Au.dela.des.frontieres - Espace de Liberté.http://au.dela.des.frontieres.cowblog.frDescriptionCowblogfrFri, 27 Apr 2012 20:48:03 +0200180http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/article-3163692.html.

Si tout cela vous échappe,
c'est qu'une certaine part de réalité vous échappe.





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http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3163692.htmlThu, 19 Jan 2012 20:25:00 +0100http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/article-3163692.html
http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/supplement-2-et-au-bout-la-mer-partie-2-2-3158873.htmlSupplément 2 : Et au bout la mer - Partie 2/2

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Après plusieurs jours passés chez moi à Lyon, et en voyant la météo qu'ils annonçaient, je proposais à Aurélie un week end prolongé à la mer. Nous ne savions pas vraiment ce qui nous attendait et quitte à tout faire à l'arrache, je posais mon lundi et mardi en congés et le vendredi soir nous partions à Décathlon acheter une tente pour l'occasion. Après quelques minutes de réflexion nous options pour la tente 3 personnes. Le magasin allait fermer d'ici 10min et le vendeur nous proposa une démo de dépliage/repliage de tente 4 personnes. Un couple se joignait à nous pour regarder le gentil vendeur oeuvrer. Je n'avais rien compris au repliage mais je comptais sur Aurélie le moment venu! Le vendeur nous proposa de venir faire un essai le lendemain, et c'est avec un plaisir non dissimulé que nous lui avons répondu que nous ne pourrions pas étant donné que nous serions déjà à la plage.

Et c'est ainsi que nous partions le lendemain matin pour 4 jours qui resterons inoubliables direction la vie sauvage de Camargue.

Après 2h30 de route nous arrivions au Salin de Giraud. A partir de là il restait une demie heure de petite route qui s'arrête net une centaine de mètres devant la mer. Après quelques minutes à se demander ce que nous faisions là, Aurélie m'avoua que pour l'instant elle le sentait moyen. A partir de là il n'y a plus de route, deux choix s'offrent à nous: Rouler sur la plage à gauche côté naturistes, rouler sur la plage à droite côté textiles. La suite, vous la connaissez. Nous roulons donc le long de la plage mais ne voyons que des gens habillés, il faut dire qu'à notre arrivé le temps n'était pas au mieux.


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Seulement les choses devinrent de plus en plus explicites...


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Ce petit panneau a tout de suite mis les points sur les "i", ou devrai-je dire les petits coeurs!! Toujours est-il qu'il s'agissait de la porte d'entrée d'un monde surréaliste. Un rêve. La porte d'entrée d'un monde sans égal. Adieu les codes. Ici commence la Liberté. Derrière cette pancarte se trouvait le noyau d'irréductibles, façon bronzage merguez. La plage continuait sur plusieurs kilomètres jusqu'au Rhône, c'est ainsi que s'étendait la zone naturiste.

Le premier soir nous nous sommes installé à l'endroit où il y avait le moins de camping-car histoire de s'acclimater et prendre la température. Nous avons cherché un coin dans le fond de la plage, à coté des traces de véhicules, histoire de ne pas déranger, mais nous n'étions pas inspiré plus que ça. La vérité c'est que l'immense plage nous tendait les bras. Puisque nous aimons tout faire à l'arrache, nous avons marché en direction de la mer pour planter la tente en plein milieu de la plage (pas trop près en cas de vagues ou marrées). C'était une envie que nous avions en commun depuis un moment, alors autant aller jusqu'au bout du trip. Et quel trip.

Derrière nous, des anglais. Une couple et leur bébé dans un camion bleu. Nous étions d'abord a la limite entre zone nat et textile. Ces anglais en était le parfait exemple étant donné que parfois ils étaient habillés, et d'autres fois nus. Le lendemain, nous avions bien compris que nous n'étions pas vraiment en zone libre. Ce matin là, Aurélie est partie à la mer prendre un bain matinal Ô combien mémorable, tant par sa première traversée nue, que par l'exploit relevé à se baigner dans une eau qui était encore glaciale. Une fois séchée, un choix devait se faire, nous avons donc transporté la tente du côté obscur! lol. Mais attention, pas transporté n'importe comment. Il y avait nos affaires dedans, et nous n'avions que trois cent mètres à parcourir pour atteindre la zone libre. Aurélie a donc eu la lumineuse idée (ou pas!) de faire glisser la tente devant toute la rangée de camping-car ce matin ensoleillé, à l'heure où tout le monde émergeait. Petits déjeuners, bains de soleil, etc. C'était donc le moment idéal pour la déplacer (ou pas!!), tout le monde nous regarderait ! Et c'est ainsi que nous avons vécu ce moment des plus surréalistes où nous étions l'attraction de la journée, à trimballer notre carapace de tortue siamoise le long de la mer. On se faisait des réflexions en se disant que ce n'était pas une bonne idée, que ça allait déchirer la tente, que c'était la faute de l'autre, etc, tout en essayant de la jouer discret avec cette grosse, que dis-je, cette énorme! trace sur le sable que nous dessinions avec la tente. Nous allions nous installer devant un camping car néerlandais, et c'est là que l'on s'est aperçu que les occupants qui étaient installés sur une chaise devant leur véhicule étaient morts de rire!!! Olga et son mari/père n'en pouvaient plus! Et du coup nous non plus. On savait plus où se mettre, alors on s'est mis là =)


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Les habitués se nourrissent de Tellines qu'ils ramassent tous les jours à l'aide d'un râteau sur lequel est fixé un filet. Ils vivent nu. Ils se retrouvent tous les ans pour plusieurs semaines ou plusieurs mois, jouent à la pétanque, prennent l'apéro, font des feux de camp le soir.

Les matins le soleil se levait au dessus du noyau dur naturiste. Ces habitués qui savent qu'il y a une autre vie qui existe. Qu'il y a autre chose, ailleurs, derrière le décor et ce que l'on veut bien nous montrer. Il ne s'agit pas d'être nu, mais de vivre nu. Les premières minutes sont les plus difficiles car la société nous avale et ne veut pas nous relâcher. Mais il en faut peu au corps pour prendre conscience qu'il y a cette autre vie, une nouvelles manière de voir les choses, de les ressentir, au lieu de se laisser porter par l'illusion. Une vie plus Vraie. Ressentir la nature, les éléments, mais pas seulement. Il y a quelque chose d'excessivement profond dans les relations entre (vrais) naturistes. Un respect mutuel sans égal.


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Je n'oublierai jamais les levers et couchers de soleil que j'observais la tête à travers l'entrée de la tente. Je n'oublierai pas non plus les séances brossage de dents en plein nuit, toujours nus, au milieu de rien. Je n'oublierai pas le fou rire pour tenter de prendre une photo de nous dans la tente. Il fallait programmer l'appareil, le planter dans le sable tout habillé (va savoir pourquoi) se jeter dans la tente en tentant de se déshabiller et en évitant de faire rentrer une brouette de sable dans la tente, le tout en moins de 10 secondes, temps programmé sur le retardateur. Résultat à la hauteur de la difficulté du défi.


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Il y avait cette dame qui passait devant la tente, la cinquantaine avec ses amis. Tous nous regardaient, ils semblaient nous envier. C'était en fin de journée, le ciel commençait à s'oranger, puis elle se mit à dire que ça lui rappelait sa jeunesse, "qu'est ce qu'elle aurait aimé faire ça" si elle avait encore l'age, parmi les nombreuses bêtises qu'elle avait pu faire. "Des tortues jumelles". C'est à ça que nous ressemblions de loin d'après elle.

Nous étions l'attraction, nous étions la jeunesse et l'équilibre. Nous étions ce que la liberté a fait de mieux. Nous étions Nous, au milieu d'étrangers qui semblaient être une deuxième famille. Olga était devenu mon fantasme éphémère. Olga restait toutes les journées devant le camping à l'abri du soleil. Olga était quasiment toujours habillée. Mais juste du haut. Elle n'avait pas le bas. Toujours est-il que nous l'avions baptisée ainsi, et qu'elle était magnifique dans ce qu'elle était. A leur gauche, il y avait un autre très gros camping car. Certainement le plus cher. Un vrai bus. A leur droite, une majorité de français. Hormis le couple d'anglais, avec leur bébé. En repassant devant eux pour aller à la voiture je les ai vu nus, le papa l'appareil photo à la main, et la maman qui posait, nue, avec son bébé dans les bras. C'était magnifique.
Dans le groupe de camping-cars français, il y avait un couple, dont le breton. Ce monsieur assez âgé venait nous parler plusieurs fois par jour, avec elle, avec moi. Nous parlions du lieu, de coquillages, du temps.. Le dernier jour il a dit à Aurélie que nous formions un beau couple. Un beau couple d'amis ! corrigea t-elle. Evidemment que nous formions un beau couple. Nous étions la jeunesse libérée de toute oppression.

Non, attendez, comprenez bien.
Nous étions la jeunesse et l'équilibre. Nous étions ce que la liberté a fait de mieux.


