle le sentait moyen. A partir de là il n'y a plus de route, deux choix s'offrent à nous: Rouler sur la plage à gauche côté naturistes, rouler sur la plage à droite côté textiles. La suite, vous la connaissez. Nous roulons donc le long de la plage mais ne voyons que des gens habillés, il faut dire qu'à notre arrivé le temps n'était pas au mieux.


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Seulement les choses devinrent de plus en plus explicites...


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Ce petit panneau a tout de suite mis les points sur les "i", ou devrai-je dire les petits coeurs!! Toujours est-il qu'il s'agissait de la porte d'entrée d'un monde surréaliste. Un rêve. La porte d'entrée d'un monde sans égal. Adieu les codes. Ici commence la Liberté. Derrière cette pancarte se trouvait le noyau d'irréductibles, façon bronzage merguez. La plage continuait sur plusieurs kilomètres jusqu'au Rhône, c'est ainsi que s'étendait la zone naturiste.

Le premier soir nous nous sommes installé à l'endroit où il y avait le moins de camping-car histoire de s'acclimater et prendre la température. Nous avons cherché un coin dans le fond de la plage, à coté des traces de véhicules, histoire de ne pas déranger, mais nous n'étions pas inspiré plus que ça. La vérité c'est que l'immense plage nous tendait les bras. Puisque nous aimons tout faire à l'arrache, nous avons marché en direction de la mer pour planter la tente en plein milieu de la plage (pas trop près en cas de vagues ou marrées). C'était une envie que nous avions en commun depuis un moment, alors autant aller jusqu'au bout du trip. Et quel trip.

Derrière nous, des anglais. Une couple et leur bébé dans un camion bleu. Nous étions d'abord a la limite entre zone nat et textile. Ces anglais en était le parfait exemple étant donné que parfois ils étaient habillés, et d'autres fois nus. Le lendemain, nous avions bien compris que nous n'étions pas vraiment en zone libre. Ce matin là, Aurélie est partie à la mer prendre un bain matinal Ô combien mémorable, tant par sa première traversée nue, que par l'exploit relevé à se baigner dans une eau qui était encore glaciale. Une fois séchée, un choix devait se faire, nous avons donc transporté la tente du côté obscur! lol. Mais attention, pas transporté n'importe comment. Il y avait nos affaires dedans, et nous n'avions que trois cent mètres à parcourir pour atteindre la zone libre. Aurélie a donc eu la lumineuse idée (ou pas!) de faire glisser la tente devant toute la rangée de camping-car ce matin ensoleillé, à l'heure où tout le monde émergeait. Petits déjeuners, bains de soleil, etc. C'était donc le moment idéal pour la déplacer (ou pas!!), tout le monde nous regarderait ! Et c'est ainsi que nous avons vécu ce moment des plus surréalistes où nous étions l'attraction de la journée, à trimballer notre carapace de tortue siamoise le long de la mer. On se faisait des réflexions en se disant que ce n'était pas une bonne idée, que ça allait déchirer la tente, que c'était la faute de l'autre, etc, tout en essayant de la jouer discret avec cette grosse, que dis-je, cette énorme! trace sur le sable que nous dessinions avec la tente. Nous allions nous installer devant un camping car néerlandais, et c'est là que l'on s'est aperçu que les occupants qui étaient installés sur une chaise devant leur véhicule étaient morts de rire!!! Olga et son mari/père n'en pouvaient plus! Et du coup nous non plus. On savait plus où se mettre, alors on s'est mis là =)


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Les habitués se nourrissent de Tellines qu'ils ramassent tous les jours à l'aide d'un râteau sur lequel est fixé un filet. Ils vivent nu. Ils se retrouvent tous les ans pour plusieurs semaines ou plusieurs mois, jouent à la pétanque, prennent l'apéro, font des feux de camp le soir.

Les matins le soleil se levait au dessus du noyau dur naturiste. Ces habitués qui savent qu'il y a une autre vie qui existe. Qu'il y a autre chose, ailleurs, derrière le décor et ce que l'on veut bien nous montrer. Il ne s'agit pas d'être nu, mais de vivre nu. Les premières minutes sont les plus difficiles car la société nous avale et ne veut pas nous relâcher. Mais il en faut peu au corps pour prendre conscience qu'il y a cette autre vie, une nouvelles manière de voir les choses, de les ressentir, au lieu de se laisser porter par l'illusion. Une vie plus Vraie. Ressentir la nature, les éléments, mais pas seulement. Il y a quelque chose d'excessivement profond dans les relations entre (vrais) naturistes. Un respect mutuel sans égal.


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Je n'oublierai jamais les levers et couchers de soleil que j'observais la tête à travers l'entrée de la tente. Je n'oublierai pas non plus les séances brossage de dents en plein nuit, toujours nus, au milieu de rien. Je n'oublierai pas le fou rire pour tenter de prendre une photo de nous dans la tente. Il fallait programmer l'appareil, le planter dans le sable tout habillé (va savoir pourquoi) se jeter dans la tente en tentant de se déshabiller et en évitant de faire rentrer une brouette de sable dans la tente, le tout en moins de 10 secondes, temps programmé sur le retardateur. Résultat à la hauteur de la difficulté du défi.


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Il y avait cette dame qui passait devant la tente, la cinquantaine avec ses amis. Tous nous regardaient, ils semblaient nous envier. C'était en fin de journée, le ciel commençait à s'oranger, puis elle se mit à dire que ça lui rappelait sa jeunesse, "qu'est ce qu'elle aurait aimé faire ça" si elle avait encore l'age, parmi les nombreuses bêtises qu'elle avait pu faire. "Des tortues jumelles". C'est à ça que nous ressemblions de loin d'après elle.

Nous étions l'attraction, nous étions la jeunesse et l'équilibre. Nous étions ce que la liberté a fait de mieux. Nous étions Nous, au milieu d'étrangers qui semblaient être une deuxième famille. Olga était devenu mon fantasme éphémère. Olga restait toutes les journées devant le camping à l'abri du soleil. Olga était quasiment toujours habillée. Mais juste du haut. Elle n'avait pas le bas. Toujours est-il que nous l'avions baptisée ainsi, et qu'elle était magnifique dans ce qu'elle était. A leur gauche, il y avait un autre très gros camping car. Certainement le plus cher. Un vrai bus. A leur droite, une majorité de français. Hormis le couple d'anglais, avec leur bébé. En repassant devant eux pour aller à la voiture je les ai vu nus, le papa l'appareil photo à la main, et la maman qui posait, nue, avec son bébé dans les bras. C'était magnifique.
Dans le groupe de camping-cars français, il y avait un couple, dont le breton. Ce monsieur assez âgé venait nous parler plusieurs fois par jour, avec elle, avec moi. Nous parlions du lieu, de coquillages, du temps.. Le dernier jour il a dit à Aurélie que nous formions un beau couple. Un beau couple d'amis ! corrigea t-elle. Evidemment que nous formions un beau couple. Nous étions la jeunesse libérée de toute oppression.

