Samedi 4 décembre 2010 à 23:12




Je ne comprends rien aux femmes.
J'aimerai tellement savoir ce qu'il se passe, chaque seconde en vous.
A quoi vous pensez, votre façon de faire, de voir les choses surtout.
Tout savoir sur tout, dans les moindres détails.


Ce matin, depuis ma fenêtre.

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Ensuite je suis parti marcher sur les quais. Il n'y avait pas beaucoup de monde. J'étais dans ma veste ouverte, mon gros pull, mon jean, mes chaussures de travail et mes écouteurs. J'alternais neige et glace. J'étais bien. Je retrouvais enfin le soleil. Marre de la pluie, des flaques, des gouttes, des têtes à queue. Mais lundi je retrouve le bureau. Faire un travail bien ou nul, à la rigueur, ce n'est presque pas le plus important. Les collègues jouent un rôle fondamental.

Je suis tellement loin du couple de ce matin. Un Etranger.
Je ne suis que de passage dans ces rues, ce monde; et ces gens qui tournent autour de moi.
Chaque scène a son décor et traine avec elle son lot de questions lorsque mes yeux se posent en dehors.
En dedans c'est le désordre.

Ce matin il y avait une personne, avec son caddie rempli de sacs poubelle remplis eux mêmes de je ne sais quoi. Un ou une sans domicile. Et j'ai pensé à plein de choses à ce moment là. J'étais avec mes vêtements de riche et ma démarche de keuped citadin. Mais au fond. Au fond. Quand tu creuses, tout est noir, il faut descendre avec une torche, et prendre le temps parfois d'explorer, tenter de se trouver. Trouver la vérité. La réponse au qui suis-je. C'est une remise en question permanente. Car nos parents nous ont éduqués. A leur façon. Puis les amis, les fréquentations, les politiques, les musiques, les films, les avis des uns et des autres, entre autres, et pour finir les pub à la télé. Mais à l'intérieur. Je n'aurai pas fait ce métier. Je n'aurai pas vécu dans cette ville, ni dans ce pays. Je ne serai pas celui que je suis aujourd'hui, je le sais, je le sens. Je suis bloqué. La n'est pas la question. Cette personne, si je n'avais pas ma famille, est ce que je ne l'aurai pas hébergé un moment, est ce que je ne lui aurait pas proposé une douche, un repas, un peu d'argent ? 
Cela m'étonnerait beaucoup que dans la même situation j'aurai réagit de la même façon, à savoir, ne rien faire.

Ca me dégoute.




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