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Il y avait cet "autre" couple d'une trentaine d'années. On les avait vu le premier jour puisque leur deux cent six s'était embourbée dans le sable. Puis ils nous ont parlé lorsqu'Aurélie criait d'avoir cru apercevoir une araignée microscopique de sable. Sa compagne, quant à elle avait surenchérit en disant qu'il y avait des bêtes étranges dans le sable, comme des serpents. La vérité, c'est qu'il n'y avait rien du tout oui! Puis je leur disais bonjour les autres matins en les croisant, notamment ce matin où j'ai enfin pu faire un footing le long de la plage, les pieds à moitié dans l'eau. Ce n'était pas "un rêve", mais presque. J'ai couru une heure et quelques, l'aller retour jusqu'au rhône. Je n'ai jamais couru aussi vite aussi longtemps, je respirais à plein poumons comme jamais. J'avais l'impression d'emmagasiner à chaque bouffée une dose de bien être et de liberté, comme détaché de tout ce que j'avais pu connaitre jusqu'à présent. Cours, cours, rien ne peut t'arrêter, tu es libre à présent.

Un soir nous avions ouvert la porte de la tente et nous nous étions allongé sur le dos en y laissant dépasser nos têtes pour y regarder les étoiles.


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Je n'oublierai jamais
le ramassage de coquillages le dernier jour. Nous avions ramassé des tallines simplement à la main et avions rempli une bouteille avec un peu de sable. Le but du jeu était de laisser notre butin dans l'eau (on avait peur que les naturistes nous le pique!) jusqu'à notre départ pour tenter une fricassée à notre retour à l'appartement. De retour à Lyon tu avais remarqué qu'il y avait déjà des bébés! Quant à la fricassée, ce sera pour une autre fois..
Les courses au petit casino et les repas de rien reviennent plus cher qu'un bon resto! A noter pour la prochaine.

Je n'oublierai jamais cette fin d'après midi, à s'allonger au milieu de la plage, entre la tente et la mer, dans n'importe quel sens, nus, libérés de tout. Comment veux tu ressentir davantage la liberté...


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Peut-être que les vacances réussies sont celles où l'on repart sans le moindre regret, sans le moindre remord. Celles où l'on repart sereins, d'avoir vécu quelque chose d'Unique et de l'avoir vécu à temps.


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***


Vous ne saurez jamais combien j'aurai eu mal au ventre d'écrire ces quelques mots, pendant toutes ces années. Combien j'aurai aimé écrire tout ce qui a pu traverser mon esprit, sans pouvoir le faire. Combien j'ai bien fait de ne pas écouter ces "il faut que tu sortes, que tu bouges". Oh ça non, il ne fallait pas, il ne faut pas. Ne jamais se forcer à rentrer dans la masse et se fondre dans le décor. Jamais. Ne jamais s'illusionner, se faire croire que le bonheur se compte en litres d'alcool ou en rails de coke. Jamais. Le bonheur se trouve derrière le grand écran noir que le monde soulève devant vos yeux. Il est temps de les fermer et de se retrouver. D'exister pour soi et non pour les autres. D'arrêter de croire que la vie se décide entre L, S et ES. Les possibilités sont infinies lorsque l'on retire les barrières que les gens érigent devant nous. Il ne faut pas se laisser influencer, seulement s'inspirer. Mais toujours se recentrer sur ce que l'on est réellement au fond, ce dont en a envie ou besoin.


Parce que personne d'autre que vous ne détient la Vérité.




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http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3158873.htmlSat, 24 Dec 2011 13:24:00 +0100http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/supplement-2-et-au-bout-la-mer-partie-2-2-3158873.html
http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/d-elle-3156319.htmlD'elle.http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3156319.htmlSun, 11 Dec 2011 11:38:00 +0100http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/d-elle-3156319.htmlhttp://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/supplement-1-et-au-bout-la-mer-partie-1-2-3148793.htmlSupplément 1 : Et au bout là mer - Partie 1/2

J'entends des bruits par dessus la musique que j'ai mise dans mes oreilles. Je ne sais pas ce qu'ils font derrière les murs blancs de mon appartement. Je ne sais pas ce qu'ils font tous ces gens. Je ne sais pas ce qu'ils cherchent, où ils vont. Je ne sais pas ce qu'ils grattent, je ne sais pas vers quoi ils courent. Je n'ai jamais su. Je ne sais pas s'ils sont vraiment cons ou s'ils sont juste aveuglés par ce qu'on a bien voulu qu'ils deviennent. 

J'ai trouvé vers quoi je cours.

J'ai trop souvent cru, à tort, que la route se resserrait, que les chemins devenaient étroits et que je devais continuer tout droit.
Mon esprit est ailleurs. Bien plus loin. Au delà des frontières
. Et plus encore.
Mais. Je ne suis pas seul.

C'est l'histoire d'un couple espagnol, c'est l'histoire d'un breton.
C'est l'histoire d'Ikéa et d'une tante Décathlon.
C'est l'histoire d'un serveur dans un petit hotel,
C'est l'histoire d'une main, d'une vie sans pareil.

C'est un chapitre secret que l'on insert dans un journal intime.

Reculer, prendre son élan, courir et sauter.
Les ennuis laissés derrière, ne penser à rien d'autre qu'à Vivre.
Adios la maladie,
Adios les médicaments,
Adieu les connards,

Droit de rêver. Droit d'exister. Droit de ressentir et de vivre. -Accordé-


C'est ainsi qu'un lundi 29 août, tout se trouvait très exactement là où tout devait se trouver. L'Espagne, la ville, ce parking, elle, moi, nous, là. C'est pas comme s'il ne restait plus qu'un pas entre nous. Un. Paf. Un livre qui s'ouvre.

Ce livre est en faux cuir. Il renferme ses mots. On aurait dit une petite fille terrorisée de voir enfin la lumière du jour. Le soleil dans les yeux, les lunettes de soleil dans ses cheveux, ses yeux inadmissibles et un sourire qui voulait tout dire. Je lui ai fait découvrir mon monde, celui que j'ai découvert tout seul, sans parents, sans loi, sans éducation. Je l'ai emmené dans ces endroits où j'ai vécu l'Instant, ces endroits où je me sens vivant.

Parfois, alors qu'on marchait, le paysage se découvrait devant nous et elle s'arrêtait. Je n'entendais plus ses pas alors je me retournais. Systématiquement, elle marquait un temps d'arrêt: "putain..". Je ne sais pas si elle fait ça souvent ou non. Toujours est-il que nous avons passé deux semaines en Espagne. Nous avions justement prévu de ne pas nous rencontrer (ou presque). Jamais. J A M A I S. Nous nous connaissions de cowblog. Quelques années à parler. Deux ? A se disputer, se détester. Alors c'est une histoire en plus de gens rencontrés sur le net. C'est une histoire entre deux personnes entre qui il ne restait qu'un pas un lundi à 21h. C'est l'histoire d'une rencontre Ailleurs qui aurait pu durer quelques minutes ou quelques heures. On ne s'est plus quitté pendant un mois. Pas mal pour une première rencontre ;)

Je ne savais pas vraiment qui j'étais "en vrai" avant ce pas qui nous séparait. Je n'ai jamais connu personne à part ma famille et une ou deux amitiés courtes et éphémères. Dans le cas présent, nous ne partions pas sur les mêmes bases étant donné que dans la vie de tous les jours, chacun porte son 'soi disant' plus beau costume, son masque le plus flou, sa personnalité la plus plate ou la plus fausse. Mais oui, on ment, on sourit parce que la situation le demande, etc. On devient celui que les gens veulent que l'on soit. Nous on se rencontrait en étant déjà vrai de fond en comble.
Je me dis parfois que certaines personnes sont si aveuglées par la société de consommation et du paraitre qu'elle ne pourraient jamais comprendre à quel point il est possible un jour de Ressentir. Se mettre au milieu de rien, de quitter ses vêtements, de quitter les ennuis, la tristesse, les soucis, les maux, et tout envoyer bouler.
Être là, nus, entourés par ce qui nous a poussé jusqu'ici: la Liberté et la Vérité nues.
Ce qui signifie qu'il n'y a plus rien d'autre autour. R I E N.

C'est ce que nous avons fait.

Ces mots n'ont aucune importance pour vous. Ils sont petits, plats, sans goût et sans odeur. Vous lisez à toute vitesse parce que l'heure tourne et qu'il faut faire vite.
Ces mots sont tout pour moi. Je tremble, je les ressens au plus profond dans mon ventre comme vous ne pourrez jamais les ressentir.
A part toi.

Nous nous sommes assis sur ce banc en bois à côté du phare le premier soir. Vue plongeante sur la mer. Et quelle vue... C'est comme s'il n'y avait qu'ici qu'on pouvait se retrouver. A gauche les lumières de Llança, à droite le scintillement de Puerto, les clignotements du phare, les lumières au sol avec le nom de la ville inscrit dessus. Nous nous sommes fait dévorer par les moustiques d'ailleurs. Je me suis découvert piplette contre toute attente. Pour la simple et bonne raison que nous avons toujours été nous même l'un envers l'autre. Nous avons toujours tout partagé. On s'est tout dit, rien caché. Aucun tabou. Quel soulagement de pouvoir enfin être soi même.