Non, attendez, comprenez bien.
Nous étions la jeunesse et l'équilibre. Nous étions ce que la liberté a fait de mieux.


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Il y avait cet "autre" couple d'une trentaine d'années. On les avait vu le premier jour puisque leur deux cent six s'était embourbée dans le sable. Puis ils nous ont parlé lorsqu'Aurélie criait d'avoir cru apercevoir une araignée microscopique de sable. Sa compagne, quant à elle avait surenchérit en disant qu'il y avait des bêtes étranges dans le sable, comme des serpents. La vérité, c'est qu'il n'y avait rien du tout oui! Puis je leur disais bonjour les autres matins en les croisant, notamment ce matin où j'ai enfin pu faire un footing le long de la plage, les pieds à moitié dans l'eau. Ce n'était pas "un rêve", mais presque. J'ai couru une heure et quelques, l'aller retour jusqu'au rhône. Je n'ai jamais couru aussi vite aussi longtemps, je respirais à plein poumons comme jamais. J'avais l'impression d'emmagasiner à chaque bouffée une dose de bien être et de liberté, comme détaché de tout ce que j'avais pu connaitre jusqu'à présent. Cours, cours, rien ne peut t'arrêter, tu es libre à présent.

Un soir nous avions ouvert la porte de la tente et nous nous étions allongé sur le dos en y laissant dépasser nos têtes pour y regarder les étoiles.


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Je n'oublierai jamais
le ramassage de coquillages le dernier jour. Nous avions ramassé des tallines simplement à la main et avions rempli une bouteille avec un peu de sable. Le but du jeu était de laisser notre butin dans l'eau (on avait peur que les naturistes nous le pique!) jusqu'à notre départ pour tenter une fricassée à notre retour à l'appartement. De retour à Lyon tu avais remarqué qu'il y avait déjà des bébés! Quant à la fricassée, ce sera pour une autre fois..
Les courses au petit casino et les repas de rien reviennent plus cher qu'un bon resto! A noter pour la prochaine.

Je n'oublierai jamais cette fin d'après midi, à s'allonger au milieu de la plage, entre la tente et la mer, dans n'importe quel sens, nus, libérés de tout. Comment veux tu ressentir davantage la liberté...


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Peut-être que les vacances réussies sont celles où l'on repart sans le moindre regret, sans le moindre remord. Celles où l'on repart sereins, d'avoir vécu quelque chose d'Unique et de l'avoir vécu à temps.


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***


Vous ne saurez jamais combien j'aurai eu mal au ventre d'écrire ces quelques mots, pendant toutes ces années. Combien j'aurai aimé écrire tout ce qui a pu traverser mon esprit, sans pouvoir le faire. Combien j'ai bien fait de ne pas écouter ces "il faut que tu sortes, que tu bouges". Oh ça non, il ne fallait pas, il ne faut pas. Ne jamais se forcer à rentrer dans la masse et se fondre dans le décor. Jamais. Ne jamais s'illusionner, se faire croire que le bonheur se compte en litres d'alcool ou en rails de coke. Jamais. Le bonheur se trouve derrière le grand écran noir que le monde soulève devant vos yeux. Il est temps de les fermer et de se retrouver. D'exister pour soi et non pour les autres. D'arrêter de croire que la vie se décide entre L, S et ES. Les possibilités sont infinies lorsque l'on retire les barrières que les gens érigent devant nous. Il ne faut pas se laisser influencer, seulement s'inspirer. Mais toujours se recentrer sur ce que l'on est réellement au fond, ce dont en a envie ou besoin.


Parce que personne d'autre que vous ne détient la Vérité.




Jeudi 19 janvier 2012 à 20:25



Si tout cela vous échappe,
c'est qu'une certaine part de réalité vous échappe.





Vendredi 27 avril 2012 à 20:48





Je ne joue plus dans la même cour, on ne s'amuse plus à se faire des bisous, les filles ne sont plus de vraies blondes, les billes plates ont disparu. Aujourd'hui j'ai grandi. Les gens se différencient, se mélangent et s'allongent. Dans l'herbe artificielle des parcs ils se rencontrent, se racontent, se confrontent. Les journées s'écoulent, individuelles, dans de longues marches lentes et difficiles, à parcourir des chemins jonchés d'obstacles.

Et moi dans tout ça. Il y a surement plein de gens qui pleurent, qui se sentent seuls, qui font l'amour, qui se suicident, et qui s'engueulent. Il y a plein d'histoires, partout, qui s'écrivent en silence. Plein de rêves, d'insomnies, de peurs venues d'enfance. Les parents se séparent, les familles s'égarent. Dans la cou
r, les enfants se chamaillent, dans toute leur innocence, jusqu'au jour où, s'éveillant à la vie, s'éveillant à l'amour, ils sont pris d'espoir et s'envolent à leur tour. Mais lorsque la nuit s'agite, pris dans leurs silences, c'est le passé qui s'invite, et son lot de souffrances. Coupés du monde extérieur, les corps s'enchainent à double tour, les coeurs saignent, crient "au secours".

Vol, vol, petit coeur, n'aies pas peur, libère ton corps de tout son mal, libère ton corps de tous ses pleurs. Vol, jusqu'à découvrir, au plus profond de la nature, ce que la Vie à voulu dire, avant que l'Homme la dénature.
 
 


Mercredi 6 juin 2012 à 21:04


Samedi 12/05/12


Levé à 6h25 après une nuit difficile, Aurélie qui ne cesse de tousser et de gémir. Je suis réveillé depuis 6h.

On prend le bus St G B, temps d’attente affiché : 8min, seulement les minutes ne défilent pas et le bus arrive subitement. S’en suit le métro à Bellecour pour finir jusqu’à la gare Part dieu. 40min à attendre, nous faisons un tour à la Fnac avant de nous rendre voie A. Retard de 10min, puis nous nous rendons à Genève avant de rechanger de train pour Genève aéroport. Sur le quai je veux composer mon billet dans un truc où il rentre pas et me tape la honte. Au final, acheter un billet de train Geneve – Geneve aéroport, ça ne sert à rien, pas le temps d’être contrôlé en 5min. Le train est peuplé de rupins, Genève dans toute sa splendeur.

