Samedi 20 novembre 2010 à 21:59





La vie est jonchée d'obstacles.
Il y a toujours des haies à sauter, des épreuves à surmonter.
Les épreuves les pires pour moi c'était les oraux à l'école. Je pouvais angoisser pendant un an, pour finalement ne pas les passer à la fin de l'année. Il y en avait tous les ans. Et tous les ans j'y échappais. J'en ai vécu 2 seulement de mémoire. J'angoissais pour rien, parce qu'une fois le moment venu j'étais tellement soulagé de savoir qu'on allait bientôt en finir que tout allait mieux.

Les obstacles de la vie professionnelle me font moins peur personnellement. Parce que je sais que je peux y échapper. Puis d'après la grande philosophie de vie de Monsieur P, "On t'fera pas un deuxième trou de balle là où on en déjà un". J'ai pas peur des patrons, des chefs, et des autres. Pire, les gens qui gueulent me font pitié. Il faut avoir une sacrée vie de merde pour trop se prendre au sérieux dans son travail. Oh, c'est bon, la thune n'est rien d'autre que des p'tits bouts de papiers à la fin. Il serait peut-être temps de penser à desserrer la ceinture et respirer.

L'argent, l'argent, toujours l'argent. Comment est ce que je peux être attiré par une telle daube. Pourquoi est ce que j'ai des gouts de friqué. C'est la merdasse d'être comme eux. Les talents de mauvais acteur en moins.
Mais j'imagine qu'il y a une tangente à prendre. La sortie n'est pas encore là. Ce n'est pas mon heure. Combien de temps encore. Il faut être patient. J'attends comme si j'étais persuadé que le destin s'occupait de tout. Que je n'avais qu'à attendre, alors que c'est moi, et seulement moi qui influence mon destin.

Je ne fais que rêver en silence. Pendant que le monde, ce monde insensé, continue de tourner. Je suis l'étoile parmi les étoiles, celle que personne ne remarque. Je suis un parmi eux, un parmi vous. Mais qui sommes nous. 
Je ne fais que rêver en silence. Je m'efforce de faire briller ce qu'il reste de vivant en moi. Je m'efforce de maintenir en vie les rêves et les envies. Qu'il n'y ait pas que des coups de couteau plantés dans un ventre trop fragile. Qu'il n'y ait pas qu'une ficelle sous mes pas, pendu au dessus du vide.

Ma vie n'est rien. Je ne suis rien. Je n'existe pour personne. Je suis entouré de quatre murs, sol et plafond, volets baissés. Je suis seul, coupé du monde. Je suis un corps sans vie, un coeur sans amour. Je ne suis rien d'autre qu'une petite étoile qui ne brille que pour elle même. Coupé de loin. Coupé de tout.

Je ne fais de mal à personne à rêver. Je fais vivre des petits personnages imaginaires qui baignent dans des musiques qui ne laissent pas indifférent. Je ne fais de mal à personne. Je regarde, j'imagine, j'écris, j'écoute, je suis moi, je suis loin, je suis bien. Ce n'est pas une vie. Ce n'est pas leur vie. Mais à ce moment là, seule la musique compte. Seuls les sentiments comptent. Il y a moi, je suis un, et tout le reste disparait. C'est plus facile pour s'y retrouver. Se retrouver.

Je peux écrire ce que je veux. Que ça ait un sens ou non. Que ce soit moi, ma vie, ou pas du tout, on s'en fout. Ce ne sont que des mots. Si au moins j'étais un obsédé, un pervers, un tueur en série, ou si j'avais en tête de pirater la maison blanche.
Mais non, au risque d'en décevoir, je ne suis rien d'autre que ces mots.




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