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Sur le parking du phare les habituels campeurs à l'arrache. Voiture, camionnette, camping car. Ces gens qui sont comme nous. Qui ne s'encombrent de rien d'autre que de leurs yeux qui ramèneront un lot de souvenirs indéfinissables.

Puerto. lol. Un espagnol de puta madre. Vale.

J'étais en Espagne depuis 3 jours. A l'hotel Carbonell c'était assez surréaliste, je crois que l'on était chacun un peu perdu, ne sachant plus vraiment ce qui était réel, ce qui ne l'était pas. Visiblement tout l'était. Au petit déjeuner, je ne sais pas pourquoi on a des places attribuées, les deux serveurs ont vraiment l'air gentils. Ils ont des têtes que l'on oublie pas. J'étais déjà venu l'an dernier. La blonde de l'accueil m'avait reconnu, elle se souvenait même de ma chambre. Elle m'a redonnée la même.

Un soir nous marchions sur une des criques de Cadaques, il faisait quasi nuit noire, nous étions éclairé par le lampadaires de la petite route plus haut. Je vis une petite lumière rouge qui clignotait: "Nan regarde! Y'a un blackberry!" Puis au même moment où je disais cela, nous nous approchions et je vis que quelqu'un appelait. Je l'ai pris "Euh, Hola!" "...." "Euh.. el telefono esta en la playa" lol. Donc forcément la fille que j'avais au téléphone ne comprenait rien et elle me passa son copain qui me dit "Hola que tal?" Je fus surpris et explosa de rire en répondant à cet illustre inconnu: "Bien y tu?". bref, je répéta ma phrase qui ne voulait rien dire en précisant tout de même où nous étions, suite à quoi il me dit qu'il avait compris et qu'ils arrivaient. Vale.


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Sur la plage du camping de Llança j'ai tenté de t'apprendre à faire des ricochets, en vain. Ce soir là était le seul où nous ne savions pas où dormir, alors que la nuit tombait. Nous étions assis sur les petits galets au bord de l'eau.

Je ne voulais pas que l'on fasse de naturisme ensemble. J'en avais déjà fait de nombreuses fois seul, j'aurai pu en faire avec la terre entière, mais pas avec elle, je ne voulais pas. Elle n'en avait jamais fait, on en avait parlé et je lui avais conseillé la platja del borro pour sa première fois. Je l'ai donc accompagnée dès le lendemain matin. Je suis reparti de mon côté au Cap de creus retrouver l'étendu désertique. Les rochers, la mer, le silence et moi. L'endroit est toujours fidèle à lui même. Mais cette solitude ne m'inspirait plus autant. Je m'installe à cet endroit au panorama extraordinaire, avec mes mouettes, leurs cris, le bruit de l'eau et la brise légère. Je me sentais trop seul pour une fois. Installé là bas je reçois un sms. C'est ainsi que Madame a connue sa première expérience naturiste à 11h05. Me concernant, dix minutes plus tard je me rhabille et fais le chemin inverse, un peu frustré de ne pas y être, moi, sur cette plage magique.


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Nous sommes resté dans cet hotel qui semblait n'appartenir qu'à nous plusieurs nuits. Nous nous sommes retrouvés pour un petit apéro sur une terrasse au deuxième étage très design avec canapés et fauteuils en cuir blanc. Je ne sais pas si c'était à cause de la sangria héhé, ou même des Princes (ça casse un peu le mythe) mais nous avons ri jusque tard.


Pourquoi l'espagne ? Hmm en dehors du fait qu'il fait beau, chaud, que la mer est bonne, que la langue espagnole est la plus belle qui soit et que je craque sur les "vale", c'est aussi parce que la mentalité n'est pas du tout la même qu'en France. Dommage qu'il y ait autant de cabron de français qui viennent faire chier le monde. C'est rien de le dire et ça fera l'objet d'une autre paragraphe. En Espagne, c'est bête à dire mais on a le droit d'être libre. C'est pour cela que l'on retrouve plein de naturistes dans les petites criques ou même en bord de ville, n'importe où. On a le droit d'être nu. Le droit d'être soi. En France, cela est interdit par la loi en dehors des zones prévues à cet effet. Et les textiles ne semblent pas avoir conscience de la chose suivante, c'est que l'on a détruit tous les camps que l'on puisse imaginer (nazis etc), un seul type subsiste: les "camps" naturistes. Car c'est de cela qu'il s'agit. Nous sommes nés nus, nous sommes ce qui se fait de mieux en terme de respect de l'autre et de notre environnement, de paix, etc, et on nous enferme, on nous cloture. Des piquets, des barbelés, de hauts murs. Et si l'on se montre tel que l'on est, c'est 1 an de prison et quinze mille euros d'amande. C'est le prix à payer en France. Pour être Soi.
On nait nu, mais si on le reste, on va en prison.
Fin de la parenthèse.



Entre le phare et l'Arola, la promenade est magnifique, on voit des naturistes dans le contre bas alors qu'en aucun cas c'est nat, cela ne dérange personne, au contraire. Tant de gens ici semblent venir chercher la même chose. Pouvoir vivre simplement, tel que l'on est.


Au début de notre séjour, en rentrant de Cadaques une nuit, nous avons fait une halte sur le parking qui est au bord de l'eau à côté de l'hotel Arola. J'ai coupé le moteur et nous avons écouté FM "Guide me home" et "How can I go on". Je pense qu'il était nécessaire de prendre ici la juste mesure de ce que nous vivions. Peut-être que ça craind. Peut-être que c'est beau. Pour moi il n'y a rien de plus beau.


 [Guide me home / How can i go on]



Nous nous sommes ensuite dirigés vers l'hotel l'arola de Puerto. C'est un hotel qui a les pieds dans l'eau et qui est dirigé par Maria depuis bien longtemps à mon avis. Cette hotel je le connais très bien car j'y suis allé plusieurs fois depuis quelques années, mais seul. A notre arrivée Maria ne semble pas m'avoir reconnu, je ne sais pas. En tout cas, le serveur lui, m'a reconnu et m'a fait un grand signe. J'adore! Il est jeune, grand châtain et les yeux bleus. Il y a aussi une française avec Maria mais nous ne l'avions pas vu cette fois là. Bref, une sacrée équipe que l'on a juste envie de retrouver années après années. Cette fois ci nous n'avions pris qu'une chambre pour nous deux. Nous avions une vue magnifique sur la baie de Puerto et nous passions de longues soirées devant cette magnificience. A regarder les gens du "camping" en contre bas faire des aller retour jusqu'aux sanitaires en peignoir ou pour faire la vaisselle. A regarder les scintillements de Puerto, les reflets sur la mer. La vie des gens en dessous, les chiens, les petits enfants. Français Anglais Nl et autres. Bref, des gens en vacances qui savent ce qu'il y a à trouver ici, contrairement aux voitures qui passent devant l'hotel sans jamais savoir ce qu'il y a à découvrir, et à quel prix (par très cher comparé au reste, à l'emplacement, etc!). Nous restions assis en fin de journée sur le balcon, Elle écrivait dans son journal, moi je regardais simplement la vie en face. Les toilettes et les douches sont sur le palier mais je n'ai jamais personne d'autre que moi les utiliser.


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Le matin, le petit déjeuner avec vue sur la mer est sans équivalent. En revanche il y avait rupture de chocolat chaud! Alors nous prenions un grand verre de lait et nos voisins de table nous prêtaient leur chocolat en poudre XD. Enorme.
Un matin, le serveur était dehors en train de refaire le monde avec des vieux, alors qu'un monsieur était à l'intérieur et attendait qu'on le serve. Maria a donc appelé le serveur qui s'est empressé d'arriver, tout gêné d'avoir fauté. Cela lui a couté de malheureux pas chassés incontrôlés qui semblaient venir d'un autre monde. Ce qui a valu un fou rire d'Aurélie.
Un soir nous avons mangé sur les estrades de la plage de pauvres pains de mie saucisson. Un gros relou de français a passé son temps à gueuler au téléphone à coté. Quand nous partions, il fallait rejoindre l'hotel en traversant la plage dans le noir complet, mais nous étions équipés de lampes de poche. Nous nous étions mis au défi de ne pas les utiliser. Mais Aurélie a craqué! A cause de la dame blanche.
Qu'est ce que la dame blanche ? Mais si vous savez c'est ce genre de femme fantôme (ou pas) qui débarque au milieu de nulle part en robe blanche dans le noir. Une nuit en revenant de Cadaques nous nous étions fait peur avec ça. Seuls dans la nuit noire au milieu de la pampa espagnole c'est assez sympa. Petit bad trip mine de rien =). Quand vient la nuit il ne faut plus y penser sinon on en voit partout !
Les matins on disait à Maria qu'on allait finalement rester une nuit de plus. C'était comme d'habitude au jour le jour, suivant nos envies.