Arrivés à l’aéroport, Aurélie s’empresse de mettre sa valise rose dans l’emplacement easyjet pour s’assurer que les mesures sont conformes. Elle s’achète une petite bouteille d’eau et le Cosmopolitan, 8,20euros. Emballé c’est pesé. Repas du midi, un sachet de « lu petit déjeuner » chacun puis nous passons les sas de sécurité. Le rasoir aurait passé tranquille. On s’aperçoit qu’à coté de nous une dame avait un pack de lait, des boissons etc (qui ne sont pas passées à mon avis). Nous allons au terminal B43 où nous attend notre avion. A côté, Air Canada et je me prends à rêver à de grands espaces. Dans ma folie, je me remémore cette envie plus ou moins sérieuse de devenir steward. Le costume bleu ça m’irait ? Nous nous installons dans l’avion Aurélie prend le hublot, je me met au milieu et un vieux se met à côté de moi. Lui, il fait partie d’un groupe, ils sont 10 et ont loué un bateau qu’ils prendront à Trogir. C’est la première fois qu’il y vient. Le vol se passe plutôt bien, pas de secousses. Nous survolons Gênes, puis Florence, puis traversons enfin l’adriatique. Lorsque l’on retrouve la cote c’est une multitude d’iles et ilots que nous apercevons. Nous restons les yeux rivés au hublot en nous disant qu’avec un bateau, on pourrait se planter sur une minuscule ile où on ne serait emmerdé par personne. Le pilote nous indique qu’à Split le soleil nous attend avec une température ambiante de 26°C.

L’avion se pose au milieu de la piste puis un autobus nous attends pour nous amener jusqu’en « gare ». Nous récupérons la voiture chez le loueur Fleet, où une dame charmante nous accueil. On voit la mer depuis le comptoir. Un petit acompte de 5000 kunas et c’est parti, nous récupérons la Seat blanche flambant neuve.  On échange 70 euros à l’aéroport. Nous longeons la cote (route n°8) et le paysage se découvre petit à petit. Split ne fait pas rêver depuis la route. A voir. Les paysages sont beaux, certes, mais je reste peut-être légèrement dubitatif, j’attends de voir la suite. Et la suite, c’est que plus on descend, plus le paysage me plait. Surtout à partir de Markaska, à peine au dessus. Arrêt à Begur pour une mini pause plage en jean. Lorsqu’enfin on aperçoit Drasnice, ce minuscule village au milieu de rien, la toute première seconde je suis déçu. Je crois voir des restes de maisons bombardées ou pas finies. Mais plus on s’approche et plus je me rend compte qu’il n’en est rien. Nous quittons la route principale, il y a quelque chose de différent, la végétation, plein de petits murets de pierres blanches abandonnés avec le temps (anciennement terrains de vigne ?). Arrivés en bas, on ne sait pas où aller, mais M. vient directement à nous et nous montre le chemin, nous étions à 50m. Visite des lieux puis on repart faire des courses à Makarka. Le magasin est assez grand mais rien ne fait envie. On prend pour 200kn, et on a rien à manger si ce n’est un paquet de pâtes et de quoi petit déjeuner. On redépose les courses à l’appartement, puis Natalija vient se présenter rapidement. Aurélie la trouve jolie.  Nous partons à pied au bord de la mer nous assoir sur LE banc de Drasnice, la nuit tombe.  22h, l’heure de prendre la douche, d’écrire ses mémoires et d’aller se coucher. Pas le courage pour les pâtes..
Je veux profiter du mauvais temps qu’ils annoncent demain pour m’acheter des claquettes.
 

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Dimanche 13/05


Nous sommes allé a Dr..k pour voir les horaires de bateaux pour se rendre sur l'île la plus proche.
Découverte d’une petite crique eau turquoise en contre bas de la route.
Balade le long de mer au niveau de Gradac.
Début de découverte de la cote plus au sud jusqu’à Ploce (moche), les lacs de le long de la route sont jolis.
Découverte de la plage sauvage de Drasnice, suivi d'une pause sieste.
Soir découverte de Makarska puis crise de pré-ado d'Aurélie. Sans commentaire.
Pour ce qui est du temps, assez beau temps le matin mais très venté, pluie intense a partir de 16h à partir du retour de la cote sauvage de Drasnice.


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Lundi 14/05
 

Dubrovnik sous la pluie.
Passage de la frontière Bosniaque, seulement un contrôle de carte d’identité furtif, pas d’attente.
On ne voit rien des km de route en Bosnie si ce n’est la presqu’ile croate et diverses iles.
Arrivé à Dubrov, on gare la voiture dans une petite rue à sens unique à moins de 2km de la vieille ville. Le site en vaut le détour, même sous la pluie. Nous voulons faire le tour des remparts (compter 70kn par personnes, soit 10euros) mais on peine à trouver où se procurer les tickets. Pour voir que l’on est hors saison, qu’il fait un temps de chien, etc, le site est rempli de monde, surtout la rue principale ou des groupes de tous pays sont présents. Nous décidons de manger une pizza à un angle de la rue principale, nous commandons et la pluie commence soudainement à tomber fortement. Toutes les tables sont situées en extérieurs et dans la ruelle. A ce moment là, les bouches des gouttières déversent toutes l’eau en vrac et les clients se mouillent les pieds. Le restaurateur joue les acrobates et installe une bâche entre les stores pour colmater les brèches. Notre table est vite trempée, nous changeons de table, puis finalement nous sommes obligés de rester debout jusqu’à ce qu’on nous installe à coté d’un couple. Le resto est animé par une serveuse, puis par une autre qui se charge de récupérer les clients. Elle demande à chaque personne qui passe « Eat something ? », pendant ce temps la serveuse se moque d’elle. Lorsque nous nous sommes fait accosté, on s’est installé puis elle est partie nous chercher une petit collation locale puis a trinqué avec nous. De quoi déboucher un chiotte ! Et accessoirement de quoi mettre le feu à toute notre tuyauterie intérieure. Ce fut sympathique tout de même. Le problème qui se pose c’est qu’à force de trinquer elle était relativement gaie. Mais bon, ça avait de quoi animer le coin.  La serveuse était mignonne, très souriante, et avait quelque chose que d’autres n’ont pas. Nos voisins parlaient une langue des pays de l’est mais semblaient connaitre quelques mots en français. Comme « l’addition » par exemple. Nous avons pris 2 pizzas a 50kn l’unité en gros.


Des français, on en a croisé à quelques coins de rue. A la fin de la pizza nous avons dû partir sous la pluie, j’ai donc utilisé mon journal local le «dubrovnik times» récupéré quelques minutes auparavant dans l’office de tourisme pour me couvrir la tête. C’était devenu mon « couvre chef » mdr. J’ai bien senti que je faisais quelques envieux. Ou alors les chinois me prenaient en photo parce que j’avais l’air ridicule, qui sait. En attendant j’avais la tête au sec.

Au retour, aucun contrôle au passage de frontière, simplement un « ok » à la tete du client.  Nous sommes rentrés, j’avais mal au bras a force de tenir mon couvre chef en place, et mal au dos a cause des heures de voiture. Après cette petite pause nous nous sommes décidés à aller à Makarska pour faire des courses, plus particulièrement pour acheter une éponge qui gratte pour faire la vaisselle.

