Mardi 2 novembre 2010 à 21:15






C'est le sentiment d'avoir sa vie qui s'écrit dans un livre genre dramatique.
Et j'ai pas envie d'arriver à la fin.

Je suis perdu. Entre mes rêves, mes envies.
Ma famille, mes parents, mes non-amis.
Des questions sur la mort, des questions sur la fin.
Sur la vie aussi.

La mort semble aussi tabou que le sexe. Différent.
Je disais à ma maman de ne pas s'inquiéter. Que si je meurs demain, je préfère, je serai bien. Que ça ne me dérange pas, que je n'ai rien à faire ici de toute façon. Qu'elle ne s'inquiète pas. C'est égoïste aussi de se dire que ce serait bien, de ne pas avoir à vivre la perte des autres, de ceux que l'on aime. Je le redoute parce que je ne me vois pas franchir le cap, en sortir indemne.
Il faut dire que c'est du gâchis, et ce sera bientôt trop tard. Mais les gens, comme eux, comme moi, ne savent pas vivre en profitant de ceux qu'ils ont. On ne sait pas profiter des gens que l'on a. On sait peut etre le faire la dernière heure, si on a le temps de la voir. Cette dernière heure ou cette dernière seconde où la vérité nous claque et nous sort de notre coma éveillé. De cette vie de théâtre, de mensonges et d'injures.
La vraie vie semble tellement loin. A la prochaine pub à la télé penser aux arbres dans la foret. Aux fourmis qui grouillent, plus loin au sol. Aux dauphins, aux orques au fond de l'océan. A toute cette vie tout autour qui grouille et qu'on oublie. On bétonne on bétonne, consommation, consommation. Stress, cachetons et dépression. Chercher du travail. Trouver du travail. Chercher sa moitié. Trouver sa moitié. Faire un bébé. Changer sa voiture. Aller travailler. Laver la voiture. Un deuxième bébé. Travailler. Retravailler. Pharmacie. Supermarché. Laver la voiture. Prendre ses cachets. Asperger d'essence. Supermarché. Travailler. Travailler. Retravailler. Les voir partir. Puis travailler. Encore. Encore. Travailler. Scooter. Supermarché. Des crises. Des angoisses. Des injures. Se séparer. Travailler. Travailler. Retravailler. Les voir partir. Travailler. Cachets. Retravailler. Pharmacie. Hopital. Cachets. Travailler. Les voir partir. Se voir partir. Enfin. Mourir d'une claque, frappé par la réalité. Se réveiller, prendre conscience, et mourir.

Je déteste les émissions débats où des mecs se paluchent autour d'une table pensant refaire le monde.
Je déteste les commentaires "Alice au pays des merveilles", copain copine, balancés sans le moindre intérêt. Sans savoir. Un mot gentil pour se donner bonne conscience et s'barrer.
Je déteste les pub à la télé.
Je déteste les gens qui jettent leurs mégots n'importe où, et qui se croient plus fort.
Je déteste le Mal. Je n'aime pas ça. Je déteste les gens qui font du mal. Le mal génère le mal. Il y a du mal en moi, et je déteste ça. Cette idée là.
Je n'aime pas voir les gens qui n'ont rien demandé, souffrir.

J'ai envie de quitter ce monde, cette vie là.
Je ne la comprend pas, et elle fait du mal.
Je saisirai la moindre occasion d'être égoïste. De dire "Au revoir". Et de ne plus revenir.
Je vous laisserai tous vous entretuer. Vraiment. Et je n'en aurai rien à faire. Absolument rien.
Ce monde là n'est pas le miens.

J'aime les voyages. Et tout ce que l'on peut y trouver.
J'aime la nature. Animale, surtout végétale.
J'aime les éléments. Le ressenti, le touché.
Les grands espaces. Le corps. La liberté.


Le reste, je m'en fiche. Je vous laisserai vous entretuer.





Par Kaidan le Samedi 20 novembre 2010 à 0:18
Tellement vrai...
 

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