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Pendant que tu soignais tes coups de soleil, je suis allé au Cap côté Puerto. J'ai passé un bout d'après midi là bas dans ce décor de rêve. Malheureusement ce jour là j'ai pu suivre pendant une heure de l'autre côté de la rive un voyeur qui matait un couple sur le contrebas. Horrible. A jamais incompréhensible. Bref. Les instants passés là bas n'en restent pas moins extraordinaires. A la fin de la journée, je partais et en remontant le chemin, j'arrivais au niveau de la voie sans issue où tout le monde se gare, je suivait un habitué du 66 qui rentrait dans son 4x4. Le "parking" surplombe cette grande crique à l'eau turquoise. Le monsieur ouvre la porte, insère la clé et met le contact. S'en suit une musique assez forte, celle des innocents "L'autre finistère" cinq secondes avant la coupure où l'on entend la mer et les mouettes. L'instant Parfait.
Ensuite je suis venu te récupérer à l'hotel et nous sommes resté quelques heures sur une petite crique toute proche. J'ai remis le maillot ce qui m'a valu de ne pas pouvoir en profiter pleinement. Quelle sensation étrange de revenir en arrière, de sortir de l'eau le maillot de bain qui colle et qui pèse lourd.

[Les innocents]


Un soir, nous sommes allé au resto à Puerto, Aurélie a pris une pizza aux fruits de mer et moi des lasagnes. Nous avions plus l'habitude de manger, elle n'a pas fini sa pizza!^^ En revanche elle a fini les morceaux de pommes qui étaient dans sa sangria, bel exploit.


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Après 3 nuits à l'Arola, nous sommes parti dans un camping que j'avais trouvé presque par hasard la veille. Nous sommes tombés sur un espagnol qui était à l'accueil qui nous indiquait qu'il n'avait plus de place, mais qu'il allait demandait à quelqu'un d'autre. C'est ainsi que nous avons rencontré Annick et son mari un couple de Valencienne qui louaient des mobilhomes dans une partie du camping. Ils nous ont laissé les clés d'un mobilhome tranquille avec pour unique voisins un couple plus loin dans la diagonale. Pas de voisins directs. La tranquillité. Nous avons pris deux ou trois nuits pour commencer, puis chaque matin nous allions rajouter un jour. C'est ainsi que nous y sommes resté une semaine.
Pour notre premier jour là bas, il n'a pas fait beau, il a carrément plu toute le journée. Au début il tombait trois fois rien, nous sommes donc allé en promenade a pieds. J'avais repéré il y a quelques mois une plage de l'autre côté de la montagne qui semblait super inaccessible de la route. Une fois arrivés en haut, il s'est mis à tomber fort. Nous nous sommes abrités comme on a pu sous des pins, seulement ceux ci n'étaient pas si étanches que ça. D'en haut nous avions une belle vue panoramique. Heureusement, nous avions emmené avec nous nos serviettes de plages qui nous ont donc servi à.. rien si ce n'est nous abrité de serviettes mouillées. Au bout d'une heure sous le pins, il pleuvait toujours aussi fort, nous avons donc décidé de faire demi tour. Le sentier qui n'était à la base pas très praticable était devenu difficile. En fait, il longe une haute falaise. Les trois quart du chemin parcourus, Aurélie proposait de finir en farandole ptdr. (un reste de sangria dans le nez sans doute). J'entamais donc ma farandole mort de rire en laissant sur le carreau Aurélie qui tomba sur un rocher. Une sacrée glissade qui lui a valu un méga hématome. Sur le coup ça nous a moins fait rire (sauf moi car j'avais un fou rire que j'avais du mal à contenir) car elle semblait ne plus pouvoir marcher. Il continuait de pleuvoir à torrent et la journée virait au cauchemar. Nous avons marché jusqu'à la ville, où je l'ai laissée pour retourner en courant chercher la voiture au camping et la ramener. Après une bonne douche au Karité tout allait mieux.

Le lendemain nous avons même pu y retourner, et nous avons découvert des endroits isolés. Nous avons continué jusqu'à une crique, qui se trouve être la petite soeur de la plage de Garbet, qui est quant à elle accessible en voiture. Nous nous sommes rendu compte ensuite que nous pourrions nous rendre sur cette crique aisément par la plage de Garbet et ensuite il fallait longer les rocher, mettre un peu les pieds dans l'eau pour y accéder. Ce jour là il restait encore de nombreux nuages, nous nous sommes assis à cette crique, avons pris des photos puis nous sommes repartis.  Tous les jours qui suivrons seront ensoleillés et chauds, une chance pour un mois de septembre.
Le soirs, nous prenions un petit apéro olives coca qui était devenu notre rituel. Je regardais ses mains. Puis je lui ai demandé si je pouvais toucher sa main. J'en avais envie depuis si longtemps. Je ne sais pas pourquoi. Toucher une main, la prendre, c'est comme se rendre compte que l'on est pas seul, quelque chose comme ça, non ? Je l'ai prise et cet acte qui me semblait interdit depuis toujours m'a valu un flot de ressentis que je ne maitrisais plus. C'était excessivement fort. J'ai résisté quelques secondes, je l'ai tenue, puis je suis rentré dans le mobilhome pendant plusieurs dizaines de minutes, j'étais à rien de pleurer.
Sans doute le cumul de tout ce que l'on avait vécu en si peu de temps. Et prendre sa main a fait débordé le tout. Le temps de reprendre ses esprits, de faire la vaisselle, de prendre une douche et tout allait mieux.

Alors que nous marchions un soir à Cadaqués, nous nous rapprochions d'un couple parmi les nombreux couples, la femme était assise sur le haut des rochers en bord de route et son mari était sur le contre bas muni de son appareil photo pour photographier les bateau. Alors qu'il terminait sa descente, la femme émit deux petits sifflements pour l'interpeler avec une petite coquinerie au fond des yeux et du sourire. Son mari se retourna et elle souleva plus ou moins discrètement sa jupe. lol Inoubliable.

Les courses, c'est Valvi. Et ce couple de vagabond qui nous a demandé si nous allions à "Puerto". lol
Il y avait aussi le grand Spar. Le temps que je retrouve mes affaires et que je me rhabille nous étions dans le hall et le vendeur de vins nous a vu ainsi plusieurs fois.

Mardi 6 septembre, à 16h. C'est très exactement le moment où nous nous sommes mis nus ensemble pour la première fois. Sur cette crique. Notre crique. Comme prévu, les premières sensations sont assez difficiles étant donné que nous nous connaissons, mais le cap est très vite passé. Cela n'aura duré que quelques courtes secondes. Depuis le temps, on se connait et l'on sait que nous avons la même façon de voir les choses sur le sujet. Donc tout se passe très vite et surtout très naturellement.


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Petit, j'avais peur qu'il y ait des fantômes dans ma chambre, ou pour être plus précis, des espèces de gens cachés qui voulaient me tuer. Je ne vérifiais pas pour autant les armoires, les placards et compagnie. J'avais aussi peur que des hommes débarquent en tenue de cosmonaute dans ma chambre en pleine nuit, c'était ma plus grande peur. Et enfin, que des gens armés ouvrent la porte et tirent plusieurs coups en direction du lit. Terrorisé, traumatisé ? je ne sais pas. Quand on est petit, on écoute nos parents, j'avais pour seul but qu'ils soient fiers de moi. On regarde la télévision aussi. On comprend assez vite ce qu'il est interdit de faire, ainsi que ce qu'il est déconseillé de faire en présence de telles ou telles personnes, parce que c'est mal vu, que ça ne se fait pas et compagnie. C'est comme cela que j'ai appris à avoir peur des homos, des nains, des prostituées, des sdf, et j'en passe. Seulement j'ai grandi un peu. Et je me suis mis, très vite, à me poser des tonnes de questions d'incompréhension face aux comportements des gens. Faute de rencontrer du monde en vrai, j'ai parlé à des gens sur internet pour essayer de trouver des réponses. Chaque personne est tellement riche de choses, chaque personne porte son lot de vécu, de souvenirs, de façons de comprendre, d'interpréter, de réagir, d'agir, de penser. Et... rien. Je ne m'étendrai pas sur le sujet étant donné que celui ci tend vers l'infini. Tout ça pour dire que j'ai compris que nous avions tous un vécu, une histoire. Et ce vécu nous pousse à devenir peu à peu celui que l'on devient. Moi j'ai toujours eu l'impression de manquer de liberté, et j'ai très peur de la mort. Pas la mienne mais celle des autres. Je m'égare. Je voulais simplement dire que chacun a le droit de devenir ce qu'il veut du moment qu'il n'embête pas les autres, qu'il ne fait pas de mal. Je regardais un reportage l'autre jour où un mec de mon age portait des mini jupes, des talons, etc. Cela peut paraitre étrange au premier abord, certes. Mais ce mec était super gentil, il ne faisait de mal à personne. Pendant le reportage, alors qu'il se promenait dans un parc quasi désert avec sa copine, deux mecs d'une quarantaine d'années sont venu le courser, le faire chier, l'insulter, etc. Pour quoi ? Pour rien. Cette courte séquence m'aura choqué. Je parle de ça car c'est le même principe pour les naturistes. Certaines personnes sont tellement fermées d'esprit, qu'elles voit en cela de l'exhibition sexuelle. J'ai eu beau tourner le truc dans tous les sens, je ne comprends pas et ne pourrai jamais comprendre pourquoi ces personnes ne voient pas la même chose que moi. Nous sommes tous différents, chacun devrait vivre tel qu'il est vraiment au fond. Être soi, sans quoi il n'y a aucun intérêt. J'aime la diversité, la force et la magie qu'il y a en chacun. Et tous ces autres cons, je les raye de ma vie.