Nous sommes parti vers 20h, heure à laquelle le soleil disparait laissant apparaitre un allo rouge derrière une ile. Le temps était encore très nuageux, très brumeux, et nous avons décidé de stopper net pour admirer les couleurs qui s’offraient à nous. Le rouge vif derrière l’ile, l’orange dans les brumes au niveau des montagnes, l’eau turquoise dans la nuit, le tout était particulier et enchanteresque comme on a pu le dire (sans arriver à le prononcer évidemment). Pour cela nous avons descendu quelques marches pour accéder à une plage. Sur ces marches, des écritos partout « FKK » ! Comprendra qui pourra. Héhé.

Au market, on a acheté notre éponge qui gratte a 2kn, 1 lasagne surgelée, et 2 bouteilles de coca parce qu’il y avait une offre de 0,5L gratuits. Seul problème en rentrant a l’appartement, on s’est aperçu que les bouteilles faisaient 2,5L chacune, soit 5 litres de coca à s’enquiller en 4 jours. Au vu de mon ventre le premier soir, je peux dire que le défi sera difficile à relever ! A suivre..

Demains ils annoncent beau, et s’il ne fait pas beau, je me taille les veines avec les clés de la voiture.
 

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Mardi 15/05
 

Aujourd’hui, soleil. Nous partons entre Makarska et Tucepi pour repérer la plage nat que j’avais vu sur le net. Nous ne trouvons pas l’endroit et nous arrêtons au hasard, on marche sur une plage en face d’un hotel désaffecté, puis en bout de plage, FKK est écrit sur les rochers. Nous poursuivons donc mais ne voyons que des rochers. En bout de chemin, on aperçoit la fameuse plage recherchée que je reconnais grâce aux photos que j’avais vues sur le net. Nous faisons marche arrière et essayons d’autres chemins, d’autres passages de l’autre coté, en vain.

Nous repartons en direction de l’appartement et décidons d’aller à la plage, celle marquée « FKK » sur les marches où on accède. Il y a déjà quelques couples, tous habillés ou en maillot de bain. Nous nous installons, et voyant nos voisins de gauche pinailler et nous observer de façon régulière, je décide d’ouvrir les hostiltés en me mettant en tenue de peau et je lance à Aurélie « Tu veux savoir s’ils sont nat ? On le saura dans 5min ». Cinq minutes plus tard, le couple ayant vu que j’étais déshabillé et Aurélie qui en faisant autant (elle n’avait pas de maillot de bain de toute façon lol), se mis nu. Et voilà, c’est à ce moment là que l’on s’est aperçu que tous les couples étaient à présent nus. Nous ne sommes pas resté très longtemps parce que la plage me plaisait moyen, surtout parce qu’on y était pas installé confortablement (de gros cailloux et des pentes). On repasse à l’hotel, puis on repart direction Dubrovnik pour choper une de ces criques que l’on aperçoit depuis la route. Nous essayons de nous rendre à la première. Elle est d’un vert sans nom et la mer d’huile. Il n’y a qu’un camion de 3 jeunes anglais présent. Nous nous rendons sur la plage et allons tout en bout. Nous restons un bon moment et plus tard un kayakiste se joint à nous, puis un camion d’un couple nat avec enfant, puis un camping car d’un autre couple nat plus agé. Le soleil tape, Aurélie inaugure la beignade dans l’Adriatic (eau gelée), et on se chope de bons coups de soleil. Aurélie devient inopérationnelle, comme en Espagne. Les nuages arrivaient et nous repartons à l’appartement. Le vent commence à souffler, les vagues à se former. On décide d’aller a Makarska pour voir la ville de jour, finalement on ne s’y arrête pas car les places sont payantes (choses dont on ne se soucie pas la nuit). Nous faisons demi tour et nous arrêtons sur la plage FKK (celle on l’on est mis nus pour la première fois en croatie), les couleurs sont indescriptiblement belles, d’un turquoise impossible. Le spectacle est grandiose, dans une explosion de couleurs. Nous prenons des photos, vidéos, mais sommes déçus de constater que nous ne ramènerons pas ce que nous avons pu voir. Magnifique. Après un bon moment, nous retournons à l’appartement pour voir ce qu’il se passe à Drasnice. Nous descendons à pied dans le village et nous arrêtons sur un banc à contempler de nouveau les vagues. Instant magique à nouveau avec un feu d’artifice de couleurs, de senteurs, tout. L’instant qui se vie le moment présent. Les habitants jettent également un œil en dehors de leurs maisons pour voir la mer se déchainer. Les rouleaux se dessinent, se turquoisent avant de s’écrouler. Des enfants jouent à se faire peur en fond de plage. Un garçon saute dans un petit bateau pour le mettre à l’abri et le ramener au port. Une mère, magnifique, appelle son petit qui court dans tous les sens. Un petit rêveur selon moi. La mer commence à se calmer, les rayons de soleil réapparaissent et nous repartons faire quelques photos de Drasnice de fin de journée, où les couleurs sont belles et plus intenses. Nous revenons a l’appartement et décidons de retourner à Makarska pour faire des courses, pour faire un tour le long de la mer, etc. Nous repartons et nous arrêtons une nouvelle fois sur la plage FKK (3eme fois de la journée !). Cette fois ci c’est le coucher de soleil qui se donne en spectacle. L’orange, le rose, les reflets sur soleil sur l’eau, cette eau toujours turquoise, encore un peu agitée, le florilège de couleurs. Que dire de plus. Un spectacle magnifique.

Une petite balade le long de la mer à Makarska pour terminer la journée. On rentre, on mange un plat de lasagnes et quelques pâtes.

 

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Mercredi 16/05
 

Matinée malade (mal au foie) je reste à l’appartement jusqu’à 11h30 pendant qu’Aurélie va faire un tour au bord de mer de Drasnice. Nous partons ensuite à Makarska changer de l’argent puis prendre de l’essence (200kn). Nous en profitons pour partir de nouveau à la recherche de la plage nat du coin, nous garons la voiture vers un garage auto puis empruntons un chemin. Tout de suite en début, on pris un autre petit sentier qui me sauta aux yeux. Nous avions bien fait il s’agissait très exactement d’un raccourci pour retomber plus loin et plus bas sur un vrai sentier avec bancs, etc. Nous marchons le long de la mer, toujours avec ses odeurs fortes agréables, et une vue magnifique. Par terre des écritos « Lesbian beach » avec des flèches. Des petits « rigolos » sans doute. Bref, résultat des courses, nous avons trouvé LA plage et elle est superbe. Le but du jeu c’est d’y retourner équipé demain (avec les serviettes de plage) si le temps le permet. Nous sommes ensuite allé a la découverte d’une nouvelle crique (située juste après la « calanque ») mais celle-ci est trop sauvage, pas assez ombragée pour madame qui ne peut plus rester au soleil, etc. Elle était déserte. Nous faisons alors marche arrière et retrouvons la calanque, ou nous nous installons une nouvelle fois en bout de plage. Le campement des jeunes anglais est toujours là, ainsi que le camion rouge et 2 ou 3 autres couples nat. Seulement le soleil a déserté à notre arrivée, le vent s’est levé et il commençait à ne pas faire chaud. Nous ne sommes pas restés et sommes retournés à la plage FKK histoire d’occuper un peu le temps en marchant le long de la mer. Nous sommes ensuite allé faire quelques courses (fraises, pommes, paella congelée, brioche orange raisins secs). Au retour j’ai pu manger des fraises, ça faisait tellement longtemps que j’en avais pas mangé. Elles étaient excellentes. Ensuite inutile de ressortir avec l’orage qui passait, les grosses gouttes qui tombaient, le vent qui se levait, etc. Du coup, douche, repas etc. avec angry bird pour meubler un peu. A 18h il faisait quasiment nuit..


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Jeudi 17/05
 

Avant-veille. C’est dingue et excessivement desespérant de constater à quel point les jours défiles sans laisser le temps de respirer. Ne pas penser à demain. Déjà.

Aujourd’hui, tempête de vent. Nous sommes allé en direction de Split sans grande conviction tellement le vent soufflait. J’avais peur que les branches des pins s’arrachent et tombent sur la voiture. Sans parler des bourrasques qui la déplaçaient. Nous avons fait un premier arrêt à la plage FKK pour prendre la photo du jour où on voyait le vent souffler la mer faisant ainsi une trainée de bruine sur plusieurs mètres de haut. Le vent soufflait tellement fort qu’il était difficile de prendre une photo, et difficile de tenir debout et de lui résister. La scène m’engendra un fou rire qui a failli m’être fatale. J’ai tellement ri et le vent soufflait tellement fort que j’étouffais. Je me voyais déjà mourir de rire. Tu vois le tableau.. Quelle belle fin ceci dit.

Nous avons prolongé jusqu’à x où nous avons tenté de faire un tour sur le plage mais la encore le temps ne permettait pas de s’eterniser. Après quelques minutes à récupérer dans la voiture, nous sommes allé à Brela. Le ciel devenait bleu, et nous avons marché tout le long via le sentier littoral. Nous avons pu voir entre autre le fameux ilot typique de Brela. Mouais, une photo pour marquer le coup et au suivant. Rien d’extraordinaire. Nous faisons une halte au parc pour enfants qui se situe en bord de mer et c’est parti pour balançoire, toboggan qui glisse pas et autres petits chevaux et canards. Quelques vidéos qui assureront des souvenirs et fous rires pour après.

Nous nous rendons finalement à Split. Nous garons la voiture non loin du centre historique, 8kn pour 2h de stationnement et c’est parti. Arrivé là bas, comment dire.. une légère voire grande déception. Ok, ce n’est pas moche, mais de la à dire que ça en valait les 1h30 de route aller, non certainement pas. La promenade fut très brève, 2 ou 3 photos, un tour sur les hauteurs pour le panorama, et voilà. Nous reprenons la voiture et faisons la route dans l’autre sens. Un arrêt au supermarché de Makarska « Kunsum » où nous avons nos habitudes : 1L de lait, 1 brioche à nouveau, 1 pizza.

Ce soir il y a comme une odeur de fin. Comme des premiers bilan qui s’esquissent. Un pays qui ne ressemble pas vraiment à tout ce que j’ai pu entendre ou voir, un temps de chiotte qui a aussi ses avantages, et des idées pour de futurs vacances (visite des iles, revenir vers période de fin juin, etc.).

Demain le but du jeu est d’aller sur The plage nat, si le temps le permet (à savoir, plus de vent). Cher journal, c’est la merde, je veux pas retourner au boulot.


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Vendredi 18/05
 

 
Veille de retour. Nous sommes allé à la plage nat, pour fêter ce premier jour de vrai beau temps estival. Puis calanque, seuls au monde hormis le cayakiste et des pêcheurs au loin le soir. Première baignade dans l’adriatique me concernant. Coucher de soleil FKK, puis courses 1 pot sauce pate et 1 sachet de bacon. 

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Samedi 19/05


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Do videnja..

Mardi 7 août 2012 à 20:51



Mercredi 13/06: Le soir après le boulot je pars une énième fois à la gare récupérer Aurélie. IL est des histoires qui se répètent, mais qui restent toujours uniques. En point de départ cette voix qui ne cesse de répéter que les vingt premières minutes sont gratuites, et dans ma tête ce "Ta gueule aboule le ticket". On se retrouve comme si on ne s'était pas quittés, sans bises ni rien. C'est un peu ça notre relation. Deux bises ça fait pas assez euh... et un bisou ça fait trop euh... bref, c'est le bordel. Comme c'est le bordel dans nos vies, le bordel dans sa valise, le bordel dans ma tête, et dans la voiture lorsqu'on revient.
Je retrouve une Aurélie parisienne, fatiguée, usée, stressée, dégoutée, râleuses, etc. Mais je sais que tout ça va s'envoler, le temps d'oublier ce que l'on est devenu dans nos vies superficielles et matérialistes. Oublier le boulot, les clients, les cons, les soucis de tous les jours qu'on se fabrique sans raison. Tout va revenir à la normal, sereins, libres, loin de tous ces gens qui nous donnent des ordres et qui nous dictent ce que nous devons être, lorsque nous seront au bord de la mer. Là bas.

Jeudi 14/06: Nous prenons la route le matin, et à peine partis nous tombons dans un bouchon en périphérie de Lyon. Quelques trente minutes plus tard on se décide à tout griller par la gauche, bon choix. Je mets en route le coyote sur une bonne partie de route et dès que je décide de l'arrêter pour économiser de ma batterie, on se fait flasher. Finalement nous n'aurons pas de contravention. Nous décidons d'aller jeter un oeil à la plage sauvage de Port la Nouvelle. Mais le soleil n'est pas de la partie à ce moment là. Il y a tout de même quelques nat. Nous repartons et poursuivons la route, nous rentrons dans les Pyrénées orientales, prémices de la liberté. Un arrêt à Collioure pour Aurélie qui ne connait pas. On se gare dans la montée à coté du stade des militaires et la voiture fait un bruit de folie qui ne fera que m'inquiéter. Cela ne nous empêchera pas de nous promener en bord de mer et de nous assoir sur le banc avant la jetée du phare, comme à l'accoutumée. Le soleil est bel et bien de retour et il y a du monde sur la plage. Nous reprenons la voiture pour passer la frontière. Nous y sommes. Un arrêt au camping pour prendre un mobilhome. Annick nous reconnait et après un long moment pour choisir celui qui nous plait le mieux nous héritons finalement du seul qui était préparé à l'entrée du camping. Pour trente euros la nuit nous ne ferons pas les difficiles..