A Empuriabrava, nous avons tenté la grande plage typique costa bravo mais au milieu du parc naturel. Seulement, en plus d'y avoir de nombreuses méduses, l'ambiance semblait beaucoup trop douteuse. Il faut dire que j'avais eu une très mauvais expérience quelques jours plus tôt. Je n'en parlerai pas pour que vous ne fassiez pas d'amalgame. Nous sommes donc parti aussi vite que nous sommes arrivés. Quel dommage.

Permettez moi d'ouvrir une parenthèse de colère et de haine: Les cabron de puta madre de français sur la platja d'El Burro. Nous avions décidé de passer l'un de nos derniers moments en espagne sur la fameuse crique connue et reconnue. Y aller ensemble cette fois. Nous nous y sommes rendu, il était d'ores et déjà un peu tard, il y avait plusieurs couples, hommes seuls, femmes seules. La journée commençait sous les meilleurs hospices. Puis vint un groupes d'une quinzaines de randonneurs. Nous les regardions de loin, car on entendait qu'eux. On pensait qu'ils n'étaient que de passage, seulement ils approchaient de plus en plus, jusqu'à venir se planter en plein milieu de la crique. Avant leur arrivée, tout était calme et plaisir, nous étions dans un autre monde. Puis ils restaient là, à parler fort, à gueuler, comme des vieux bofs de français de merde. Pour planter le décor, comme chacun le sait les plages et criques nat sont pour le moins hyper rares, et cette crique où nous étions est la seule où la nudité est à peu près respectée par tous. De l'autre côté du monticule, une autre crique, plus grande, et textile celle là. Mais non. Ces connards de français ont décidé de s'installer ici. En plein milieu. Alors évidemment tout le monde les regardaient, ces sans gênes. Et là, le meneur, le grande gueule de base, ce petit vieux français raciste, homophobe, et tout ce que la connerie humaine peut rassembler sort cette phrase qui m'a tétanisé de dégoût: "On arrive à un paradoxe où c'est la normalité qui dérange". La normalité ? La normalité.. Gros con. Quel gros connard de merde. La normalité. J'ai plusieurs fois ressenti cela en Espagne. Mais cette sensation atteignait son paroxysme: LA HONTE D'ETRE FRANCAIS. Bien sûr j'aurai dû me lever et lui casser la gueule, ou simplement essayer de lui expliquer combien ils n'avaient rien à faire ici. Seulement j'étais nu, et ma nudité me bloquait pour aller me lever et leur parler, ou autre chose. J'aurai pu remettre mon short, seulement c'est tout à fait contraire à l'éthique du naturisme. Cela signifierai que je donnerai raison à de tels propos, etc. Puis ils sont allé se baigner, vider la mer de tous ces oursins, à gueuler à chaque fois qu'ils voyaient quelque chose dans l'eau, ces cons, avec leurs masques tubas maillots tête de cons. Je vous passerai l'épisode où ce connard a à nouveau eu des propos surréalistes de méchanceté et de connerie qui concernaient directement Aurélie.   
Cette crique s'est vidée, petit à petit les couples s'en allaient, une femme habituée des lieux allait parler à un homme habitué lui aussi, elle lui racontait, désespérée, puis s'en allait. Nous avons décidé de rester un peu et ne pas se laisser emmerder par tous ces propos. Puis au bout d'une demie heure, alors qu'Aurélie commençait à s'endormir je lui ai dit que je voulais partir, ne supportant plus tout ça. Nous nous sommes rhabillé, puis nous sommes parti en laissant une maigre phrase à leur égard.
Nous sommes retourné sur notre crique où tout a commencé, nous avons retrouvé notre couple ami naturiste espagnol.

Ah.. parlons en de ce couple. Nous avions trouvé la crique sur laquelle nous allions passé toutes nos dernières journées. Elle est séparée de la foule, quelques rares personnes passent en journée. Nous nous installions tous les matins et nous étions les premiers. On se mettait au fond pour n'être embêté par personne. Un couple la quarantaine s'était installé près de nous la première fois. C'est toujours la même chose, on se demande si la/les personne(s) vont se dénuder ou non. Les paris sont lancés. A ce jeu là on était pas mauvais. Bref, ce couple était magnifique de gentillesse et de simplicité. Ce qui fait leur particularité, c'est qu'en partant après notre première journée ensemble, ils nous ont fait un grand signe pour dire au revoir, auquel j'ai répondu. Ce signe représente des tonnes de choses pour moi. Je découvrais que je n'étais pas le seul à ressentir quelque chose comme cela. Ce besoin de dire "c'était bien, merci, j'espère que l'on se reverra". Et l'on s'est revu. Tous les jours qui suivirent. J'aurai pu passer ma vie avec eux.
Les jours qui suivaient se ressemblaient, nous nous faisions de grands sourires, des Hola, des Adios, des signes de la main. La femme était d'une beauté sans nom lorsqu'elle rentrait dans l'eau, le soleil en fond. Lui, il embarquait son masque et son tuba et explorait les fonds sous marins plus loin.
Un jours, il n'y a eu que des naturistes sur la plage. La journée parfaite. D'autres fois c'était plus mitigé. Et enfin, que des textiles. Sauf le couple et nous qui faisions de la résistance. Ensemble nous ne risquions rien. Nous étions l'affirmation de soi, le corps libéré de tout dictat.


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Au Cap de Creus on avait peur d'avoir la même amende qu'avait eu la voiture après le virage, à savoir deux cent euros. Deux cent euros pour s'être garé sur le côté, comme nous.  Je pense que l'on a bien fait de bouger la voiture de telle sorte qu'il n'y ait pas de roue sur la route !
L'avantage du cap c'est qu'ils étaient en train de mettre de gros bouts de rochers pour empêcher les voitures de sa garer là où il était à peu près possible de le faire. Il n'y avait déjà pas grand monde dans ce petit paradis, mais alors qu'est ce que ça va être l'année prochaine! Par contre il faudra marcher encore plus. Mais ce n'est rien.

Une fin de journée on s'était installé sur un gros bloc béton à coté de Cadaques, où je lui dis que je m'installe "souvent" seul ici pour "faire le point". Il surplombe la mer et les rochers où il se passe toujours des choses intéressantes. C'est un petit toit du monde. Elle allonge sa serviette de plage derrière son dos et allonge ses jambes qui pendent dans le vide. On est là tous les deux, on se prend la main, et pendant que je regarde la mer, elle s'endort. Au bout d'un moment je lui parle et la réveille sans faire exprès.


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On va dans les calanques près de Roses. Je lui montre la cala Murtra, etc. Le lieu est magnifique et il reste tant à y découvrir encore.. Mais on ne reste pas longtemps, car elle est pleine de coups de soleil et avec ça on constate avec désolation la quantité de textiles dans ces trop rares endroits très clairement indiqués platja nudista. Quel gâchis.


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Une fin de journée alors que j'étais frustré emprisonné dans mes vêtement je partais en randonnée le long de la mer à la recherche d'un endroit tranquille pendant qu'Aurélie soignait ses coups de soleil. J'arrivais à mon but dans un endroit désert. Il n'y avait pas un bruit si ce n'est un jet d'eau sur la colline en face. Je n'osa pas me déshabiller me sentant trop seul. J'entamais donc une pomme assis au bord de l'eau adossé aux rochers. Il y a une crique à ma gauche que je ne vois pas parce qu'il y a un rocher devant avec de la végétation. Puis subitement j'entends des mouvements dans l'eau. Je tourne la tête et je vois débarquer une déesse grecque, nue, au corps sublime. Elle avance dans ma direction et s'écroule dans l'eau en poussant un cri de gémissement de de bien être. Moi j'étais là, habillé et frustré comme un con. Elle se releva et reparti rejoindre son copain qui était resté sur la plage. En partant une heure plus tard je vis qu'il s'agissait d'un couple de choubab, le mec avait des dreads. Ils avaient installé un petit campement, ils allaient passer la nuit sur cette petite crique. Ah, puis ils étaient en train de faire l'amour jusqu'à ce que j'arrive. S'ils savaient..

Il y avait ce petit gamin qui poussait son bac en plastique comme un caddie de supermarché. Je ne sais pas si c'est parce qu'il était excessivement mignon, si c'était parce que sa maman était excessivement belle, si c'est parce qu'il y avait trop de vent ce jour là, ou le tout réuni, mais j'avais l'impression que je n'aurai jamais pu être rassasié de cette petite mise en scène improvisée.