Vendredi 15:

Samedi 16: Direction la plage sauvage d'empuriabrava occupée principalement par des couples ainsi qu'une famille qui s'installera juste après nous plus loin. Personnellement je n'ai pas que de bons souvenirs de cette plage mais c'est comme pour toutes. Il suffit d'une fois, d'une personne, pour que tout foute le camp. Mais il s'agit d'une des rares plages nat avec du sable ce qui est fort appréciable. Pour s'y rendre il suffit de traverser de l'eau verte d'une rivière qui se déverse dans la mer. Juste de quoi choper des streptocoques. Mais qu'on se rassure, bon nombre de parents laissent jouer leurs enfants dedans.. 
Nous partons ensuite direction du Cap de Creus côté Puerto à faire une marche sous une chaleur écrasante (1ère fois pour Aurélie). Le temps de faire un aller retour, d'être trempés, puis direction le Valvi de Puerto pour une pause ravitaillement. Nous prenons entre autres des tomates et des brunions que nous degusterons à l'ombre d'un rocher qui se situe après l'Arola. Nous avons une jolie vue sur Puerto. J'en profite pour quitter mon short et enroule la serviette autour de moi. Je m'en vais ensuite explorer les crabes et les petits poissons. Je reviens bredouille si ce n'est une casquette blanche coincée dans une crevasse. Nous passons la fin de journée à la crique du phare entre Llança et Puerto où nous nous mettons à l'aise. Le soleil se couche et les gens partent petit à petit. Il y avait 3 amies nues, et un vieil homme seul plus loin. Puis deux petites familles avec bébés. Avant de reprendre la voiture j'entame un footing où je manque de mourir sur place. Les quelques jours de jeûne, le cumul de fatigue et le manque d'eau y sont peut être pour quelque chose.

Dimanche 17: Vamos à Barcelona ! Les gps indiquent 2h38. Par autoroute ils indiquent 2h. Résultat des courses on mettra moins de 2h en passant par la petite route à l'aller comme au retour.. lol. Ne sachant pas trop où nous rendre nous commençons par un petit parking dans une rue perpendiculaire à La Rambla, sur laquelle nous nous promenons, je suis assez déçu parce que je pensais qu'il y avait des magasins, etc. En fait il ne s'y passe pas grand chose, il y a surtout des resto, des bars et quelques minus boutiques de souvenirs chinois. Il faut dire que la description que m'en avait fait Aurélie n'était pas franchement exacte lol. Je n'ai pas vu l'allée en bois et les nombreuses boutiques! Nous marcherons toute la journée, dans des rues parallèles ou perpendiculaires, mais le dimanche, ce n'est pas franchement le bon jours pour les achats. J'avais pourtant fait une liste dans ma tête. Nous découvrons un super magasin "Art Monfalcon" avec de super tableaux qui sont tous hors de prix..
Nous partons ensuite au parc Guell. Non mais le parc Guell quoi ! Depuis un an, et sans raison particulière (si ce n'est le film l'auberge espagnole et l'ex clip météo M6) je sentais au plus profond de moi qu'il fallait que je m'y rende. On se rend sur le parking bus où on se fait refouler par la policia locale (avec l'accent qui va bien) puis finalement on se gare en hauteur dans un petit enclos en rond. On commence à marcher dans le parc, on voit beaucoup de verdure, il y a une vue sur tout Barcelone. De nombreux africains vendent leurs contrefaçons et dès que la police arrive il bennent tout en vrac dans leurs couvertures. Une fois que l'on a fait le tour par le haut on redescend et là on aperçoit un bout de ce que je recherchais. J'ai ressenti quelque chose de très étrange et de très fort. Il y avait cet immense poids qui s'enlevait de moi subitement. Le parc Guell, j'y suis! C'était juste magnifique. Plein de couleurs, de fantaisies et d'imaginaire.
Une fois sorti on part à la recherche d'un hotel pour passer la nuit, le problème étant que tous les parking dans le centre sont hors de prix et s'il faut l'additionner au prix de la chambre, bonjour. Nous nous rendons à l'ayre hotel 4* qui a un parking justement et qui n'est pas guère plus cher que les autres. Je m'y rend mais le prix quand on paye en direct est plus élevé. Ben voyons, c'est d'une logique. "Passez par internet Monsieur". Euh... comment te dire...         
Nous rentrons à une heure encore acceptable pour frapper à la porte de notre hotel préféré de Puerto. J'envoie Aurélie demander s'il reste de la place. Je la rejoins et Maria nous redonne la même chambre que l'an dernier à savoir la 29. Aurélie ne peut s'empêcher de cacher sa joie. Maria se souvenais d'elle mais pas de moi. Je lui dit pourtant que je viens souvent et qu'on est "comme à la maison" ce qui la fait rire. Un bonjour à Sebastian en passant. L'homme aux pas chassés à désormais un prénom!
Nous repartons aussitôt chercher une pizza à emporter que nous mangeons sur un banc au bord de la mer à Puerto. Déception quant à la qualité du jambon cru (si c'en était) et je démontre mes talents de mimes dans l'art de jeter les morceaux trop durs en toute discrétion (ou pas lol). Sébastian nous avait expliqué que si nous sortions maintenant patati patata on avait rien compris mais je lui disais qu'il n'y avait pas de problème que je savais qu'il fallait rentrer avant minuit. En fait il ne s'agissait pas du tout de ça. Le portail était fermé, il est parti nous l'ouvrir pour le refermer derrière nous. Nous avons du laisser la voiture sur le terrain vague qui est au bord de l'eau en face de l'hotel. En revenant je lui demande le score de France Suède, il me dit qu'ils ont perdu, je ne le crois pas, mais Sebastian ne joke pas. Donc soit.         

Lundi 18:

Mardi 19:

Mercredi 20:

Jeudi 21:


Vendredi 22:

Samedi 23:

Dimanche 24:

Lundi 25:

Mardi 26:

Mercredi 27:

Jeudi 3 janvier 2013 à 22:26


 
Barcelone c'est une ville vivante, éclectique, une ville de couleurs, de mouvements, d'odeurs. Barcelone ce sont des rues bondées le soir, c'est une femme qui fait des crêpes derrière une vitrine près de la plaça Reial, une autre avec des cheveux blonds, bouclés, et des bottines de Pocahontas qui sert des pâtisseries. C'est aussi un homme, entièrement nu, qui longe la plage un 28 décembre sans que personne n'y prête attention. Barcelone, ce sont les trottoirs surdimensionnés, les terrasses des cafés, les taxis noirs et jaunes, les parcs colorés, ce sont les sourires et les vale. Ce sont les milliers de drapeaux catalans, accrochés aux balcons, pendus aux fenêtres, tagués. Barcelone c'est tout ça. Barcelone c'est la ville qui malgré sa diversité, ne semble ne jamais pouvoir perdre son identité.