Il y a eu aussi ce petit moment à essayer de savoir si l'on pouvait accéder à une île anciennement déserte à la nage ou s'il fallait emprunter une petite barque. On saura pour la prochaine fois que la traversée se tente facilement à la nage. Mais j'ai un peu peur, je crois que je suis claustrophobe. Pendant ce temps il y avait un homme nu et sa femme habillée derrière le virage sur la route.


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Tu te souviens du couple dans le camping qui était à côté de nous ? La dame arrêtait pas de gueuler et stresser le monsieur qui ne disait jamais rien. On aura ri un paquet de fois de leurs conneries. Surtout ce jour là où il y avait ce petit chat qui était venu nous demander à manger. La suite, on la voyait venir gros comme une maison. Le petit chat est allé voir la vieille qui s'excitait après son mari, ni une ni deux elle lui donna à manger. D'autres chats débarquaient pour piquer la nourriture du premier, du coup elle jetait d'autant plus de bouffe, sans que le chat concerné puisse manger quoi que ce soit. une fois qu'elle a arrêté d'en distribuer, tous les chats miaulaient et attendaient qu'elle en jette d'autre. Elle arrêtait pas de leur parler lol. Bref. 
Ceci dit ils étaient très gentils. Spéciaux mais gentils.


La dernière nuit, trois jeunes allemands s'installent de l'autre côté du chemin dans une tente.

Le dernier soir, nous sommes sortis dans le but de manger des tapas au pati blanc. Aurélie s'était vêtu de sa plus belle tenue.. transparente! façon prostituée de la Jonquera ce qui nous a valu quelques rires amers de dernière soirée. Après avoir tourné en rond devant le resto nous sommes finalement retourné à Cadaques. Nous avons laissé la voiture dans un endroit bien sombre, là où règnent les zombis et les dames blanches, puis nous avons marché. Nous nous sommes assis sur le rebord entre la route et la mer, avec vue sur la ville. Les silences semblaient avoir remplacé la piplette du premier jour. Beaucoup de souvenirs, beaucoup de choses vécues en si peu de temps. Des souvenir plein la tête et plus encore.


Sur la côte de Cadaques il y a souvent des gens nus, tous les jours, éparpillés. Comme cet homme qui déposait ses poubelles devant la petite île. Tu te souviens après il est repassé en voiture pour repartir, tu as jeté un oeil discret pour tenter de vérifier qu'il s'agissait bien du même homme lol. Bref, Cadaques est Magique.


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Sur la route du retour nous avons fait une halte à Port la Nouvelle pour passer quelques heures sur une immense plage de sable fin avec plein de couples naturistes éparpillés un peu partout. Je m'y étais égaré à tout hasard lorsque je descendais deux semaines auparavant. Après avoir passé un tout petit pont et quitté la route goudronnée, nous avons roulé sur la plage pendant un à deux kilomètres. Nous avons laissé la voiture en plein milieu dans le fond de plage comme d'autres et c'est avec un pas pressé que nous avons joué les prolongations. Nous avons traversé la plage plein d'envie puis nous avons jeté nos sacs, nos serviettes et nos vêtements à terre pour finir à l'eau.


...

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http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3148793.htmlFri, 04 Nov 2011 22:46:00 +0100http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/supplement-1-et-au-bout-la-mer-partie-1-2-3148793.html
http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/volet-3-3125202.htmlVolet 3.
FIN.



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http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3125202.htmlSat, 23 Jul 2011 23:49:00 +0200http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/volet-3-3125202.html
http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/al-dia-de-hoy-3123563.htmlAl dia de hoy

Aujourd'hui il pleut, il fait moche et froid.

Hier à cette heure je me baignais dans les eaux cristallines de la côte vermeille. Cette baignade était la dernière d'une semaine de liberté.
Ce matin je suis allé chercher le courrier dans ma boîte. Il y a l'assurance de l'appart à payer, les relevés de comptes, une lettre d'un copro de la résidence qui se rebelle contre je sais pas quoi,
une fiche de remboursement de je sais pas quoi non plus et le bulletin mensuel de la commune avec en titre "Ma ville en 2012 ? Je la vois durable!" en bouquet final.

Avant cela, dans un autre monde:

Covoiturage:
Il s'agissait d'une première pour moi. J'ai testé le covoiturage. J'ai effectué l'aller et le retour avec une mère et sa fille. Résultat des courses: 162euros à ne rien faire. A renouveler!

Un espagnol de puta madre:
Dès que j'ai déposé mes deux co-voitureuse, j'ai foncé en Espagne, avec cette phrase qui trottait dans ma tête "Un espagnol de puta madre",
cabrón. L'auberge espagnole était imprimé dans ma tête et j'avais besoin de vivre tout ce que je ressentais ces derniers jours à regarder le film, tout ce que l'on ne voit pas. Je voulais m'enfoncer vers la liberté, droit devant, et tout manger. Respirer plus fort, ouvrir les yeux en grand, m'ouvrir le coeur aux sentiments.
Le lendemain, sur la plage, alors que cette phrase n'avait cessé de tourner dans ma tête, un espagnol racontait une histoire à ses amis et je n'ai compris que quelques mots dont "puta madre" et "
que cabrón!" lol. Je n'ai pu m'empêcher de sourire.

La famille "nl":
Les premiers jours, les premières heures, j'étais relativement gêné. Seulement voilà. Un évènement m'a particulièrement aidé à me sentir à l'aise. Une famille néerlandaise débarque. Le père, la mère et 1 fils de 8ans et 3 filles entre 6 et 15ans. Cette famille respirait le naturel comme je ne l'avais jamais vu. A cette seconde, lorsque les enfants sont passées devant moi accompagnée de leur mère (qui avait un gros appareil photo pendu autour du cou mais cela ne gênait personne) je me suis senti dans un autre monde. Comme l'impression que l'on tournait le film "Vivre nu, à la recherche du paradis perdu".

L'espagnole:
Je suis retourné à la source. L'endroit où j'ai pratiqué le nat pour la première fois où je n'étais pas seul. Sauf que cette fois, je n'étais pas dans la minuscule crique mais sur la platja officielle. Je n'ai pas osé me baigner en face, alors je suis allé sur le côté, par les rochers. En prenant le passage, j'ai vu qu'il y avait une fille de mon age. Elle s'était mise à un endroit où on peut difficilement l'embêter. Elle est uniformément bronzé, et son bronzage est impeccable. J'imagine que c'est une habituée des lieux, qu'elle doit venir souvent, probablement tous les week end. C'est le genre femme magnifique aux mensurations parfaites. Evidemment que j'aurai aimé lui parler, la connaitre, évidemment. Ca aurait été un rêve. Justement. Les évènements se suivent et se ressemblent. Je ne me fais plus d'idées. Ca fait du mal d'espérer, de croire. A coté de moi sur la plage, des textiles ont débarqué. Alors j'ai pris mes affaires, et je suis allé dans les rochers, je suis repassé devant elle. Je l'ai très peu regardée. Mais lorsque je la regardais, elle me regardait. Je me suis assis plus loin. Dos a elle. Puis des enfants avec leur père sont arrivés. Ils s'amusaient à plonger du haut des rochers. Au bout d'un moment je me suis retourné. L'espagnole avait déménagé elle aussi. Elle était à présent juste derrière moi. Me souriait. Les enfants continuaient à plonger, alors je me suis éloigné à nouveau. Je me suis baigné plus loin. Elle s'est baigné aussi. Je l'apercevait de loin, elle était tellement belle, et me souriait.
Elle s'est rhabillée, moi aussi. Elle est rentrée dans sa voiture gris clair cabossée puis elle est partie. J'ai continué à ma voiture, je suis parti. J'ai refait un tour pour je ne sais quelle raison. Elle avait fait de même, elle se retrouvait là. Elle m'a suivi, et au stop...

Sa première fois:
Le surlendemain je suis retourné à cette "plage" mais je me suis installé à l'arrière, dans un endroit où il n'y a qu'une place, entre les rochers et avec un accès facile à l'eau. Régulièrement des nat de la plages passent devant dans les rochers pour plonger. Au bout d'un moment, une famille franco-catalane débarque. Ils sont en face de moi, plus loin. Il y a les grand parents catalans, les parents et les enfants (2 filles). Le père se déshabille pour mieux mettre un maillot de bain. Désespérant. Au moment où il est nu, les deux filles rigolent, crient et jouent les gênées. Moi pendant ce temps je suis nu et je me dis que c'est pas gagné.. Mais miracle, la mère est naturiste. Parmi les deux filles, l'une doit avoir dans les 10-12ans, l'autre 18-20ans et est excessivement jolie. Au bout d'une demi heure, la plus grande enlève le haut. Je me dis que c'est pas trop tôt, qu'elle doit se sentir bien mieux. C'est la première fois qu'elle l'enlève, les marques de bronzage ne trompent pas. J'imaginais bien ce qu'elle pouvait avoir en tête. Depuis qu'ils sont là, elle me regarde assez régulièrement, l'idée doit lui trotter dans la tête. Seulement elle est en famille. Mais. Ahah. J'ai loupé un épisode, je devais avoir les yeux fermés, je les ai rouvert lorsque j'ai entendu la mère parler: "Mais tu peux il y a personne". Ahah. Ah. L'envie était trop forte. Voilà que l'ainée se met sur l'endroit le plus haut du rocher où ils étaient tous installés. Elle rougissait, était très gênée et avait le fou rire maladif. Seulement il était déjà trop tard, elle allait le faire. Je l'entendis dire "Ce sera une première mondiale hein" toute gênée, le sourire qui ne pouvait plus retomber. Puis elle enleva le bas, du haut du rocher, au milieu de toute sa famille. Chapeau. Elle mit les mains devant sa partie intime puis se jeta à l'eau. J'imaginais ce qu'elle pouvait ressentir à ce moment là. L'adrénaline au plus haut, le coeur qui battait aussi fort qu'il n'est possible de ressentir. Elle a plongé, nue, depuis le rocher. Et à cet instant même, les dés sont jetés. Elle ne sera plus jamais la même. Cette fraction de seconde, sa vie a basculée. J'aurai aimé lui dire cette phrase qui me colle à la peau, que j'ai déjà dû dire mais qui ne me quitte plus: "C'est un pas qui ne se fait jamais en arrière".

Vale:
Il y a ce mot qui me rend dingue. Une espagnole qui dit "vale", je craque. Ca ne manque jamais.

Les Français:
Les Français se repèrent de loin. Ce sont ceux qui crient, qui gueulent, qui s'engueulent, et qui mettent une ambiance de merde pour beaucoup. J'ai fait le test et le constat est désolant.
Si des personnes sont habillées sur les plages naturistes, ce sont forcément des Français.
Si des personnes s'engueulent, ce sont des Français.

Les hotels:
Pendant mes nuits d'hotels, je suis tombé sur des voisins qui étaient là en couple. Et qui faisaient l'amour.
C'est quand même excessivement beau une femme qui prend du plaisir.

La jonquera:
Je connaissais de jour, mais je n'avais jamais fréquenté la nuit. Je savais que c'était relativement chaud, mais je ne m'attendais pas du tout à cela. J'ai du passer vers 23h ou minuit, la ville était encore excessivement animée. Supermarchés, hotels, casinos, mais surtout clubs, strip tease, maisons closes, prostitution. Excessivement mal fréquenté par une majorité de jeunes façon banlieusards parisiens venus pour se mettre minable, et sombrer dans l'abus d'alcool, de sexe, de shit et toute la clique. Ce n'était pas triste.

Les prostituées:
J'ai envie depuis longtemps de parler avec l'une d'entre elles. Quelques mots, rien de plus. J'ai besoin de trouver une réponse dans son regard. J'ai besoin de savoir je ne sais quoi. Je ne l'ai pas fait, il faut que je me lance fin aout.


Les belges:
Il faisait nuit, je ne sais pas ce que je faisais à rouler comme ça. Il s'agissait d'une longue ligne droite, je roulais lentement il était plus de minuit. Puis d'un coup, trois filles se sont mises au travers de la route, dont une, dans une espèce de robe blanche façon robe de mariée. On aurait dit une princesse, venue de nulle part. Elles m'ont fait signe pour que je m'arrête. Je me suis arrêté. La princesse m'a demandé si je pouvais les emmener à un bar à Puerto. Elles sont montées dans la voiture et je me suis rendu compte que j'étais encore simplement en maillot de bain. Elles m'ont dit leurs noms, mais je n'ai pas retenu. Il n'y a que princesse qui parlait, et elle parlait beaucoup. Elle est de ces féminité que j'admire. Insouciante, et vivante. Elle vient ici tous les ans et restait jusqu'en aout. Il s'agissait de la dernière soirée de ses deux copines. Princesse sentait la bière lorsqu'elle parlait. Et elle était maquillée. Elle n'arrêtait pas de répéter mon prénom, et j'aimais bien qu'il sorte de sa bouche. Elle savait que j'étais seul et m'avait invitée à prendre un verre avec elles. J'ai refusé. Enorme erreur. Je me suis contenté de les déposer au bar au bout vers le port. Je n'avais rien d'autre à faire, je les aurai déposées n'importe où. J'aurai dû prendre un verre avec elles. Mais le réflex m'a rattrapé. "Non merci c'est gentil". Et mon prénom continuait de sortir de sa bouche. "Non merci c'est gentil".
Ensuite, je me suis garé plus loin. Je n'ai pas dormi.


L'allemand:
J'ai passé 30min de ma vie à expliquer à une famille allemande comment fonctionne la station essence de St pere pescador. On y trouve l'essence la moins chère. Le père de famille a voulu en prendre pour 100euros, il en a consommé 70. Je l'avais prévenu pourtant, mais monsieur a surestimé sa voiture. Ahah. Du coup, il a gardé la pompe a la main, et m'a proposé de mettre le restant dans ma voiture. C'est ce que l'on a fait, mais avant de me servir, je lui ai quasiment tout payé même s'il ne le voulait pas. Ils avaient l'air sympa.

Bains du soir et du matin:
En Espagne, le nu est normal. J'aurai presque envie de dire qu'on dirait que les espagnols naissent nus, tandis que les français euh.. ben je sais pas. Tout ça pour dire qu'en se promenant les matins et les soirs, il n'est pas rare de les voir se baigner en toute liberté sans se cacher. De n'importe quel âge, n'importe quel sexe, seul ou à plusieurs. En y réfléchissant j'ai dû voir 6 ou 7 filles/femmes pour 1 seul homme. Après un footing, le soir sur la plage, le matin avant 7h. Le bien être à l'état pur.

L'Espagnole du Valvi:
J'avais acheté deux canettes et un paquet de gâteaux. Je sortais ma carte pour payer, et la caissière semblait galérer à ranger l'ensemble de façon stratégique dans le sac plastique . Je n'ai pas compris ce qu'elle avait voulu faire. Elle était gênée et souriait.

La cala murtra:
La cala murtra, c'est une crique comme il y en a dans les fameuses calanques de marseille. Des pins, des rochers, le brouhaha des cigales, l'eau turquoise... Pour être turquoise, elle l'est. La crique est censée être naturiste, c'est marqué sur les rochers de chaque côté et référencé sur le net. Mais non. On se trouve dans un endroit trop fréquenté par les français. Alors vous arrivez le matin, avec des espagnols nus, des couples, des gens seuls, dans une ambiance bon enfant. Au loin, un bateau pour touristes français qui fait visiter les calanques. Vous êtes nu, avec les cigales en fond sonore, au milieu d'un décor de rêve et la chanson "je ne veux pas travailler" en sourdine depuis le bateau. Une petite pensée d'un dixième de seconde pour les collègues. Un jeune couple nat s'installe à coté. Puis les heures passent et de plus en plus de français débarquent habillés et se prennent pour los reyes de la playa. Donc, ambiance de plus en plus douteuse. Certains se rhabille, je persiste, et fais de même. Cassos. En septembre, ce sera encore mieux.

La recherche de la cala tabarella:
Vers la fin de mon séjour, je suis parti à la recherche de la cala Tabarella. C'est genre la crique de rêve, perdue, accessible uniquement par bateau ou après des heures et des heures de marche. Il était 18h environ, je me suis garé, et suis parti à la recherche de la plage perdue. Ce n'était absolument pas le moment de commencer une promenade. Je marchais très vite. J'ai continué de marcher comme ça, m'enfonçant de plus en plus dans un océan de vide et de silence. Il n'y a plus de bruit si ce n'est celui de mes pas sur le chemin. Tout autour tout se tait. Quelques cailloux roulent sur mon passage. Des papillons, un lézard. Je m'arrête. Je suis seul au monde. Seul dans mon monde. Il semble ne plus rien y avoir autour de moi. Seul dans mon monde. Sans bruit. Je reprends ma marche vers le profond jusqu'à tomber sur un panneau qui indiquait tout droit la ville suivante, à gauche l'endroit d'où je viens. Un chemin part à droite, en direction de la mer. Je choisis donc de tourner à droite. Je marche, je continue de marcher, quand tout à coup, la crise cardiaque. Un chien était caché dans les buissons, il aboie de toutes ses forces, bien droit sur ses quatre pattes. Il est tout de suite accompagné par 7 autres chiens qui font de même, et qui avancent sur moi. Je me demande s'ils vont me manger. Il y a un énorme vacarme qui me déchire le coeur. Je fais évidemment demi tour en marchant. Deux des chiens me suivent et me suivront sur plusieurs kilomètres dans la garrigue. J'ai proposé des bonbons chimiques à l'un d'entre eux, mais il n'en a pas voulu. Lorsqu'ils m'ont quitté, il se faisait très tard. J'ai couru.


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C'est en faisant des choses extraordinaires que l'on rencontre des gens extraordinaires.



Vous, je ne vous ai jamais compris.
Au final, j'ai toujours été déçu.



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http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3123563.htmlSun, 17 Jul 2011 14:04:00 +0200http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/al-dia-de-hoy-3123563.html
http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/article-3119988.html.
Samedi prochain, j'aurai 5 ans de cowblog.

Autant dire que la fin de cow approche à grands pas pour moi ! :D

Et pour fêter ça samedi, je serai sur la route.
Pour une semaine de totale liberté.