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L'Hotel

L'hotel dans lequel on séjournait était un hotel 4 étoiles, assez récent, design, coloré, tout en transparences et en néons lumineux façon Star Wars. Il y avait cette grosse fleur jaune en photo grand format, des rideaux électriques non maitrisés tout comme la lumière et une première mise au noir lorsqu'Aurélie était sous la douche.
On pourrait parler des différentes hotesses d'accueil, tant celles ci avaient toutes quelque chose d'aussi unique que magnifique.
Au hasard, commençons par la rousse ! lol. Elle ne parlait pas Français, mais ce qui faisait sa particularité, c'est qu'elle avait les yeux bleus, et qu'elle portait une certaine innocence jusqu'au bout de ses cheveux. Quelque chose d'assez humain et fragile.
Il y avait la gentille fille qui parlait Français parce qu'elle avait vécu un peu à Paris. Elle se dépatouillait pour répondre à nos questions de Français chiant, mais tant que ça. Notre demande de lits séparés ne trouva pas de réponse. Est ce un mal, est ce un bien. Elle était posée, reposante, et tout semblait possible avec elle, comme de pouvoir dormir dans un 4 étoiles un 31 décembre à Barcelone pour 46 euros.
Le plus beau sourire jamais vu porte à présent un nom: "Maité". Celui ci est aussi moche que la fille est belle. Un début de journée avec un tel sourire c'est assez formidable, unique, et l'on en voudrait tous les matins. Tous les matins!
La blonde était un petit peu plus âgée, en arrière plan souvent.  Un matin, elle nous sorti son plus beau sourire et faisait de grands gestes amicaux, qui coupaient avec le contexte, pour nous souhaiter une bonne journée.
Le seul homme ne mérite pas de paragraphe parce que j'en suis un.


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Le métro

Comment peut on revenir en france et éprouver un tel manque pour un métro. Une personne comme moi, un homme de la nature. Et pourtant, ce métro où je me suis senti si oppressé la première fois, je l'ai aimé, il me manque. Je n'ai jamais vu un métro aussi propre, aussi bien fréquenté par des femmes seules, par des familles, par des mamies, par des gens simples. Un moyen de locomotion sain dans une ville saine. Où sont les racailles, où sont les embrouilles, les gens louches, où sont tous ces gens qui tirent la gueule? Certainement pas ici. Urquinaona. 
Nous prenions chaque jour notre ligne 6 qui faisait le trajet direct entre l'hotel et la plaça Catalunya, centre de Barcelone. Après avoir acheté des tickets plein tarifs nous avons découvert les T-10 pour des trajets beaucoup plus économiques.
Sarria, St gervasi, Montainer, les tres torres jusqu'à Plaza catalunya
La première fois Aurélie était surprise que la bouche de métro sous si bien placée au coeur de Barcelone, au pied du Corte Inglés, centre commerciaux en tout genre, hard rock café, en haut des ramblas.
Je n'oublierai pas les lumières rouges qui clignotent avec l'alarme juste avant que les portes ne se ferment, les sieges rouges et bleus, le sol des quais si propre, les rails sans le moindre déchet.
Pas de mendiants si ce n'est l'homme aux mouchoirs, aussi poli que discret que gentil avec sa tête toute ronde.


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La Plaça Catalunya

Une visite à la Fnac et l'achat maladif d'une pile de CD de Queen histoire de retrouver les classique. Il n'y avait pas d'endroit plus approprié pour les acheter. Une visite odorante au Séphora, ce qui semblait être le paradis pour femme.
Le Corte Ingles scintillait chaque soir, et au milieu de la place se trouvait la patinoire avec une petite partie pour les enfants débutants qui étaient guidés par des pinguins en plastique. La patinoire faisait office de boite de night la musique forte, la boule à facette, une caméra qui retransmettait l'ensemble de la piste sur un grand écran. On pouvait y voir au centre un couple qui se la racontait.


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Las ramblas

Il s'agit de la rue principale de Barcelone, de loin la plus fréquétentée, bondée à toutes heures de la journée. Les pakistanais vendeurs d'objets volants lumineux non identifiés sont en nombre, éparpillés tout le long jusqu'à la rambla de mar. Ils font des bruits de canards en même temps qu'ils lancent leurs objets lumineux. On pourrait penser qu'ils ciblent les jeunes enfants mais ils n'en est rien. Ils en proposent aux vieux, aux personnes seules, de tous ages.
Ils ont également envahit les restaurants qu'ils ont transformé en lieux mitheux, glauques, où ils vendent de somptueuses paellas marrons, surgelées, réchauffées quatre fois, accompagnées de ce qu'ils appellent plusieurs tapes, en fait ils se foutent de la gueule du monde mais affichent des prix défiants toute concurrence. A éviter, à fuir, il serait même approprié de courir en sens inverse.
A côté du marché ils vendaient 10 mini donuts pour 12 euros. Huuum Marge des côtes de porc!


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Maremagnum

Pendant la période de noel ils distribuaient des sacs Desigual dès lors qu'on passaient l'entrée du magasin, nous avons donc voulu les collectionner mais n'en avons récupéré étant donné que ça n'a pas duré.
Quand on était fatigué on pouvait s'assoir sur des fauteuils vers le magasin, et de là il y avait vue sur le Starbucks et sur le sex shop à l'étage du dessous. En Espagne on rentre dans un sex shop comme on rentre dans n'importe quel magasin, il y a de grandes baies vitrées, de dehors on voit tout ce qu'il se passe dedans mais tout le monde s'en fout, c'est normal. Pourquoi ça ne le serait pas ?
A Maremagnum j'ai connu mon premier Starbucks, mon premier chocolat chaud dans un verre en plastique avec de la chantilly. Je l'ai gardé, dessus est inscrit "oreli". Les gâteaux donnent envie, mais tout est "hors de prix". J'étais bien là bas. Puis la vue du SB n'avait sans doute pas d'équivalent. Il y avaient 2 filles seules, je ne sais pas quoi en dire si ce n'est que leur facilité, normalité, m'a marqué.
Dans ce centre commercial on trouve également un natura, l'une des boutiques préférée d'Aurélie, mais au bout de plusieurs fois on s'y ennuie, même s'ils vendent plein de choses inutiles.
Niveau restauration il y a de quoi faire, dont TapaTapa. Dans l'après midi nous avons testé divers tapas avec un San Francisco. L'addition grimpe vite, peut etre aurions nous dû prendre une (vraie) paella jaune pour deux. C'est ce qu'on fait les 2 jeunes filles à coté de nous. Quoi qu'il en soit nous étions au bord de l'eau, vue sur les mouettes et le téléphérique.