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http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3119988.htmlSat, 02 Jul 2011 21:48:00 +0200http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/article-3119988.html
http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/article-3118452.html.

Dexys midnight runners

On devrait se retrouver un de ces matins ou de ces soirs, lorsque de nouvelles couleurs apparaissent. On devrait se retrouver dans ces nuits noires où le reste du monde disparait. On devrait tous les laisser se perdre et nous, nous retrouver.


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http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3118452.htmlSun, 26 Jun 2011 10:28:00 +0200http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/article-3118452.html
http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/une-vie-3115053.htmlUne Vie.

J'aurai aimé écrire un livre, quelque chose de complet, ordonné, qui ait un sens et qui porte à la réflexion.
Malheureusement, je ne sais pas écrire et je n'ai pas le temps d'avoir la patience nécessaire. Si je n'avais que ça à faire, j'aurai aimé prendre le temps d'écrire quelque chose. Sans prétention aucune. J'imagine la jouissance que cela apporterai d'aller au bout de ce genre de chose, d'écrire la dernière phrase, le dernier mot.

J'aurai aimé créer une ville. 
Partir d'une feuille blanche, d'un terrain vague, de poser les premières règles fondamentales d'une vie basée sur la liberté. Tu sais, ce mot que je ne cesse de répéter. C'est sans doute parce que j'ai découvert quelque chose, sans doute parce que je continue de creuser et que chaque avancée est un bonheur sans nom, une bouffée d'oxygène plus pur qu'il n'est possible de respirer. Chaque jour qui passe ce sont tous leurs principes qui s'émiettent sous mes pieds. Je perds le cap, je compose avec ma minuscule réussite professionnelle et prépare soigneusement ma fuite. Chaque jour qui passe est un pas de plus vers un monde parallèle, des pensées, une façon de voir la vie et les choses qui m'entourent, qui n'appartient qu'à moi. Une fois de plus, je n'ai pas la prétention de détenir la vérité, mais seulement Ma vérité. J'ai passées trop d'années à subir, à suivre, à souffrir, encaisser les maux sans comprendre "Pourquoi". Je n'ai nullement l'intention de prendre une revanche dictée par la haine, mais plutôt de me séparer de toutes ces personnes que je ne comprends pas, de toute cette méchanceté gratuite, cette tension inutile, la peur, les pleures, pour suivre mes besoins, mes envies, que j'ai appris à découvrir au fil de ces dernières années. Personne n'est venu me dire qu'il pouvait exister un autre monde, qu'il suffisait de se le créer. J'ai découvert de nombreuses choses sur les gens, j'ai trop souvent été déçu. J'ai découvert la solitude, le lâché prise, ce qui m'a permis d'effacer leur grande majorité de codes pour me forger ma propre façon de voir les choses. J'ai longtemps souffert du regard des autres, trop longtemps été gêné d'être quelqu'un de différent, non pas physiquement, mais moralement. Gna gna, il est timide, gna gna il dit rien, etc. Et tous ces cons avec leur pensée unique, je ne veux plus les voir, je ne veux plus les approcher, je ne veux plus les sentir, je veux les oublier. Les gens ne semblent pas accepter que l'on puisse être différent. Que si on ne va pas parler avec ce groupe de gens là bas, ce n'est pas parce qu'on est timide, mais parce qu'on en a simplement pas envie. Que si on ne dit rien, ce n'est pas parce qu'on ose pas, mais parce que l'on a rien à dire, et accessoirement, que l'on trouve excessivement débile de dire des idioties pour meubler les silences. J'aime les silences.
J'aurai aimé défoncer leurs murs, déchirer leurs lois, faire de la place, remplacer le goudron par des sourires, des regards, de la complicité et du partage. La société n'accepte pas les homos, la société n'accepte pas que l'on ait besoin d'amour, que l'on soit triste, et j'en passe. Il faut être le plus plat possible, le plus creux possible, balancer de faux sourires, pour être accepté par la masse. "Tu as passé un bon week end ?" On répond: "Ouais tranquille et toi?", même s'il était pourri et qu'on en a rien à carrer de savoir que le sien il l'a lamentablement passé à se bourrer la gueule, une fois de plus. "Tu as passé de bonnes vacances?" Nan c'était horrible, je suis bien content de revenir bosser "Ouais ouais, bien et gnagnagna". Enfin personnellement je m'arrête à un "Ouais", excessivement désespérant pour celui qui pose la question. Mais à quoi bon raconter à des personnes bornées qui ne chercheraient pas à comprendre. Si c'est pour être jugé une fois de plus, non merci.

Rise

Chaque descente vers Ailleurs me noie un peu plus dans un océan de magie, cet univers à part, où l'on se retrouve seul, sans barrières, sans contraintes, loin de toute incompréhension, au plus près de la nature. Je n'ai pas su éprouver du plaisir à boire ou à fumer à l'époque où il le fallait. Etrangement, glander des journées entières les yeux défoncés ne m'a jamais attiré, anh la honte le gars il fume pas. Ce n'est qu'aujourd'hui que je me saoule au bien être, lorsque je me retrouve loin de toute futilité, seul, face au levé de soleil sur la mer à 6h du matin, assis sur un rocher face à des paysages à couper le souffle lorsque le soleil se couche, avec une anglaise qui habite nulle part, nu tout en bas dans une eau turquoise, à regarder sa jupe noire, à sourire à la beauté de son sourire, à échanger des regards qui veulent tout dire.


Il est une vie que j'effleure, loin de tout ce que l'on a pu m'apprendre, une vie qui a su faire battre mon coeur, sans que je m'y attende.



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http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3115053.htmlSun, 12 Jun 2011 16:38:00 +0200http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/une-vie-3115053.html
http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/je-3114738.htmlJe.

Je l'ai sans doute déjà dit, mais petit, je me demandais si les autres n'étaient pas tous des acteurs. Comment savoir où se trouve la vérité si on nous la cache. Après tout, nous sommes bien manipulés. Aujourd'hui encore, j'hésite. Je me dis que ça pourrait être possible. Je me dis cela car je suis tellement loin des gens, de ces Autres là qui tournent tout autour. Ils agissent, obnubilés, le regard vide, concentrés sur la tache à accomplir. Et je ne sais pas si les rires que j'entends dehors ne sont pas qu'un disque qui tourne. Je pourrai rouvrir mes volets et ils lanceraient l'image à nouveau. C'est comme les lumières de la ville, restent-elles allumées lorsque je dors ? Se rallument-elles lorsque je me réveille ? Et surtout, la mer. Je n'arrivais pas à croire que les vagues puissent continuer leur balai lorsque les vacances étaient terminées. La magie était si forte, que je ne comprenait pas pourquoi on repartait. Peut-être qu'en hiver ils arrêtent le décor, que la mer est d'huile, que les mouettes, les crabes, les poissons attendent. Et lorsque vient l'été, lorsque je m'approche, tout reprendrai de nouveau: les mouettes s'envoleraient, se chamailleraient, les crabes feraient semblant de crapahuter dans les rochers, quelques poissons viendraient se donner en spectacle, et le tempo de la mer ne serait jamais le même. Les gens passent devant moi, ils alternent homme, femme, enfants, vélos, fous, pour donner un sens à tout ça. Cela expliquerait tant de choses. Pourquoi je me sens différents, ou pourquoi eux le sont.
J'ai commencé à penser à cela lorsque j'ai su qu'il y avait un truc qui existait que l'on appelle "l'amour". Cela me semblait tellement loin, tellement inaccessible, je me disais qu'il était impossible que deux personnes se rencontrent, se touchent, s'embrassent. Impossible. Ca m'aidait à me rassurer. Je me disais que de toute façon ce n'était qu'une machination, que j'avais le droit de ne pas le vivre, d'en avoir peur peut-être.
Interdiction de vivre. Je ne sais pas vraiment comment j'ai pu en arriver jusque là. Le mal était donc si grand, si fort, si long, qu'il m'aurait formaté si différent ? Visiblement. Jamais je ne pourrai vivre à moins de 2h de ma famille. Jamais. C'est juste impossible. Et plus je m'éloigne, plus je me retrouve, plus je m'autorise à être quelqu'un. Je suis à deux heures. C'est trop limite.
Je ne sais pas pourquoi les gens ne me parlent pas, pourquoi ils ne me regardent pas, pourquoi ils ne me sourient pas. J'ai toujours eu l'impression d'être de passage. A déménager le mois prochain, ou quelque chose du genre. Je n'arrive pas à me lier, pas sur le long terme tout du moins. Est ce qu'il y a des caméras dans mon appartement ? Est ce que vous m'observez ? Vous faites des tests ? C'est bon, on arrête c'est d'accord j'ai perdu. Mais je veux arrêter là.
Pourquoi ne m'a t-elle pas écrit ? Elle aurait dû m'écrire si tout n'était pas qu'une mascarade. Elle aurait dû m'écrire.



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http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/commentaires-3114738.htmlFri, 10 Jun 2011 22:54:00 +0200http://au.dela.des.frontieres.cowblog.fr/je-3114738.html