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Le marché

L'incontournable marché de Barcelone a connu son petit succès cette année avec l'achat des clémentines à 0,99€ le kilo. Nous avons également testé le zumo de pina, toujours à 1€, puis quelques salades de fruits, dont l'essayage de mangeage de noix de coco. Là, j'ai pas compris.
Ce marché est l'endroit idéal pour faire ses courses de fruits, légumes, poissons, il y a de tout, pour pas cher. C'est une foultitude de monde qui parcourt les étales, qui prennent des photos des milliers de couleurs. Il y a également des bonbons, des chocolats, etc. Côté poissonnerie on retrouve des poissons avec des têtes de montres, et tout un tas de choses éventrées agrémentées de l'odeur qui va bien. A éviter le matin de bonne heure (ça tombe bien..).


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Les rues

C'est la découverte d'un monde de couleurs, de saveurs, d'odeurs. J'ai eu une révélation. A harpenter ces rues larges ou étroites, à lire ces menus sur les ardoises, à regarder ces vitrines de gros gateaux, de chocolats, tapas en tout genre, m'est venue l'envie de cuisiner. J'ai attrapé le besoin créatif, ou faire quelque chose de ses mains. Quelque chose qui sent bon, parti de rien.
Churros con chocolate, ça y est, c'est fait. Il y a aurait plusieurs choses à en dire. Déjà, que le chocolat n'est pas autant crémeux que je le pensais et heureusement. Les churros sont assez secs, le tout va donc bien ensemble. Une tasse pas plus, vite écoeurant. Dans ce petit bar à churros, il y avait cette sorte de shakira, serveuse baptisée pocahontas à cause de ses bottines trops grandes. Je ne parlerai pas de ses fesses. Elle servait des gâteaux, genre grosses boules et autres. Des trucs chers mais qui donnent envie. "L'envie" de mange
r. Une nouveauté. Mais aussi un supplice parfois, quand on est malade.En regardant le mec qui semblait le gérant, je me suis dit que moi aussi, je pourrai avoir mon bar à churros dans une petite rue de Barcelone. Il y avait la femme qui faisait des crêpes derrière la vitrine dans l'angle de la plaça Reial, et ce gamin qui voulait pas se pousser de ma photo. Il y avait le restaurant La Poma, simple bon et pas trop cher, jour de l'an excepté évidemment. Les serveurs sont gentils. Le 31 décembre 2012 justement, il y avait ce petit assis derrière moi, avec ses lunettes. On aurait dit moi, petit.


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Le site olympique

Le matin, il faisait très beau. Il s'agissait du seul moment pendant lequel j'ai eu quelques maux de ventre. En haut, il y avait un guitariste qui jouait sauf erreur "Love of my life" de Queen. Cet endroit où Freddie Mercury avait chanté avec Montserra Caballé. Autant dire que la boucle était bouclée. Après avoir pris des chinois en photo depuis leur ipad, il fallait répondre you're welcome. L'espagnol m'avait troublé, je ne connaissais plus l'anglais. Plus loin, là où on a la vue sur toute la ville, un autre guitariste jouait. Plus haut encore, bain de soleil à coté des fontaines à l'odeur de chlore. On se serait cru en été. Je me disais que seul, je pourrai venir me réfugier ici, il n'y a pas beaucoup de monde, quelques touristes de passage.  Lorsque je serai Catalan.


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Le parc Guell

L'hiver, c'e
st travaux. L'atmosphère y est particulière. Mais l'afflux de français est de trop. Il s'agit de leur point de rdv semble t-il. Il y a bien souvent des musiciens solitaires, là c'était un groupe un peu rasta. Il y avait ce policier qui faisait le zouave en passant derrière. Ce n'est pas en France que l'on verrait ça. Puis spectacle improvisé d'un couple d'acrobates, avec cette femme magnifique.  



Barceloneta

Ou plage de Barcelone.
 S'y trouve le récent hotel W, chic avec une vue sans équivalent, le siège Desigual aussi, toute une institution là bas. C'est ici que l'on a vu le naturiste, petit moment nostalgique avec des souvenirs d'été. La liberté vient de passer le long de cette plage. Il y avait le père et ses deux filles ou petites filles qui pêchaient. Quelques Pakistanais qui voulaient nous refourguer des bières ou des noix de coco.


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Fin 2012

Le 31 au soir, la ville change du tout au tout. Les espagnols se font rare et c'est un afflux massif de Français qui débarquent. Jeunes en tout genre venus pour se bourrer la gueule et chercher la merde. La honte d'être Français retrouvée. Catastrophique. 
Le repas: pollo de catalunya avec des pruneau et abricots chauds, frites maison, verre de sangria chacun, pâtes aux fruits de mer, brownies, tiramisu. Très bon, agrémenté d'un modeste trou dans le budget.
La foule, la foule, toujours la foule. Une marée noire de monde.
Nous avons rejoint la Plaça Catalunya au milieu de gens plus authentiques pour finir d'écouler les dernières secondes de ce que l'on appellera une bonne année.
Les 12 coups de minuit et l'avalage des 12 grains de raisins, ou presque. 
Le champagne dans le thermos.
C'est comme ça qu'on a terminé l'année. Et c'est comme ça qu'on a commencé la nouvelle. Peut être un moyen de se dire qu'il ne faut pas commencer à profiter à la fin des choses, mais prendre les devants et vivre l'instant au commencement, dans la mesure du possible. 


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Une nouvelle année.

Aurions nous pu commencer l'année d'une meilleure façon ?
Cadaques,
Et le fantasme de voir une femme nue sortir de l'eau, les gouttes parcourir ce corps qui sèchera au soleil.
Voir des bateaux, des barques naviguer, des plongeurs nager, un 1er janvier et se dire qu'Ailleurs, l'été dure 365 jours.
Puerto,
Passage à la calanque, dans un silence vert émeraude. 
L'Arola,
Fermé, habité au dernier étage.
Le Phare,
Et un "Premier bain de l'année", le jean remonté aux genoux dans un endroit que j'ai au fond du coeur, avec Aurélie, vue sur Puerto.


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Reprise de l'autoroute à rouler trop vite, le dégoût de se quitter ainsi, et prolonger d'une demie journée.

***


Il est des voyages qui se déroulent parfaitement, où l'on oublie de nous facturer des nuits d'hotel, où l'on peut se garer gratuitement, avec des bains de soleil en plein hiver, des soirées Aquarius naranja, des heures et des heures de marche, de la fatigue les nuits dans le métro, de la bonne fatigue, mais aussi des rires. 

Ce ne sont rien d'autre que les Souvenirs d'une Réalité.
...Puissent-ils te faire écho lorsque tu te perds.


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